May 15

Jack l’Eventreur, plus célèbre meurtrier en série de l’Histoire, est de retour dans l’est londonien où il a semé la terreur à la fin du XIXe siècle à l’occasion d’une exposition qui ouvre jeudi dans un musée de la capitale britannique.

“Nous racontons l’histoire des meurtres commis par Jack l’Eventreur qui fait partie intégrante de l’histoire de Londres, la façon dont ils ont été rapportés par la presse, dont la police a enquêté et, au-delà, nous explorons la façon dont vivaient les gens à cette époque, en particulier les femmes”, a expliqué Julia Hoffbrand, l’une des commissaires de l’exposition lors de sa présentation mercredi à la presse.

L’exposition “Jack l’Eventreur et l’East End”, quartier dans lequel le meurtrier est soupçonné d’avoir assassiné onze prostituées en deux ans et demi, se déroule jusqu’au 2 novembre au Museum in Docklands, installé à quelques encablures des lieux des crimes.

Le musée reproduit notamment “l’esprit” dans lequel se trouvait la société quand les meurtres ont été perpétrés, avec la récente publication de la nouvelle de Robert Louis Stevenson “L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde” et des premières aventures de Sherlock Holmes par Arthur Conan Doyle.

Au travers de documents d’époque issus des archives nationales et de celles de Scotland Yard, le visiteur plonge au coeur de la vie quotidienne des habitants du quartier le plus pauvre de la capitale britannique où des milliers de personnes s’entassaient dans un dédale de taudis délabrés, dormant souvent dans des maisons communes sordides où maladies, alcoolisme et prostitution régnaient en maître.

Outre des rapports de police rédigés après la découverte des corps, des dépositions de témoins, des photographies des victimes, des reproductions de coupures de journaux où les autopsies étaient décrites en détail, l’exposition présente des courriers du public dans lequel certains s’accusent des meurtres, exposent leurs théories ou dénoncent le comportement suspect d’un voisin.

Figure notamment la lettre en date du 25 septembre 1888 - après le quatrième meurtre - écrite à l’encre rouge et signée Jack l’Eventreur, surnom qui apparaît pour la première fois: adressée au patron d’une agence de presse londonienne, l’auteur promet notamment de poursuivre son ouvrage et crée une légende urbaine qui séduit le monde entier jusqu’à aujourd’hui.

Des films, livres et pièces de théâtre sont toujours consacrés à celui qui n’a jamais été identifié, malgré l’enquête internationale de Scotland Yard et plusieurs centaines de suspects interrogés appartenant notamment aux professions “suspectes” (boucher, coiffeur, barbier, médecin).

source : http://cf.news.yahoo.com/s/afp/080514/arts/gb_histoire_criminalit___exposition_lead_1

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May 11

De notre côté de la Manche, Billie Piper est quasi inconnue, si ce n’est dans la peau de Rose Tyler, la bondissante compagne du délirant Doctor Who. Pourtant, à tout juste 25 ans, cette blonde est une des cibles favorites de la presse people britannique. Pop star à 15 ans, Britney Spears locale, Billie Piper était déjà has been à 20 ans. Et puis il y eut Doctor Who, véritable institution outre-Manche, dont elle fut la muse deux saisons durant, en 2005 et en 2006, et qui lui a valu une pluie de récompenses et un retour en grâce aux yeux de ses compatriotes. Qui ne s’attendaient pas, l’an passé, à la voir revenir en prostituée.

Dans Journal intime d’une call-girl, elle est Belle, une « escort girl » londonienne. Inspirée d’un blog qui a fait grand bruit en Angleterre, la série, qui lorgne du côté de Sex and the city, révèle une actrice toujours aussi énergique mais capable de beaux moments de mélancolie. Froidement accueilli par la critique, qui lui reproche de rendre glamour la prostitution, Secret Diary of a call girl (en VO) a réus­si le plus gros carton d’audience de l’histoire de la chaîne ITV. Billie Piper, qui a signé pour une deuxième saison, y prouve qu’elle sait aussi jouer sur la corde dramatique.


