Oct 03

En Belgique aussi la prostitution est autorisée et encadrée, notamment l’aspect proxénétisme. S’il est légal de louer des studios ou des vitrines ou de gérer des lupanars, celà se fait dans certaines conditions, et quand on ne respecte pas ces conditions, ça peut coûter cher…

Le tribunal correctionnel de Bruxelles (rôle flamand) a condamné jeudi une Nigériane à trois ans de prison pour proxénétisme et traite des êtres humains. La femme, qui avait été prostituée, avait fait venir des compatriotes pour se prostituer en Belgique. Elle leur fournissait des papiers appartenant à des personnes dont le séjour avait été régularisé.

La prévenue est arrivée au milieu des années ‘90 via un réseau de traite des êtres humains. Elle a réussi à racheter sa liberté et est devenue prostituée. Après quelques mois, elle a lancé son propre réseau.

Elle a fait venir des femmes du Nigeria. Afin d’éviter qu’elles ne soient interceptées par la police, elle a fait appel à des Africaines qui avaient été régularisées en Belgique ou qui bénéficiaient d’autorisations de séjour. Les prostituées venues du Nigeria payaient entre 200 et 300 euros par mois pour les papiers de ces femmes.

Le réseau a été démantelé l’année dernière. Le parquet a requis de lourdes peines ainsi que la confiscation de trois immeubles que la prévenue aurait acheté grâce à ses gains. Le tribunal ne l’a pas suivi. Il l’a condamnée à trois ans de prison ferme et a ordonné la confiscation, non pas des trois immeubles, mais de 94.000 euros.

Quatre Nigérianes qui avaient “loué” leurs documents d’identité ont bénéficié de la suspension du prononcé.

Source : http://www.actu24.be/MBO_Article/196395.aspx

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Sep 22

La prise de la parole de la femme s’inscrit dans un processus de réintégration de la société d’où elle se sent marginalisée. C’est donc en adaptant une démarche de marginalisation de leurs personnages et l’exploration des zones telles que la sexualité, le désir, la passion, l’amour que ces femmes sont parvenues à s’inscrire au centre, s’appropriant des zones de langage jusqu’ici considérée comme prérogatives des hommes. C’est surtout l’observation du monde au quotidien qui a permis aux écrivains femmes de toucher du doigt les différents processus d’oppression de la femme.

[…] Sur le plan thématique, cette nouvelle littérature est une réponse à la marginalisation de la femme et aussi à la critique masculine de la littérature féminine. Un nouveau regard est portée sur les personnages féminins dont les activités sont méprisées dans la société africaine. Un des personnages qui attire notre attention est celui de la prostituée.

[…] Avec Angèle Rawiri, la prostitution est décrite comme un nouveau mode de vie dans G’amàrakano. Ici c’est la mère, épaulée par les voisines et les amies qui incite sa fille Toula à pratiquer les relations sexuelles avec le premier homme venu sur la base d’une compensation financière adéquate. Toula, jeune fille tendre au cœur sensible et qui n’a rien fait jusque-là pour sortir sa mère de la pauvreté, se laisse emporter par les conseils des amies de sa mère :

« Fais-toi belle et traîne dans les endroits où tu peux rencontrer des hommes riches ; la laideur n’a pas d’importance, pourvu qu’ils aient de l’argent. »

Ces propos traduisent une nouvelle vision des rapports hommes-femmes, la femme voyant que son succès ne passe que par l’homme. La femme devient ou est transformée en un outil précieux : dans Le fils d’Agatha Moudio de Francis Bebe ou Trois prétendants un mari de Guillaume Oyono Mbia, le paiement de la dot a rabaissé la femme au rang « d’objet ». Dans G’amàrakano, un pas est franchi, la femme n’est plus cet objet, mais devient un instrument, un outil dont on se sert pour pratiquer la surenchère et récolter les bénéfices immédiats parmi lesquels sortir les parents de la pauvreté et même les hisser à des positions sociales honorables : « Si tu veux, tu peux me faire boire du champagne, pour arriver à cela, tu n’as qu’à faire comme les autres filles. »

