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Tags: allemagne, Videos en ligne
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BERLIN (AFP) - Un orchestre de Leipzig (est de l’Allemagne) va se produire vendredi dans un bordel, dans le cadre d’une série de concerts dans des lieux insolites, pour rencontrer son public “loin de l’atmosphère des salles de concert classiques”, a indiqué mardi son directeur musical.
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Six musiciens et une chanteuse du Forum pour la Musique contemporaine de Leipzig (FZML) vont interpréter huit oeuvres contemporaines, dont une d’Erik Satie et une tirée de “L’Opéra de Quat’sous” de Kurt Weill et Bertolt Brecht, dans l’Eros Center de la ville.
Ce concert promet d’être un moment “grivois et impudique, mais aussi sensuel, plein de sensibilité et musicalement raffiné”, promet le Forum sur son site internet. Il annonce également la participation des “danseuses” du centre de distraction pour adultes.
Les oeuvres proposées “sont des chansons libertines et érotiques, des ballades traitant du proxénétisme ou des oeuvres évoquant des pratiques sexuelles, comme par exemple le strip-tease”, ajoute l’orchestre.
“Il s’agit avant tout d’avoir des oeuvres qui ne soient pas seulement belles, mais également authentiques, qui décrivent un peu ce qui se passe dans le lieux où nous jouons”, a expliqué à l’AFP Thomas Christoph Heyde, directeur musical de l’ensemble.
Ce concert entre dans le cadre d’une démarche du FZML, “Travail sur le temps libre”, qui vise à “rencontrer le public (…) là où les gens passent leur temps, que ce soit sur le chemin du travail ou de leurs loisirs”, a-t-il précisé.
“Le bordel est un lieu où des femmes travaillent, et où les hommes viennent se distraire”, a-t-il résumé.
Avant le “concert au bordel”, le FZML avait ainsi proposé un “concert à vélo”, un “concert au cimetière” ou encore un “concert à l’ANPE”.
L’idée de faire un concert dans un tel lieu a fait l’objet de “longues discussions” au sein même du Forum, qui regroupe des artistes pluridisciplinaires “pour savoir si l’on pouvait, si l’on avait le droit et si l’on devait faire un concert dans cet endroit”, a reconnu M. Heyde.
“Mais il y a eu plutôt moins de réactions négatives que ce que l’on craignait” de la part de l’opinion publique, a-t-il assuré.
http://qc.news.yahoo.com/s/afp/091117/insolite/allemagne_musique_prostitution_insolite_1

Domenica Niehoff, une ancienne prostituée de Hambourg devenue célèbre en Allemagne pour avoir fait campagne pour la légalisation et la réglementation du métier, est morte à 63 ans.
Niehoff, qui souffrait de diabète, est morte des suites d’une maladie des poumons, à la clinique Asklepios de Hambourg où elle était hospitalisée depuis une semaine, selon la presse allemande.
Domenica Niehoff était une habituée des plateaux télé des années 1970 et 1980, où son tour de poitrine avantageux la distinguait. Elle avait ouvert un bar dans le quartier réservé de St. Pauli dans les années 1990, et consacré son énergie à des causes sociales.
“Ce que j’ai accompli, précisait-elle dans un entretien au quotidien Die Welt l’été dernier, c’est que l’on parle de la prostitution. Ce n’est plus quelque chose dont on parle à voix basse. Les filles peuvent dire qu’elles étaient dans le milieu, mais qu’elles veulent en sortir. Auparavant, on n’en sortait pas”
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RIEN ne semble troubler la tranquillité d’Heinrich, August et Karl. Les trois papys débonnaires devisent gaiement, sous les frondaisons mordorées de la forêt sarroise, presque insensibles au grand chambardement du jour. Hier matin, à Weiskirchen, où tous trois sont nés il y a sept décennies, une vaste opération de relevé d’empreintes génétiques, exceptionnelle en Allemagne, a commencé.
Chaque soir, les voitures en provenance de Bavière et de Saxe avancent lentement le long de la rue principale de Komotau, une petite ville tchèque située à quelques kilomètres de la frontière avec l’Allemagne. Le long de la route, des dizaines de femmes et de jeunes filles qui attendent le client dès la nuit tombée et offrent leur service à des prix défiant toute concurrence. Dans cette région frontalière, 80% des touristes sexuels sont des Allemands qui font l’aller-retour entre les deux pays pour se payer un cinq à sept avec une prostituée.