Journal intime d’une call-girl - trailer (VO)

Pierre Langlais

Journal intime d’une call-girl, samedi, 23h15, Téva.

http://television.telerama.fr/television/billie-piper-belle-du-jour-sur-teva,28655.php

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May 05

La police britannique a déclaré avoir arrêté 15 personnes qui sont soupçonnées de trafic de femmes en provenance de Thaïlande, ces jeunes femmes auraient été forcées à se prostituer dans la capitale.
Les forces publiques ont procédé à de nombreuses interventions ciblées grâce à la découverte d’une agence d’escorte girl qui faisait sa publicité sur internet. 26 logements ont été perquisitionnés dans le centre de Londres ainsi qu’un dans la banlieue de Surrey. Trente femmes auraient été victimes de ce trafic. Pour l’heure, les enquêteurs tentent de déterminer comment ont été recruté ces filles et la nature de leurs relations avec la bande. Selon la police, les trafiquants exigeaient que ces femmes thaïlandaises payent 28000 livres (35000 €) pour pouvoir être ensuite libéré.

Source : http://thailande-actu.blogspot.com/2008/05/30-jeunes-femmes-thalandaises-victimes.html

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Apr 21

Les brigades du Tigre en ligne ont coffré 15 personnes dans le but de mette fin à un réseau de prostitution sur Internet.

La mission, au nom de code “Operation Gib”, s’est déroulée ce week-end lors de raids dans 19 maisons de joie du centre de Londres.

Plus de 30 femmes ont été déplacées des bordels à un centre spécialisé.

La police pense que nombre d’entre elles ont été forcées de se prostituer afin de rembourser les 28′000 livres sterling exigées pour leur transfert depuis la Thaïlande.

Il semblerait également que le portail internet d’une agence d’escort ait été employé comme couverture.

Source : http://www.theinquirer.fr/2008/04/21/un_reseau_de_prostitution_sur_internet_demantele.html

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Mar 01

À Londres, le mouvement pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe traverse une période difficile. En effet, le parlement est en train de passer une loi qui criminalise les clients comme en Suède. Un certain nombre de groupes féministes et de femmes parlementaires soutiennent cette loi. Le 8 mars, l’International Union of Sex Workers participera à la Million Women Rise March. D’ici là, l’Union demande l’appui d’organismes et de militantes du monde entier au texte qui suit.

Aujourd’hui nous marchons solidairement avec des femmes de la Million Women Rise March. Nous sommes pleines d’énergie et excitées à l’idée de faire partie d’un courant montant du militantisme féministe. Nous sommes ici pour marcher et montrer notre résistance envers l’oppression et l’exploitation que la majorité des femmes du monde continue d’expérimenter. Nous pensons qu’il est plus important que jamais de construire un mouvement fort et de développer des politiques féministes libératrices et justes. Et parce que nous pensons qu’il est crucial pour nous de réfléchir sérieusement pour quel féminisme nous voulons travailler…

Nous sommes des féministes qui veulent lier nos combats pour les droits des femmes avec les autres mouvements pour la justice sociale et les luttes contre le capitalisme et l’exploitation. Nous pensons, en tant que féministes, qu’il est crucial de construire des alliances entre ces différents combats et de converger sur les voies qui s’interconnectent. Nous ne pensons pas utile de prioriser une forme d’oppression sur une autre, ou de se concentrer sur les droits des femmes comme s’ils étaient séparés d’un plus large système d’exploitation. Privilégier le genre (sur la race, la sexualité ou la classe sociale) mène à l’idée que les femmes sont d’éternelles victimes, à un concept anhistorique et statique du patriarcat ou du pouvoir masculin, et à une compétition stérile entre qui “est le plus opprimé” selon différentes catégories d’identité. Cette approche a été fortement critiquée, en particulier par nos soeurs féministes de couleur, à cause de la façon dont elle présume définir l’expérience particulière féminine du pouvoir masculin, jusqu’à exclure celles dont les expériences ne correspondent pas avec ce modèle.

