Oct 04

Plusieurs jeunes femmes témoignent sur la prostitution à Aix, où tout se passe dans des appartements

Que ce soit comme activité principale ou en “revenu d’appoint”, nombre de jeunes femmes, à Aix, ne cachent pas qu’elles sont obligées de se livrer à la prostitution, le plus souvent chez elles ou dans des appartements en périphérie.

Photo Sophie Spitéri

Elles sont commerciales, mères de famille, vendeuses. Ou bien étudiantes. “Ça, c’est pour le côté officiel, sourit Nathalie (1). Pour le reste…” Pour le reste, ces jeunes femmes ont régulièrement recours à la prostitution. Discrètement, car un arrêté municipal leur interdit de se trouver dans la rue. Il n’empêche. Certaines d’entre elles ont accepté de témoigner. “Se prostituer, ce n’est pas anodin”, soupire Fadela. Un choix délicat, parfois assumé, parfois douloureux.

Vanessa, 25ans, est installée ici depuis un an. “Je n’ai jamais vendu mon corps avant. Mais Aix est une ville chère. Très chère, confie-t-elle. Je suis employée comme commerciale par une société et si je veux mener le train de vie que je désire, je n’ai pas le choix”, lâche la jeune femme. Avec une copine, elle loue un appartement à La Parade. “Les hommes téléphonent pour prendre rendez-vous, je discute avec eux quelques minutes, pour vérifier ce qu’ils attendent de la rencontre et voir à qui j’ai à faire.” Cette grande brune promet vivre sereinement cette activité: “Je l’ai choisie, je l’assume. Même le mot prostitution ne me choque pas.”

Pour Vanessa, prétendre le contraire serait se voiler la face: “Si cela me perturbait tant que ça, j’arrêterais.” Nathalie, jolie métisse, la trentaine, a décidé, voilà six ans, de “choisir la facilité”, confesse-t-elle. “J’ai quatre enfants et un loyer de 950€ à payer chaque mois. Je ne m’en sortirais pas si j’étais salariée à 1000€. Ici la vie est terriblement onéreuse et je veux que mes enfants ne manquent de rien.” Cette mère au foyer reçoit ses clients, des hommes mariés dans la plupart des cas, chez elle, quand les enfants dorment ou ne sont pas là. “Moralement c’est terrible, d’autant qu’on ne sait jamais qui va franchir la porte: de simples curieux, des très jeunes, des malades mentaux…”

Nathalie, en six ans, a été agressée une fois, chez elle. “J’aimerais décrocher, m’en sortir autrement. Je suis une formation mais qui ne m’assurera jamais de hauts revenus. Pour le moment, je tiens bon et je pense à mes gosses.” Marie, 23ans, vit avec ses trois enfants dans le centre aixois. Le loyer, l’école, les vêtements, la voiture, les activités extrascolaires… Elle a choisi, il y a cinq ans, de passer des annonces et de recevoir des hommes, quelques demi-journées par semaine. “J’ai commencé quand j’étais étudiante, pour avoir de l’argent de poche. Beaucoup d’argent de poche”, confie Marie.

Depuis, elle travaille comme vendeuse. “Mais cela ne suffirait jamais à faire vivre ma famille correctement. Je veux acheter une maison à mes enfants, c’est le seul moyen d’y parvenir rapidement.” Marie a choisi de louer un second appartement, “pour faire une distinction entre mes deux vies”, dit-elle. Dans un studio du centre-ville, elle reçoit des hommes, mariés et très aisés pour la plupart. Sa prestation est toujours la même: massages et relation sexuelle pour 500€. “J’ai choisi de l’avouer à mes proches. J’assume ce que je fais.” Impossible de quantifier le phénomène.

“Elles reçoivent leurs clients chez elles. Quand on est informé, c’est qu’il y a eu un problème: un vol, une agression…”, explique un policier. “On est de plus en plus nombreuses à se vendre comme ça”, lance Karine, 24 ans. La jeune femme, maman d’un enfant en bas âge, avait l’habitude, dit-elle, de “passer des soirées avec des hommes mûrs et aisés”, quand elle était étudiante. “Cela me payait mon loyer, mes sorties. Aujourd’hui j’ai un salaire. Comme si ça suffisait pour vivre ici…”

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Mar 03

Deux Aixois condamnés à des peines de prison ferme
Deux jeunes Aixois ont été condamnés par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence vendredi.