Mais la passe de l’autre côté de la frontière, en toute discrétion, c’est du passé. Du moins à Komotau.
La municipalité a installé des caméras de surveillance dans le centre-ville et publie depuis une semaine les photos des véhicules qui embarquent des prostituées sur son site internet.
Sur les clichés, les plaques d’immatriculation sont floutées, mais un tirage est également envoyé à l’adresse allemande des conducteurs. L’adjoint au maire de Komotau, Jan Rehak, espère que cette mesure aura un effet dissuasif, même si l’anonymat du client est préservé.
Depuis la chute du Mur en 1989, le problème de la prostitution frontalière ne fait qu’augmenter. Et avec elle, la traite des femmes.
La majorité des prostituées qui font le tapin à Komotau et dans les autres villages de la région sont originaires de Moldavie, d’Ukraine ou du Brésil. Attirées en République tchèque par la promesse d’un emploi, elles y sont réduites à l’état d’esclaves sexuelles.
Source : France 24
Dans le bouillonnant Wrangelkiez, un nouveau bar français a ouvert ses portes, sur l’idée originale de trois Auvergnats, venus conjuguer terroir français et liberté berlinoise. C’est le bar qu’a choisi Le Petit Journal Berlin pour soutenir les Bleus pendant l’Euro 2008 ! Rendez-vous ce soir sur la terrasse pour le match France-Roumanie !
Madame Claude était la tenancière d’un réseau de prostituées très réputé dans les années soixante à Paris. Trois amis d’enfance auvergnats, Jean-Christophe, Julien et Sébastien, ont décidé de rendre hommage à cette figure des nuits franciliennes en ouvrant un établissement à son nom, depuis le 29 février.
Jean-Christophe Simon, “partie communication” de ce triumvirat originaire du Puy-en-Velay, parle d’un “coup de foudre pour Berlin, cette ville où la liberté est tellement omniprésente”. De fait, au printemps 2007, les trois compères abandonnent leurs activités professionnelles respectives afin de se lancer dans l’aventure berlinoise. L’emplacement de Lübbenerstrasse est trouvé en octobre, la réorganisation et décoration complètes de cette ancienne maison close - natürlich - est achevée trois mois plus tard.
Bouillonnement culturel
La programmation se veut éclectique : “On veut pas d’un truc ”arty”, stable et finalement inactif comme il y en a beaucoup à Berlin. On est ouvert à tout, du moment que ce soit fun et original”, ajoute Jean-Christophe. Concerts, performances, scènes ouvertes, “blind tests”… Il s’agit bien d’un établissement de joie renouvelé en plein Kreuzberg, créé et géré sous la forme d’un bar où les clients sont appelés à se rencontrer. C’est une véritable place de sociabilité fournie en productions artistiques comme en spécialités de terroir auvergnat. Un lieu à la fois empreint de “french touch”, et intégré dans l’esprit berlinois, créatif et innovateur.
La recherche du surprenant
En plus de l’organisation de l’espace, découpé en bar, petits espaces de discussion et salle de concerts, ce qui frappe le visiteur à sa première entrée est bien évidemment le concept décoratif : l’artiste Clémence Delarbre, sur une idée collégiale, a élaboré un salon totalement à l’envers. Robinets, tables, chaises, étagères pleines de DVD, parties de poker en cours et d’autres surprises vous attendent au dessus de vos têtes, au lieu d’être normalement à vos pieds. “Ca part d’une idée de rêve d’enfant ; qui n’a jamais rêvé d’avoir une chambre à l’envers ?”, explique Jean-Christophe. Décoration burlesque, programmation originale et accueil chaleureux, c’est l’endroit que les Français attendaient pour célébrer les nuits berlinoises !
Que la fête commence pour l’Euro 2008 !
Ce soir, dès 17h30, toute l’équipe du Petit Journal.com sera là pour encourager les Bleus contre la Roumanie. Venez soutenir votre équipe avec nous, porter les couleurs de la France, et poursuivre la fête pour une troisième mi-temps festive et musicale !
Madame Claude, Lübbenerstrasse 19, Berlin-Kreuzberg (U. Schlesisches Tor).
Ouvert tous les jours à partir de 19h.
HAMBOURG — La plus ancienne maison close du quartier chaud de Hambourg va devoir fermer faute de clients, ont rapporté des journaux allemands vendredi.