Nous comprenons toutes les oppressions comme prenant racine au sein du capitalisme et des idéologies racistes et patriarcales qu’il produit. Pour cette raison, nous ne pensons pas que la libération réelle des femmes puisse être atteinte sans combattre le capitalisme. Par capitalisme, nous voulons dire un système de pouvoir, de contrôle et d’exploitation qui place le profit avant les besoins des peuples et de la planète.

La violence et l’exploitation prennent de nombreuses formes. Il est bien sûr crucial de s’opposer au viol et à l’abus sexuel, mais on doit également comprendre que la violence n’est pas uniquement perpétrée par des individus, mais aussi par l’État et au nom du grand business. Les contrôles de l’immigration, le travail à faire suer, la pauvreté, les brutalités policières, l’impérialisme militaire et la négation de la liberté de reproduction sont toutes des formes de violence et doivent être nommées comme telles. Nous devons toutes nous y opposer.

Nous soutenons toutes les femmes qui s’organisent sur leur lieu de travail, qu’elles soient des travailleuses du sexe, des travailleuses suant à l’usine ou des travailleuses de supermarché. Nous nous levons en solidarité avec toutes les femmes qui se battent pour leurs droits où qu’elles soient dans le monde. Pour cette raison, nous nous opposons à la définition de la prostitution de la Women’s Million Rise qui lie la violence domestique, le viol et l’exploitation de la sexualité à but commercial. Pour les milliers de femmes qui travaillent dans l’industrie du sexe, cette demande n’est pas seulement offensante mais dangereuse. Nier aux femmes le fait de travailler dans l’industrie du sexe, c’est nier leur combat pour de meilleurs revenus et conditions de travail. La demande de criminaliser les travailleuses et travailleurs du sexe et l’industrie du sexe ne sert qu’à empirer la marginalisation et l’exploitation auxquelles les travailleuses et travailleurs du sexe font face.

Nous voulons que nos campagnes et politiques donnent du pouvoir aux femmes pour combattre leur propre exploitation plutôt que de dépendre des autres pour leur protection. Nous ne pensons pas que le mouvement féministe doive regarder vers les organisations de charité ou vers des “expert-es” pour défendre nos droits, mais plutôt que nous devrions construire un mouvement intégrant autant de femmes et hommes que possible afin de nous apporter la libération qui viendra par le bas.

Nous exigeons :
• la liberté de reproduction pour toutes, incluant l’avortement sur demande, des services de santé publics libres et sans mainmise de fonds (privés ou religieux), de meilleures allocations pour les mères monoparentales, l’accès à la procréation médicale assistée pour les couples de mêmes sexe et les femmes célibataires, une meilleure éducation sexuelle et la fin de la stérilisation forcée
• un salaire pour vivre et des conditions de travail sécurisées pour toutes les personnes qui travaillent, incluant les migrant-es sans papiers
• la liberté de mouvement pour tous et toutes, la fin des expulsions de tous les migrant-es et demandeur-es d’asile, et l’abolition des centres de rétention
• la décriminalisation du travail du sexe et le soutien à la syndicalisation des travailleuses et travailleurs du sexe
• la fin des réductions de nos libertés civiles et de la criminalisation des communautés ethniques et des minorités religieuses.

Premiers signataires : Feminist Fight Back, X-Talk, Bay Area Sex Workers Advocacy Network, Desiree Alliance

Faites parvenir votre signature à elli.maci@gmail.com.

Source : International Women’s Day 2008: sex worker contingent traduit par Thierry Schaffauser

http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2008/02/londres-le-mouv.html

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Feb 25

Un Britannique de 49 ans, reconnu coupable du meurtre de cinq prostituées en 2006 dans la région d’Ipswich (est de l’Angleterre), a été condamné vendredi à la prison à perpétuité.

Après six semaines de procès et moins de huit heures de délibération du jury, Steve Wright avait été reconnu coupable jeudi des meurtres de Tania Nicol, 19 ans, Gemma Adams, 25 ans, Anneli Alderton, 24 ans, Paula Clennell, 24 ans, et Annette Nicholls, 29 ans.