Deux jeunes Aixois ont été condamnés par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence vendredi.

© Jean-Eric Ely

“Une mère de 2 enfants qui se bat comme elle peut pour les faire vivre et assume ses choix de vie.” C’est ainsi que Me Patrice Reviron présente Nathalie, la trentaine, agressée violemment le 8 février 2007 dans le studio où elle travaille à Aix. Ce soir-là, un homme avait appelé plusieurs fois cette prostituée pour un rendez-vous. Une fois la “prestation” effectuée, il avait ouvert la porte à deux hommes encagoulés et armés.

Début du cauchemar qu’évoque la jeune femme devant le tribunal correctionnel d’Aix, où sont jugés deux jeunes Aixois pour vols avec violences. “Ils m’ont menottée, ont braqué une arme sur moi et ont fouillé mon studio. Ils cherchaient l’argent”, raconte-t-elle. Les deux malfaiteurs avaient également attaché le client. “Mais je me doutais qu’ils étaient de mèche”, ajoute Nathalie. En effet, après avoir volé la carte bancaire et du liquide, les deux hommes encagoulés “enlevaient” le client. Qu’on avait aperçu quelques minutes après, faisant des achats dans une grande surface avec la carte bancaire de la victime.

Selon l’accusation, Nordine Alouani, 21 ans, a joué ce rôle. “On vous voit sur le film de vidéosurveillance en train d’acheter 38 bouteilles d’alcool”, lance la présidente Alis. Mais Alouani, qui avait reconnu les faits face aux enquêteurs, nie toute implication. Il patauge, même, ne se souvenant plus pourquoi il détenait la carte de la prostituée. Son co-prévenu, Imad Zoglami, 23 ans, est suspecté d’être celui qui avait braqué et menacé la prostituée. “Mais non…”, se défend-il.

Pourtant, c’est avec son téléphone qu’on avait contacté la jeune femme. Et dans sa voiture, les policiers avaient retrouvé une feuille de journal où figurait la petite annonce passée par Nathalie. Les policiers n’ont pas identifié le troisième individu. Comment ne pas voir là un guet-apens minutieusement préparé ? D’autant que la victime se souvient que quelques jours avant les faits, Zoglami était venu la voir.

Le soir des faits, les malfaiteurs étaient repartis après avoir aspergé la jeune femme avec une bombe lacrymogène. Mais elle avait eu le courage de porter plainte. Pour Me Reviron, qui représente Nathalie, “c’était un véritable guet-apens où il manque le troisième homme. Imaginez l’angoisse, le sentiment d’avilissement qu’elle a ressentis”. Le procureur Ledonche s’adresse aux prévenus: “Quel courage de s’attaquer à une jeune femme seule, de la séquestrer, la menotter, la gazer”. Elle requiert 5 ans contre Zoglami et Alouani et 5 mois avec sursis contre Laura, une jeune femme présente dans le dossier, qui avait accompagné Alouani pour acheter l’alcool.

L’avocat de celle-ci, Me Bellilchi, insiste : “Il n’y a pas d’élément prouvant qu’elle connaissait l’origine frauduleuse de la carte bancaire”. “L’avocat est-il obligé de servir les mêmes inepties que son client ? Alouani avait commencé par dire la vérité mais c’est un suiveur. Un exécutant”, tente d’expliquer son conseil, Me Michel Paliard. Pour Me Lionel Febbraro, l’avocat de Zoglami, il pourrait s’agir d’une vengeance: “Mon client a dit qu’il a prêté son portable à Alouani, qui a peut-être voulu se venger.”
Alouani a été condamné à 2ans de prison, Zoglami à 5ans. Laura a écopé de 4 mois avec sursis.