Entreprise familiale, l’Hotel Luxor, fondé en 1948, va être vendu à un investisseur et mettra définitivement la clé sous la porte le mois prochain, rapportent le “Hamburg Morgenpost” et “Bild”, qui citent la gérante Waltraud Mehrer.
Celle-ci attribue le déclin de l’établissement à la pornographie facilement accessible sur Internet, à l’essor des services de call-girls et à de “bruyants clubs disco et de danse” installés dans la même rue, précisent les journaux. “On ne peut plus gagner beaucoup d’argent en vendant du sexe” dans le quartier, a-t-elle souligné.
Durant son âge d’or dans les années 70, le club était ouvert sept jours sur sept, proposant les services de 12 prostituées. “Nos clients étaient aisés et ne regardaient pas à la dépense”, se souvient Mme Mehrer. “Cela aussi a changé.”
Aujourd’hui, l’Hotel Luxor emploie quatre filles et n’est ouvert que du mardi au vendredi soir. Une des pensionnaires se présentant sous le nom de “Nicole” a raconté au “Morgenpost” avoir gagné une fois 2.000 euros en une nuit. Maintenant “cela me fait rêver”, dit-elle. “Je suis ici depuis un an et je ne gagne que 200 euros en moyenne par vacation.”
Source : http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5ijtF7oszn3u9RqPDLdxv6EajVCcQ
Tags: allemagne, Maison close
Ha ces Allemands…
Frauenarzt feat. B-Tight - X-Tasy - Musikvideo - A… - MyVideo
C’est en allemand, une video qui présente, un peu, ce qu’est une maison close allemande
Oh Schreck, oh Graus! Ein Freudenhaus - MyVideo
Tags: allemagne, Maison close
Quelque part dans Berlin. Nina sonne. Une femme ouvre et l’accueille à bras ouverts. C’est la mère de Karsten sévèrement handicapé par une sclérose multiple. Cet ancien footballeur, la trentaine, est couché nu sur son lit. Incapable de se mouvoir, il est presque aveugle et ne s’exprime quasiment pas. Nina est venue lui faire du bien… Pionnière en matière d’assistance sexuelle, cette Hollandaise prend son temps et commence par allumer des bougies et brûler de l’encens… Nina caresse le lobe de l’oreille de Karsten, lui masse les épaules, les bras, effleure son corps avec un voile léger. Elle lui demande s’il ressent quelque chose et si cela lui fait du bien. Plus tard, vêtue de son seul slip noir, la jeune femme prend la main de l’homme et la promène doucement sur ses seins puis la pose sur ses fesses tandis qu’elle l’embrasse à pleine bouche. Le visage de Karsten aujourd’hui décédé s’illumine tandis que celui de Nina respire la paix. L’émission diffusée en 2000 par la chaîne de télévision allemande SW3 prend fin sur une impression d’harmonie, de sentiments partagés et de respect mutuel.
Ni ange, ni bête…
Nina de Vries, 42 ans, se déplace ou reçoit chez elle depuis de nombreuses années. Elle prodigue des sensations érotiques à des personnes avec un handicap physique ou mental. Elle masse, caresse, embrasse et prend dans ses bras des gens qui peuvent en faire de même avec elle et leur procure ainsi un plaisir qui peut aller jusqu’à l’orgasme par la masturbation. Pénétration et fellation sont exclues des prestations de cette assistante sexuelle dont les services sont payants. Nina de Vries s’inspire de principes bouddhistes pour pratiquer son art et n’a vraiment rien d’une prostituée.
En matière de sexualité, le sujet déficient mental ne fait pas moins, il fait autrement, écrit le psychologue Denis Vaginay. Ni ange, ni bête mais profondément humain, il a le droit de s’épanouir en vivant pleinement sa sexualité. Cette réalité ne devrait plus être contestée. Brisant un tabou, la section zurichoise de Pro Infirmis a sollicité Nina de Vries pour former des assistants sexuels.
Cette profession existe depuis des années en Hollande, au Danemark et en Allemagne où des associations mettent en contact les handicapés avec des femmes capables de soulager leurs besoins sexuels. Ce sont des volontaires issues des professions médicales (infirmières, aides-soignantes), sensibilisées aux problèmes des handicapés. Elles sont formées pour embrasser,
caresser, déshabiller ou masser les personnes handicapées qui peuvent aussi les appeler pour une simple discussion ou une relation purement sensuelle. En Hollande, ces professionnelles vont jusqu’à la relation sexuelle complète. L’assurance-maladie rembourse leurs prestations à raison de deux séances par mois. Le tarif est d’environ 120 frs de l’heure.