Il est légitime que vous passiez votre vie entière en prison“, a déclaré le juge Peter Gross en prononçant vendredi son jugement au tribunal d’Ipswich, soulignant que Steve Wright avait mené “une campagne ciblée de meurtres“.

Les femmes en question étaient vulnérables dans le sens où ce qu’elles faisaient les exposait à un risque inhérent. La drogue et la prostitution les mettaient en danger. Mais ni la drogue ni la prostitution ne les ont tuées. Vous l’avez fait“, a souligné le juge.

Pourquoi vous l’avez fait nous ne le saurons sans doute jamais“, a-t-il ajouté.

Les avocats de la défense ont indiqué qu’ils étudieraient l’éventualité de faire appel, relevant que c’était une pratique habituelle dans les affaires pénales.

Wright, fils de militaire devenu steward sur le Queen Elizabeth II, gérant de pub puis conducteur de chariot élévateur, avait été arrêté le 19 décembre 2006 à son domicile d’Ipswich, à environ 130 km au nord-est de Londres, puis inculpé deux jours plus tard.

Cet homme, deux fois marié et golfeur émérite, a toujours nié être l’auteur des cinq meurtres. Ni l’enquête, ni le procès n’ont permis de déceler un mobile pour les actes de celui que des journaux britanniques ont baptisé “l’étrangleur du Suffolk”.

Les corps dénudés des cinq jeunes femmes qui travaillaient comme prostituées avaient été découverts entre le 2 et le 12 décembre 2006 près d’Ipswich.

Cette série de crimes sans précédent en Grande-Bretagne depuis un quart de siècle avait fait resurgir le spectre d’un nouveau “Jack l’Eventreur”, du nom de ce tueur en série qui avait mutilé et assassiné cinq prostituées en 1880.

Quelque 500 policiers avaient été mobilisés pour ce qui est devenu l’une des plus importantes chasses à l’homme qu’ait connue le pays.

L’accusation avait basé son dossier sur des éléments d’expertise médico-légale, montrant que des quantités “importantes” de l’ADN de Wright avaient été retrouvées sur le corps de trois des victimes.

Source : http://fr.news.yahoo.com/afp/20080222/twl-gb-meurtre-prostitution-justice-4bdc673.html

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Feb 08

Magdalaine, la bâtarde (A mortal bane) par Roberta Gellis, chez 10/18

En 1139, en Angleterre, meurtriers et comploteurs prolifèrent dans le pays, livré à l’anarchie et à la guerre civile. Mais Magdalaine la Bâtarde, femme au passé trouble devenue patronne de l’Old Priory Guesthouse, une maison close très privée, ne compte pas se laisser marcher sur les pieds. Protégée par deux des hommes les plus puissants du royaume, dont l’évêque de Westminster, et entourée de ses ” filles “, elle mène sa maisonnée avec autorité et tendresse. Lorsqu’un émissaire du pape est assassiné devant sa maison, l’occasion est trop belle pour les moines du prieuré tout proche de se débarrasser de leurs encombrantes voisines. Aidée de ses belles pensionnaires et de son chevalier servant, sire Bellamy d’Itchen, Magdalaine va se battre bec et ongles, sur fond d’intrigues politiques et religieuses, pour faire éclater la vérité.

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Feb 01

Vacarme 42 / lignes travailleurs du sexe, unissez-vous !