Face à cette exhortation éhontée, Toula ne peut rester insensible, elle cède à ce discours facile, à l’affichage du luxe, à la facilité en général que représente le plaisir sexuel offert mais rémunéré. G’amàrakano met aussi en relief l’influence de l’idéologie de l’apparence comme leitmotiv de la pratique de la prostitution dans nos sociétés où, la pauvreté aidant, les vraies valeurs sont perverties au détriment des frivolités. Cette tendance est aussi la démonstration de la perte de vision par les adultes des bienfaits des bonnes mœurs et de l’éducation. Cette dernière n’est plus la voie royale devant amener à la réussite. Ce qui est aussi révolutionnaire sur le plan artistique, c’est l’utilisation du personnage de la mère dans des rôles abasourdissants, mais néanmoins vraisemblables. La mère n’est plus le personnage idéalisé de toujours ; le personnage de la mère est récrée pour ressembler à ce que la protagoniste pourrait être dans la réalité. C’est dans cette ligne de pensée et d’évolution artistique que nous classons l’intervention ouverte de la mère pour inciter sa fille à la prostitution. Nul n’est besoin de dire que la mère cherche à se satisfaire en se mettant aux normes des habitudes à la mode et pour assurer à sa famille le pain quotidien. Ce rôle inédit peut susciter beaucoup d’explications. Ce qu’il faudrait sans doute retenir parmi d’autres explications, c’est que dans la situation où le matérialisme à outrance et la course aveugle à l’apparence sont perçus comme les seuls signes visibles et acceptables de réussite dans une société démunie et moralement en déliquescence, la pauvreté dans la dignité et la préservation des bonnes meurs deviennent de vains slogans. Le sexe dit faible est la première victime, mal protégé dans une société où l’homme, déjà « fort », cherche toujours à jouer les premiers rôles et ne laissant à la femme que le choix de la honte. La femme abandonnée ou sans ressources a recours à ses enfants, notamment à ses filles qui s’adonnent à la prostitution pour constituer ainsi une source de revenu. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre toute la pression qu’exercent la mère de Toula et ses amies sur la pauvre fille. Dans une autre perspective, la prostitution de Toula peut être perçue comme la revanche de la femme sur l’homme. N’ayant pas les moyens de détourner le denier public ou de s’accorder des privilèges d’état, elle se voit obligée d’attirer l’homme, profiter de sa cupidité et de son insatiabilité sexuelles pour le désargenter.

La réussite fulgurante de Toula tant sur le plan matériel que sur le plan de l’ascension sociale est liée à son succès auprès de ses courtisans, clients et admirateurs. A travers la description de Toula, les mécanismes de la séduction et de la prostitution sont examinés à la loupe ; ils comprennent les comportements à adopter pour garder l’homme pour soi, les cadeaux à réfuter afin de ne pas paraître facile et bon marché, les habitudes diététiques, et les exigences esthétiques, elles-mêmes liées à l’apparence que seuls peuvent imposer les produits cosmétiques. Ces détails sont énumérés comme des indications ostentatoires d’une commercialisation du corps et des rapports. La prostitution n’est pas seulement un gagne-pain, elle devient un art qu’on entoure de précautions car elle est tellement rentable. Pour la femme, le culte du corps passe par son entretien, (y compris son éclaircissement) d’où l’achat des produits cosmétiques et des vêtements de marque les plus chers ; le seul moyen pour satisfaire ces besoins est l’homme qui devient une source de revenus contre services rendus. Paulette Songue expose que cette idéologie de l’apparence remonte à l’émergence d’une nouvelle élite engagée dans les dépenses ostentatoires au lendemain des indépendances. Les classes les moins privilégiées qui trouvent en ces élites des modèles ont nourri et continuent de nourrir les mêmes ambitions. C’est dans cette optique que la prostitution est à la faveur de la femme qui prend conscience qu’elle peut y gagner son compte en se livrant à l’homme.