Expériences intimes
Partant du principe que les personnes en situation de handicap sont souvent désavantagées sur le plan de la sexualité, Pro Infirmis Zurich a décidé de suivre ces exemples et de former des assistantes et assistants sexuels qui exerceront à titre d’indépendants et offriront contre paiement des expériences intimes,
sensuelles et érotiques aux personnes handicapées: tendresse mais aussi contacts corporels, conseils sur la masturbation, jeux sexuels et massages érotiques.
Les personnes handicapées &endash; surtout celles qui présentent un handicap mental &endash; ont peu de possibilités de découvrir, d’explorer et de vivre leur sexualité. De nombreux obstacles s’y opposent: mobilité insuffisante, capacité de communication restreinte, déficits d’information… Pour les aider à mieux vivre, Pro Infirmis Zurich a développé diverses offres: conseils en matière de sexualité, documentation et matériel didactique, cours sur l’amour et l’amitié, surprises-parties. L’une de ces offres consiste à former des assistants sexuels. Dès fin 2003, 8 à 12 de ces personnes devraient exercer en indépendants dans le canton de Zurich. Pratiquant de préférence une profession ayant un lien avec le corps, elles auront été préalablement sélectionnées puis formées par Nina de Vries lors d’un cours de 18 jours. La longue expérience de Mme de Vries lui a permis de concevoir un enseignement qui prépare les candidates et candidats à leur tâche délicate avec beaucoup de circonspection et de sensibilité.
Coachés et supervisés
Ces assistantes et assistants sexuels seront ensuite «coachés» et supervisés. Ils s’engagent à fournir loyalement des prestations convenues à l’avance à un prix correct ; ils s’obligent à garder une distance professionnelle avec la clientèle ayant un handicap mental et à consacrer le temps nécessaire pour fournir lesdites prestations. Pro Infirmis leur demande d’être capables d’avoir des relations d’égal à égal avec les personnes handicapées et d’adapter leur comportement de façon à tenir compte des besoins particuliers de personnes différentes qui pensent, sentent et fonctionnent différemment. Leurs adresses figureront sur une liste que l’association zurichoise remettra sur demande aux intéressés. Une autre liste contenant les coordonnées de prostituées sera à disposition de ceux qui souhaitent des rapports sexuels complets. Cette liste recensera des professionnelles respectant des règles préétablies par Pro Infirmis.
Que pensent parents, responsables d’institutions et spécialistes de ce type de services ? Pour Catherine Agthe, sexo-pédagogue, l’aide sexuelle directe est la bienvenue. Mais elle ne demeure qu’une offre parmi d’autres et ne peut l’être que de cas en cas. La majorité des personnes handicapées vivent leur sexualité pour elles-mêmes ou avec un(e) partenaire et toutes ne souhaitent de loin pas ce type de services. Il n’empêche! Pour les quelques-unes qui pourraient en tirer profit &endash; parce que vivant un manque important de contacts physiques, ne sachant pas se masturber ou s’auto-mutilant par la masturbation, etc… &endash; les prestations des assistant(e)s sexuel(le)s peuvent contribuer à un mieux-être, voire à un bien-être.
Faire confiance
La sexo-pédagogue pilote actuellement trois relations entre des personnes handicapées et des prostituées. Même si cela se passe bien, il sera toujours préférable de recourir à des professionnelles formées dans les domaines des handicaps, de la relation, de la sexologie, des abus sexuels et de l’éthique, capables de répondre à des besoins spécifiques par des approches sensuelles et sexuelles différentes de celles, assez directes, des prostituées.
Y a-t-il danger que la personne handicapée mentale tombe amoureuse et ne puisse pas assumer cette relation? Cela peut arriver, répond notre interlocutrice.
Le risque zéro n’existe pas dans ce domaine, car c’est la vie. Mais les assistantes et assistants sexuels seront formés et compétents pour gérer la relation. Et l’on pourrait aussi parfois faire un peu plus confiance à la personne handicapée; car qui est propriétaire de son désir? Elle-même, ses parents, son tuteur, ses éducateurs, la direction de l’institution? Cela repose tout le problème de la dépendance de cette dernière et de celui des tiers intervenants avec leurs valeurs, leur morale et leurs fantasmes… C’est souvent autour du tiers que se nichent toutes les peurs, les résistances, les dénis et les silences.