“L’International Union of Sex Workers (IUSW) a été créée à Londres en 2000 pour rassembler tous ceux qui travaillent dans l’industrie du sexe. En 2002, l’organisation est officiellement reconnue comme syndicat par le TUC (Trade Union Congress) et les sex workers se trouvent maintenant aux côtés des caissières de Safeways, des livreurs de DHL, des ouvriers du textile et du bâtiment, des mécaniciens et des électriciens au sein du grand syndicat britannique GMB. Ava Caradonna, activiste et travailleuse du sexe, revient dans ce texte sur la façon dont s’y croisent les combats féministes, les mouvements de travailleurs du sexe, et les luttes des migrants.”

en lien à la fin de l’article est signalé le site :(cours d’anglais à Londres pour les sexworkers migrantes) http://www.xtalkproject.net/ dont Guilia nouvellement inscrite sur cette liste est l’une des initiatrices.
http://www.xtalkproject.net/

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Jan 19

Deux semaines après l’escapade nocturne à Rome de Cristiano Ronaldo, la presse anglaise a retrouvé la trace de la prostituée qui a passé la nuit avec le footballeur de Manchester United. Des révélations fort surprenantes.

Si Cristiano Ronaldo avait signé au PSG, nul doute que le joueur serait devenu un habitué du bois de Boulogne. « The Sun » a retrouvé la trace de la prostituée brésilienne qui a passé la nuit avec le joueur il y a deux semaines. Ronaldo s’était rendu à Rome avec un ami et s’était aussitôt dirigé dans le quartier chaud de la capitale romaine. Les deux hommes avaient été reconnus par plusieurs témoins.

La prostituée, qui répond au nom de Gabriela De Freitas est âgée de 25 ans et n’a rien d’un canon de beauté. Elle a des tatouages sur le corps et avoue avoir été payée 500 euros pour passer la nuit avec Ronaldo : « Avec son ami, ils ont offerts à moi et à une copine plusieurs bouteilles de champagne d’une valeur de 150 euros. Nous étions dans le bar où nous travaillons. Puis ensuite, ils nous ont invité dans la suite de Ronaldo. On a fait l’amour à 4 dans le lit de Ronaldo et on s’est échangé les partenaires à tour de rôle. L’expérience a été plutôt moyenne, je dirais. J’avais du mal à croire que j’étais avec Ronaldo ! A la fin, il m’a payé et m’a donné 500 euros. »

Il y a 4 mois, « The Sun » avait révélé que Ronaldo, accompagné de 2 de ses coéquipiers (Nani et Anderson), avait organisé une orgie dans sa maison de Manchester avec 4 prostituées.

Source : http://www.surftheinfo.com/spip.php?page=article&article=1057&lang=fr

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Jan 11

Au moment où le Royaume-Uni envisage d’adopter une nouvelle loi pour lutter contre la prostitution, le quotidien britannique The Guardian a mené l’enquête en Suède. Le pays scandinave a en effet adopté en 1999 une loi restrictive criminalisant les clients des prostituées. Avec un objectif : couper court à la demande et réduire ainsi leur nombre. En Suède, la prostitution est assimilée à un acte de violence envers les femmes et les enfants, une exploitation des êtres humains, frein à toute égalité entre les sexes.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi, plus de cinq cent hommes passibles de six mois de prison, ont été jugés et condamnés à payer une amende. Le quotidien note en outre que la plupart des personnes appréhendées, parmi lesquels quatre magistrats, sont des hommes avec une vie familiale stable et des revenus élevés.

Au vu des statistiques il semblerait que la Suède ait atteint son objectif. Il y avait en 1998, 2 500 prostituées suédoises ou résidentes permanentes. En 2003, elles étaient déjà presque deux fois moins nombreuses. Mais dans le même temps, le nombre de femmes victimes de trafic, originaires d’Estonie, de Russie, de Pologne, ou de Lituanie a augmenté de façon très sensible. Elles seraient aujourd’hui plus de 1000. Trafiquants et proxénètes ont bien intégré la loi, les femmes ne sont pas dans la rue, elles travaillent sous couvert de salons de beauté ou de massages ou encore dans des bars d’hôtels.

La comparaison avec les autres pays scandinaves penche toutefois en faveur de la loi suédoise. Elles seraient en effet d’environ 6000 prostituées en Norvège et au Danemark et entre 12 et 15000 en Finlande.

Source : http://femmes.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/01/10/les-limites-du-modele-suedois-de-lutte-contre-la-prostitutio.html

http://www.guardian.co.uk/crime/article/0,,2235716,00.html

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