Ce ne sont plus seulement les femmes d’origine modeste en quête de prospérité comme Toula qui se livrent à la prostitution ; le phénomène touche aussi toutes les couches sociales ; les filles de fonctionnaires, étudiantes et collégiennes trouvent dans la prostitution l’opportunité pour avoir une autre source de revenu à côté de la source financière principale dont dépend leur survie. C’est dans cette catégorie qu’on pourrait classer Ekata qui entend affirmer son indépendance, non seulement vis à vis de sa famille, mais aussi affirmer son indépendance de femme dans le cadre de la libre exploration de la sexualité. Femme rebelle, elle préfère quitter le toit familial plutôt que d’obtempérer aux ordres de son père qui lui refuse de partir avec quelques amis en week-end. Elle préfère être marginalisée que de subir les pressions familiales. L’enjeu économique de la prostitution n’échappe pas à Rawiri qui en fait cas à travers les aventures d’Ekata et celles d’Onanga. Après une vie active de prostituées pendant leur jeune âge, Onanga réussit, grâce à ses économies, à se trouver un mari et à se gagner ainsi une respectabilité ; quant à Ekata, elle devient propriétaire d’un restaurant qui est le centre d’attraction de toutes les personnalités de la ville. Rawiri idéalise-t-elle la prostitution`? Certainement pas. La perte de Toula en mal d’amour bien que comblée et aussi le manque d’amour de Ekata et de Onanga montrent que la prostitution est le raccourci à la destruction de l’équilibre de soi et à la déshumanisation de la femme. Toula, Onanga et Ekata sont des archétypes à travers lesquels l’auteur invite les lecteurs et lectrices à se découvrir comme dans un miroir afin de prendre conscience de leur part de responsabilité et voir s’ils sont capables des mêmes agissements.

Avec Rawiri, c’est l’appel à une prise de conscience d’un comportement que, de façon inconsciente, on renforce dans notre vie de tous les jours à travers notre allocation financière à l’apparence, à nos fréquentations et à nos soucis les plus frivoles à côté d’autres attitudes plus responsables et plus économiquement viables. Le succès de Rawiri. c’est son innovation dans l’utilisation des thèmes considérés jusque-là comme triviaux tels que l’habillement, le maquillage, en un mot, l’apparence avec en toile de fond ses conséquences dont la plus importante est la prostitution. […] A travers la recherche d’une autre éthique, une autre question semble être posée. Quelle avenir réserve-t-on à la fille qui n’a du regard que pour la mère lorsque cette dernière n’est plus le porte-flambeau de la vertu féminine? La femme semble être enfermée dans un cercle vicieux, dans ses rapports avec la famille et la société en général. La société, quant à elle, est corrompue par les nouvelles habitudes et règles qui l’asservissent. Ce que recherchent Rawiri […], c’est l’affranchissement de la femme et de la société en général de ses règles et habitudes. La prostitution est vue comme une activité qui profite aussi bien à l’homme qu’à la femme. Elle est présentée comme un thème de révolte non seulement vis à vis de l’homme qui en est responsable en partie, mais aussi vis à vis de toute la société qui y trouve son compte bien que traitant les prostituées d’opprobres sociales.

Source : http://briska.unblog.fr/2008/09/22/prostitution-et-emancipation-feminine-une-lecture-dangele-rawiri-par-affin-o-laditan/

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Jul 11

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Jul 02

Cinq jeunes femmes d’origine nigériane se prostituaient depuis des mois dans un appartement reconverti en salon de massage, situé au numéro 69 de la rue Cuvier, dans le chic 6e arrondissement de Lyon. C’est ce que vient de révéler une enquête de la brigade des mœurs de la Sûreté départementale

La police s’est intéressée au départ aux activités d’une femme âgée de 48 ans, de nationalité camerounaise. Arrivée en France en janvier 2007, elle s’était livrée à la prostitution, à son compte. A partir du mois de mars, elle sous-louait le studio d’une quarantaine de mètres carrés, avec mezzanine, rue Cuvier. Puis elle recrutait un réseau de jeunes prostituées, habituellement présentes sur les trottoirs du quartier du Confluent, à l’autre bout de la ville.
Elle a été interpellée le 24 juin dernier par la brigade des mœurs. A l’issue d’une garde à vue, elle a été déférée au parquet et jugée à l’audience des comparutions immédiates du tribunal correctionnel de Lyon. Elle a été condamnée pour «proxénétisme» et «usage de faux documents administratifs» à quatorze mois d’emprisonnement, dont deux mois ferme et une interdiction du territoire français d’une durée de cinq ans.