Mme Agthe salue l’initiative “novatrice et courageuse”de Pro Infirmis Zurich. En Suisse romande, beaucoup pensent à ces offres individualisées mais peu osent encore en parler. On observe une prise de conscience grandissante chez les professionnels et les remous provoqués par la percée zurichoise font avancer la cause. Quand bien même d’énormes progrès ont été réalisés en 20 ans, il faudra bien patienter encore quelques années avant que l’utilité des assistantes et assistants sexuels soit reconnue chez nous aussi et que les institutions leur ouvrent leurs portes.
Non au tourisme sexuel
La Farandole, à Fribourg, héberge 36 adultes de 18 à 60 ans avec un handicap mental moyen à sévère, dans deux foyers, trois appartements et un studio. Le droit à la sexualité des résidents y est reconnu. Il s’agit d’ailleurs de l’un des critères de qualité à respecter pour obtenir des subventions de l’OFAS. L’homosexualité ne pose pas de problème pour autant que la relation s’exerce entre deux personnes consentantes. La masturbation non plus, à condition qu’elle ne tourne pas à l’exhibitionnisme et qu’elle se pratique en privé.
Toutes les résidentes de La Farandole en âge de procréer recourent volontairement à un moyen de contraception, qu’elles entretiennent ou non des relations sexuelles. Le risque de grossesse est à éviter absolument. La direction ne s’est pas opposée au désir d’un résident de se rendre chez une prostituée qu’il payait lui-même mais elle n’aurait pas toléré que la dame vienne le voir dans l’institution. L’homme en question avait auparavant été dûment informé par le planning familial et savait se protéger.
A La Farandole, on n’accepte pas le “tourisme sexuel” ou le papillonnage. Un adulte a dû partir dans une autre institution parce qu’il imposait des relations sexuelles à de jeunes femmes incapables de se défendre. Au contraire, on privilégie les partenariats stables. Le studio est d’ailleurs prévu pour accueillir un couple. Il est occupé actuellement par deux hommes parce qu’aucun des couples formés ne va au-delà de quelques baisers et “je t’aime” échangés devant la télévision… L’institution collabore étroitement avec le service du planning familial. Le rôle des éducateurs se limitent à détecter les besoins et à les signaler. A la Farandole, on reste prudent quant à “l’expérience” menée à Zurich avec les assistants sexuels. Actuellement, personne dans cette institution n’aurait besoin de leurs prestations. Si tel devait être le cas, il s’agirait de cadrer leur intervention et d’établir avec eux une charte précise.
Ne pas aiguiser l’appétit
Marc, 33 ans, trisomique, vit dans un des foyers de La Farandole. Sa mère a la conviction qu’il n’est pas frustré sexuellement. Cet homme se contente de se satisfaire lui-même dans sa chambre et tout le monde respecte ses pratiques et son intimité dans ces moments-là. Un ou deux copains de son foyer disent faire l’amour “sur la bouche” avec leur copine lorsqu’ils l’embrassent mais cette amitié ne va pas au-delà. Les besoins de ces personnes ne sont pas énormes et ne vont pas jusqu’à une relation sexuelle complète. La mère de Marc n’aurait rien contre le fait que son fils entretienne des rapports sexuels avec une handicapée mentale à condition qu’ils forment un couple stable et que chacun respecte l’autre. Elle souhaiterait le cas échéant en être informée et participer à l’encadrement mis en place autour de cette relation.
Cette mère condamne l’initiative prise par un père qui a emmené son fils voir des prostituées. Il ne faut pas selon elle éveiller des désirs, des besoins qui n’existent pas. Faire découvrir ainsi le plaisir risque d’aiguiser des appétits qui peuvent tourner ensuite à l’obsession et entraîner la dépendance. On aurait tort par ailleurs de surestimer les besoins des personnes avec un handicap mental, affirme notre interlocutrice.
“Je n’arriverais pas à payer quelqu’un pour coucher avec mon fils”, lance la mère de Marc. Et cette
remarque vaut aussi pour de futurs assistants sexuels. A la rigueur pourrait-elle envisager que l’on recourt aux services de ces personnes pour des handicapés légers capables de discernement, à même de s’exprimer et d’évaluer la situation. Il faudrait alors soigneusement préparer l’intervention avec le psychologue, les différents intervenants et le planning familial, sans oublier les parents. Pour les autres, le risque d’abus lui semble trop important. La personne handicapée mentale va s’attacher et tomber amoureuse car elle ne comprendra pas que le bien qu’on lui fait n’est qu’un service tarifé… Pourquoi aller si loin alors que beaucoup de trisomiques se contentent de se donner la main?