Source : La Provence

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Jan 12

La chambre civile de la cour d’appel d’Aix a rejeté cette semaine une demande des parents de Lolo Ferrari qui entendaient voir annulé le testament faisant d’ Eric Vigne l’héritier de son épouse. La défense des parents, Me Sophie Bottai, a invoqué le fait qu’Eric Vigne avait prostitué sa femme. La Cour a estimé que l’acte de prostitution n’était pas “constitutive d’une indignité susceptible de faire annuler le testament”, a rapporté Me Bottai. Toutefois dans son arrêt, la Cour a décidé que la moitié du patrimoine de Lolo Ferrari devait revenir à ses parents et l’autre à Eric Vigne.

Source : http://fr.news.yahoo.com/afp/20080111/ten-proces-people-31281c2.html

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Dec 13

Le chef d’un réseau de prostitution par internet écroué

Adriana, Julia, Bianca, Alice, Sarah… Elles sont une trentaine à poser nues, sur ces clichés de charme signés par des photographes italiens de renom. Slovaques, Biélorusses, Italiennes, Brésiliennes, quelques Françaises aussi, dont une Aixoise de 25 ans.

En un clic de souris, le client apprend tout de ces jeunes femmes: leur âge (entre 18 et 25 ans), leurs mensurations, “spécialités”, et même parfois, des “avis d’utilisateurs”. Un deuxième clic de souris et le client “réserve” l’une des superbes créatures de ce catalogue. Sa “commande” l’attendra quelques heures ou quelques jours plus tard dans une chambre d’hôtel de luxe, à Paris, Zurich, Prague, Athènes ou Marseille.

Où vous voulez, quand vous voulez“:  le slogan du site n’est pas de la publicité mensongère. Et c’est bien un vaste réseau de prostitution internationale par internet que la brigade de répression du proxénétisme de la DRPJ de Marseille vient de décapiter. De la prostitution de grand luxe, réservée à une clientèle huppée, à en juger par les tarifs affichés en ligne : 260€ les 45 minutes, 1300€ la demi-journée.

Le “patron” gagnait 15000€ par jour!

Les filles gagnaient en moyenne 2000€ par jour, dont la moitié était reversée à l’agence“, explique un enquêteur, à qui Stefano a tout expliqué. Stefano, c’est le “patron” de cette lucrative entreprise, basée en Suisse, où ce type de site n’est pas interdit. Mais la semaine dernière, cet opulent quinquagénaire -ses gains atteindraient 15000€ par jour! - a commis l’erreur de se rendre à Aix, dans le but justement de récupérer ses gains.

Les policiers marseillais, qui enquêtent depuis plus d’un an sur ce réseau, n’ont pas manqué le coche. Le 7 décembre, Stefano et Jessica, son assistante slovaque de 23 ans, étaient interpellés dans un hôtel aixois. Mis en examen pour proxénétisme aggravé, ils ont été écroués aux Baumettes. Longuement entendu par les enquêteurs, le couple a révélé le fonctionnement de ce réseau. “Ces renseignements seront précieux pour combattre d’autres agences de ce type“, se félicite un enquêteur.

Des établissements huppés d’Aix et de Marseille

Les jeunes femmes employées par Stefano réalisaient des “tournées” en Europe suivant un calendrier de rendez-vous fixés avec des clients. Plusieurs établissements huppés d’Aix et Marseille figuraient parmi les adresses du site. Le prix des billets d’avion des filles et celui de la chambre d’hôtel étaient compris dans les tarifs des prestations.

Recrutées par bouche à oreille, les filles sont pour la plupart des étudiantes de très bon niveau, qui parlent souvent plusieurs langues. “À la différence de la prostitution de trottoir, elles ne subissent aucune contrainte ni violences particulières et sont volontaires pour ces rendez-vous“, assurent les policiers.

Mais pour être “4 étoiles”, cette forme de prostitution n’en pas moins risquée. Il y a une dizaine de jours, une escort girl italienne, travaillant pour un réseau similaire s’est présentée à la police marseillaise, le visage couvert d’ecchymoses. La jeune femme avait été sauvagement battue par l’homme d’affaires qu’elle venait de retrouver dans un hôtel de luxe.

Par Sophie Manelli ( smanelli@laprovence-presse.fr )

http://www.laprovence.fr/articles/2007/12/13/182396-MARSEILLE-En-un-clic-il-reservait-les-filles-et-les-hotels-de-luxe.php

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