Source : http://www.lyonendirect.fr/archive/2008/07/01/lyon-un-salon-de-prostitution-rue-cuvier.html

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Jun 22

Comme le dit l’adage, «il ne faut pas ranger tout le monde dans un même sac». Comme au Sénégal, en Italie, il y a des Sénégalaises qui travaillent dans des agences de voyages et d’autres qui s’exercent dans la prostitution. Elles sont des prostituées qui se camouflent et que l’on rencontre souvent dans les bus, les trains, supermarchés… où elles racolent.

Il y a bien des Sénégalaises qui vendent leur chair discrètement. La plupart d’entre elles sont en situation clandestine. Elles ne vivent ni avec leur famille ni avec des proches. Elles ont honte de se prostituer dans les lieux publics que fréquentent les Sénégalais. Soit elles louent des appartements qui leur reviennent, mensuellement, à 500 euros (327.978 FCFA) pour satisfaire leurs besoins, soit elles vivent isolées avec un mec (Ndlr: Nékaalé en wolof) dans une ville où personne ne les connaît. Ce mec-là les prend en charge en leur assurant tout. Même l’argent qu’elles envoient mensuellement au pays. On ne les voit pas dans les rues, ni dans les milieux fréquentés. Mais plutôt dans les trains, bus, supermarchés et autres pour chercher des clients discrètement. Si un Sénégalais rencontre l’une d’entre elles dans un de ces moyens de transport ou dans un supermarché, il peut vite savoir si elle est dans le milieu de la prostitution ou non. Il suffit simplement de l’approcher et discuter avec elle sur son activité en Italie et sa situation matrimoniale. Les réponses les plus fréquentes sont : «Je suis commerçante. Je vis seule. J’ai des difficultés pour payer le loyer». Avant de vous séparer, elle vous donne son adresse et son numéro de portable tout en vous demandant de lui faire signe s’il y a du travail. Parfois, elles vont jusqu’à préciser : «n’importe quel travail». Si vous les appelez, elles ne parlent plus de travail, mais plutôt d’une invitation chez elle. Une fois que vous arrivez dans leur domicile, la première chose qu’elles vont vous dire c’est leur situation sociale. Pourtant, rien ne manque dans leur appartement comme si elles sont en situation régulière avec leurs époux. C’est comme ça donc que les choses « sérieuses » commencent. Pour le reste, c’est à vous de deviner.

http://www.lobservateur.sn/articles/showit.php?id=18419&cat=societe

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May 31

Plus de 60 000 jeunes femmes africaines se prostituent en Europe occidentale (Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni et France). Ce qu’on ignorait jusque-là c’est qu’elle sont victimes des réseaux criminels qui les exploitent.

Selon les estimations officielles, plus de 60 000 jeunes femmes africaines sont victimes d’exploitation sexuelle en Europe occidentale (Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni et France).

Face à l’ampleur de cet esclavagisme moderne, un séminaire international organisé par le ministère français de l’Intérieur sur la traite des êtres humains d’origine africaine à des fins d’exploitation sexuelle s’est ouvert hier à Paris, avec pour objectif un renforcement de la coopération européenne et avec les pays d’origine.

http://journalchretien.net/spip.php?breve12934

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May 30

La ministre de l’Intérieur française Michèle Alliot-Marie a annoncé jeudi que la présidence par la France de l’Union européenne (pour six mois à partir du 1er juillet) entendait “lancer une action concertée” contre la prostitution et l’exploitation sexuelles des femmes africaines.

Intervenant à l’issue de la première des deux journées d’un séminaire international consacré à ce sujet qui se tient à Paris à l’initiative de son ministère, Mme Alliot-Marie a fait part de sa “détermination” à renforcer l’action dans ce domaine.

“La présidence française (…) sera l’occasion de lancer une action concertée pour combattre ce fléau”, a-t-elle assuré. A cet égard, elle “encouragera l’adoption d’accords bilatéraux renforcés entre pays d’Europe et pays d’Afrique”.

Selon elle, l’action “ne peut se mener qu’au niveau international” pour être efficace et “développer notre capacité de prévenir, d’empêcher” le développement des réseaux.

De même, elle veut une “approche plus harmonisée de la prostitution et du proxénétisme” entre les Etats membres de l’Union, et “recourir à tous les instruments de (leur) coopération”.