Interdit de toucher les seins
Institution Homato, les Buissonnets, Fribourg. Une trentaine de polyhandicapés profonds des deux sexes, âgés de 18 à 38 ans, vivent en totale dépendance dans cinq appartements. Quelques-uns ont des besoins sexuels, qu’ils tentent de satisfaire &endash; souvent maladroitement &endash; par la masturbation. Quelle doit être la réaction d’un éducateur qui constate que quelqu’un se fait mal en se masturbant et n’arrive pas à ses fins? Doit-il apporter son aide? Si un résident demandait à être masturbé &endash; cas qui ne s’est encore jamais produit &endash; , il faudrait en discuter en plénum, répondent nos interlocuteurs. A Homato, les questions en rapport avec la sexualité sont évoquées avec les parents et traitées en collaboration avec le planning familial. Il est important que les résidents n’associent pas éducateurs et éducatrices au plaisir physique. Certes des liens d’affection se créent de part et d’autre et sont nécessaires à la prise en charge quotidienne. Les éducatrices sont souvent sollicitées pour des câlins mais elles doivent montrer par une attitude physique claire doublée d’un déni verbal que certains gestes &endash; comme toucher les seins &endash; ne sont pas admis. Car les éducateurs n’ont pas à s’impliquer directement dans la sexualité des résidents.
Tenir compte de l’avis des parents
Serait-ce alors le rôle d’assistants sexuels extérieurs à l’institution? Les responsables d’Homato n’en sont pas convaincus. Ils redoutent que le handicapé mental se méprenne sur la vraie nature de sa relation avec le thérapeute sexuel. Des personnes dont l’âge mental n’excède pas trois ans ne sont pas en mesure de faire la différence entre une pure prestation de service et de l’amour. Pour éviter de tomber dans la dépendance affective, il faudrait clairement séparer plaisir physique et liens amoureux, ce que les résidents de Homato &endash; d’après les éducateurs &endash; ne sont pas en mesure de faire. Visiblement, le nouveau service de Pro Infirmis Zurich ne répond pas aux besoins de polyhandicapés profonds, estiment nos interlocuteurs qui souhaiteraient toutefois en savoir plus avant de se prononcer définitivement.
En matière de sexualité, les responsables de Homato tiennent toujours compte de l’avis des parents même si leur enfant est adulte. Rien n’est entrepris qui irait contre leurs valeurs. Il en va de leur confiance en l’institution. Reste parfois qu’il faut avoir de sérieuses discussions avec eux. Notamment lorsqu’ils souhaitent faire avaler à leur enfant un médicament qui empêche toute érection, parce qu’ils ne peuvent moralement accepter que celui-ci se satisfasse lui-même.
Nationale 7“Je m’occupe d’un homme qui va mourir parce qu’il n’a personne pour faire l’amour”, lance une jeune éducatrice à la prostituée qu’elle tente de recruter pour satisfaire René, 50 ans et myopathe. Insupportable, détesté de tous parce que sexuellement insatisfait, cet homme en fauteuil roulant aimerait encore faire l’amour avant d’en devenir totalement incapable. Cet être révolté se confie à sa nouvelle éducatrice qui va (presque) tout faire pour lui donner satisfaction. Julie tente d’abord de convaincre ses collègues de la nécessité de recourir aux services d’une prostituée. Pour ne pas devoir répondre de proxénétisme, elle essaie ensuite &endash; mais en vain - d’obtenir une ordonnance médicale. Elle finira par conduire elle-même, au risque de perdre sa place, le myopathe chez une professionnelle opérant dans une caravane le long de la N7 et ira jusqu’à lui enfiler le préservatif de rigueur… Jean-Pierre Sinapi a réalisé ce long-métrage en 1999 pour Arte en s’inspirant du vécu de sa soeur, éducatrice spécialisée près de Toulon. Un film à voir ou à revoir! Agir au lieu de parler Heidi Suter, 50 ans, socio-pédagogue, n’a pas attendu Pro Infirmis pour prêter son corps à des hommes ou des femmes avec un handicap mental ou physique. Longtemps confrontée dans sa pratique professionnelle à l’insatisfaction sexuelle de handicapés, elle a décidé de sortir de l’univers de la pédagogie curative et de payer de sa personne. Nos interlocuteurs
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