“Je souhaite que soit étendu le recours aux équipes communes d’enquête judiciaire ainsi qu’au mandat d’arrêt européen”, a-t-elle souligné, alors que, selon la directrice centrale de la police judiciaire française Martine Monteil, “plus de 60.000 jeunes femmes d’Afrique sont recensées, mais en fait, il y en a plus de 100.000 dans nos pays”, prostituées par les réseaux de proxénètes.

Si cet état “repose sur le cynisme des trafiquants qui s’enrichissent sur la détresse des individus”, a noté la ministre, c’est aussi “sur le désespoir de jeunes femmes migrantes, (…) dans leur recherche d’une vie meilleure”, a-t-elle relevé.

Aussi a-t-elle appelé à “définir ensemble les voies d’un développement économique et social plus harmonieux et plus protecteur” pour lutter contre “les inégalités entre le Nord et le Sud”.

http://afp.google.com/article/ALeqM5guQHsfCdQyAsU3E5LEF7O-L3zp0Q

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May 29

Daniel Rolland Gennsoni a trouvé la mort à son domicile aux Résidences du port de Saly. C’est aux alentours de 15 heures que le gardien, chargé de la sécurité des lieux, a entendu des gémissements à l’intérieur d’une villa. Venu s’enquérir de la situation, il a trouvé le Français gisant dans une mare de sang et demandant de l’aide. Le Français a rendu l’âme avant que les secours n’arrivent.
Selon des informations recueillies sur place, une prostituée est à l’origine du meurtre. Le Français a été frappé en plein cœur avec un couteau de cuisine. Juste avant son décès, selon une tenancière du bar «Keppaar gi» situé à Somone, Daniel est venu à son bar vers 12 heures. À son retour chez lui, une fille mineure est venue lui rendre visite et s’est heurtée au refus du vigile qui n’a pas voulu la laisser entrer. Appelé au téléphone, Daniel a demandé à la fille de revenir à 16 heures.

Selon une source proche de l’enquête, le Français était avec une prostituée lorsqu’il recevait l’appel téléphonique de la fille mineure. C’est sûrement par jalousie que la belle de nuit l’a poignardée avant de disparaître. La prostituée a été identifiée grâce à un appel qu’elle a émis sur le portable du défunt. Elle n’a pas encore été retrouvée, mais les gendarmes sont à ses trousses. Né en 1950, à Sursac en France, Daniel Rolland Gennsoni était divorcé. Il exerçait la profession de boulanger-pâtissier avant de prendre sa retraite pour venir s’installer au Sénégal.

Selon plusieurs filles rencontrées sur place dont l’ex-copine du défunt, le Français changeait de partenaire constamment.

Son corps a été déposé à la morgue du centre de santé de Mbour. La Brigade de recherches de la gendarmerie de Thiès a ouvert une enquête. Le consulat de France s’est saisi du dossier.

Source : http://www.lobservateur.sn/articles/showit.php?id=18057&cat=societe

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May 16

Adams Erhaighewu, président de l’association des Nigérians de Toulouse et directeur d’une société d’import-export (AJ International, rue de la République) a été condamné hier par le tribunal correctionnel à cinq ans de prison ferme et dix ans d’interdiction de séjour pour proxénétisme aggravé.

Mêmes peines et motif pour son compatriote, Mike Odeh, qui assurait le transfert des fonds collectés au Nigeria, via l’Espagne.

Christiana Iyelobu, dite Tina, une ancienne prostituée toulousaine reconvertie, qui hébergeait une prostituée, voire deux, dans son studio de 30 m2 au Faubourg Bonnefoy, a, elle, été condamnée à dix mois de prison ferme.

ex-prostituée mariée avec un ancien client
Ayant, comme ses deux acolytes, déjà passé treize mois à l’ombre en détention préventive, « Tina » devrait bientôt sortir de prison. Elle ne sera pas interdite de séjour afin de lui permettre de vivre avec le Toulousain, ex-client, qui a promis de l’épouser.

C’est la seule note positive, soulignée par M° Pierre Alfort, son défenseur, dans un dossier touffu qui lève le voile sur les noirs dessous de la prostitution africaine dans la Ville rose.

L’enquête minutieuse de la brigade des mœurs de Toulouse, avec écoutes téléphoniques, filatures, surveillance et perquisitions diverses, et une instruction de plusieurs mois ont permis de remonter les fils d’un réseau ayant impliqué, sur les trottoirs du quartier de la gare jusqu’au printemps 2007, dix-sept prostituées nigérianes aux noms évocateurs : Joy, Beauty, Precious, Patience ou Endurance…

Les filles sont envoyées vers l’Hexagone, parfois par leurs proches. Totalement dépendantes de leurs hôtes en France, elles leur versent l’argent destiné aux « mamas » qui contrôlent souvent le trafic depuis le pays.

« 40 % des prostituées en France sont d’origine africaine et 80 % de leurs gains reviennent aux proxénètes » selon la substitut du procureur Coquisart, dont les réquisitions ont été suivies par le tribunal et le président Roussel, malgré les dénégations en bloc d’Adams, le boss quinquagénaire, et de Mike, le boucher de Barcelone convoyeur de fonds qui s’exprimait, hier à la barre, en pidgin, ou brook english, l’anglais créole des ports africains, traduit par un interprète.

Adams et les prostituées utilisaient, eux, un code sur leurs portables : un « bras » pour 100 €, un « grand bras » pour 1 000 €!

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Des milliers d’€ envoyés au Nigéria, en Finlande, ou cachés
35 000 € c’est le prix d’un passage du Nigeria en France, en route et bateau. Obligée de se prostituer, menacée de représailles et de sorcellerie sur sa famille au pays, une prostituée a envoyé 18 000 € en un an à des correspondants en Espagne. Mike, le « convoyeur » quadra, arrêté à Ax-les-Thermes avec 4 000 € coincés derrière le tableau de bord, a lui transféré quelque 48 000 € en deux mois sur un compte bancaire du Nigeria. Plus de 20 000 € en liquide ont été retrouvés cachés dans le studio de Tina la « logeuse », dans les doubles fonds d’un sac à main et d’une mallette de maquilleuse, sous un tapis et au fond d’une botte. Elle avait envoyé plus de 20 000 € en un an au pays et Adams, le « boss », avait, lui, transféré 24 000 € en Finlande et 17 000 € au Nigeria.

source : http://www.ladepeche.fr/article/2008/05/16/454216-Tribunal-Les-dessous-de-la-prostitution-africaine.html

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Apr 10

Après le coup de filet des gendarmes, mardi, route de Saint-Calais, une vingtaine de prostituées ont été relâchées hier soir.

Elles sont sorties de garde à vue hier soir. Les prostituées, d’origine camerounaise, arrêtées, mardi, lors d’un coup de filet des gendarmes sarthois près du Mans (route de Saint-Calais) n’ont plus le droit d’exercer en Sarthe. « Vingt des trente personnes interpellées sont aujourd’hui interdites de séjour », précise Christian Elek, procureur de la République. Déjà chassées des bois de Boulogne et de Vincennes, en 2003, des prostituées d’origine africaine avaient pris l’habitude de venir tous les jours par TGV au Mans. Des personnes les réceptionnaient à la gare pour les acheminer dans des camionnettes, route de Saint-Calais et route de Laval.Mardi soir et hier, une dizaine de proches des prostitués ont été également arrêtés au domicile de celles-ci dans les Yvelines et en Seine-et-Marne. Ces personnes interpellées sont soupçonnées de proxénétisme. « Les arrestations sont maintenant bouclées, précisait, hier soir, Christian Elek. Le réseau a été identifié. Il n’y a pas de grand chef. Ce n’est pas une mafia mais plutôt un ensemble de petits groupes qui se connaissent. » Cela concernait, au total, une quarantaine de personnes

Sur les trente interpellées, la vingtaine de prostituées interdites de séjour en Sarthe sont aussi condamnées à des amendes. Combien ? « Elles seront proportionnelles à leur niveau économique », explique le procureur de la République. Pour la dizaine de personnes qui demeurent en garde à vue, « on tente d’établir pour eux l’infraction de proxénétisme », confie Christian Elek. Selon lui, il n’y aura pas de reconduite aux frontières : « Du moins pas à ma connaissance. »

http://www.lemans.maville.com/Vingt-prostituees-interdites-de-sejour-en-Sarthe-/re/actudet/actu_dep-613117——_actu.html

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