jul 01

La 54ème chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles, présidée par la juge Claire De Gryse, a condamné mercredi soir Todor Hristov Dzondrov, un ressortissant bulgare âgé de 34 ans, à 4 ans de prison avec un sursis pour ce qui excède 3 ans de prison ferme et à une amende de 22.000 euros, sans sursis.

L’intéressé a été reconnu coupable de proxénétisme et de traite des êtres humains, à l’égard de trois jeunes femmes. Les faits se sont déroulés à Bruxelles, entre août 2003 et juillet 2007.

Le dossier fut ouvert le 24 mars 2004, sur plainte d’une jeune prostituée bulgare qui exposa qu’elle s’était retrouvée orpheline et sans ressource dans son pays, en 1999, alors qu’elle n’avait que 16 ans. Elle rencontra à cette époque un certain Yashkata qui l’avait emmenée avec lui en Allemagne pour qu’elle s’y prostitue.

Suite à un contrôle de police, elle fut envoyée aux Pays-Bas où elle fut prise en main par d’autres proxénètes. Elle retournera encore en Allemagne, sous la conduite de Hristo Georgiev Stoyanov, déjà condamné en Belgique. A la suite d’un nouveau contrôle de police, elle sera ramenée chez elle en Bulgarie où elle fut battue et grièvement blessée par Yashkata qui la soupçonnait d’avoir dénoncé le réseau.

Après s’être isolée pendant 2 ans, elle choisira elle-même de recommencer à se prostituer après avoir rencontré le prévenu Dzondrov qui la conduira à Bruxelles, dans le quartier de la gare du Nord. Après la plainte de la victime, en mars 2004, les policiers de la brigade mondaine commenceront à s’intéresser à Dzondrov. De fil en aiguille, ils arriveront à établir qu’il vivait de la prostitution de deux autres jeunes femmes qu’il avait également aidées pour qu’elles s’installent à Bruxelles.

Le tribunal a dit prononcer une peine modérée, comme l’avait plaidé l’avocate de la défense, Me Nathalie Gallant, considérant que le prévenu n’avait jamais recouru à des faits de violences caractérisées et que les trois jeunes femmes avaient choisi de se prostituer.

Source : http://www.votrejournal.be/article/regions/regionbruxelles/infosbxl/tc_bxl_3_ans_de_prison_ferme_pour_un_proxenete_bulgare/161863.aspx

Tags: , , ,

jul 01

Un jugement qui fera date, au terme d’un procès dû au courage de prostituées.
Procès exemplaire devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, qui a condamné, mercredi, Valter Pasniceanu, 33 ans, Decebal Bancuta, 30, Robert Amarisca, 24, et Tiberius Bancuta, 26, à 7 ans de prison ferme et à une amende de 25000 euros pour chacun. Leur coprévenu, Mihael Dilbea (31), a été condamné, pour sa part à 4 ans de prison ferme.

Six autres prévenus, également de nationalité roumaine, ont aussi été condamnés mais à des peines assorties de sursis.

Ils ont tous été reconnus coupables de proxénétisme, de traite des êtres humains et de blanchiment, dans le cadre des activités d’une organisation criminelle internationale. Le montant cumulé des sommes blanchies par les intéressés est de l’ordre de 850000 euros.

Les faits ont été commis à Bruxelles, entre avril 2004 et septembre 2007.

En raison de l’importance du dossier, c’est le parquet fédéral qui a coordonné les enquêtes.

Un climat de terreur

Plusieurs dizaines de jeunes victimes, dont une dizaine de mineures, ont été identifiées en cours d’instruction. Le jugement décrit le climat de terreur qui règne dans ce dossier, soulignant que des jeunes prostituées étaient battues régulièrement ou menacées de mort pour qu’elles continuent à faire le trottoir et pour qu’elles se taisent.

Plusieurs plaignantes se sont désistées de leur constitution de partie civile mais trois sont restées à la cause, avec le soutien de l’ASBL Pag-Asa, spécialisée dans l’accueil des victimes de la traite des êtres humains.

Pag-Asa et le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme ont toutefois été déboutés de leurs constitutions de parties civiles.

Trois victimes obtiennent, de leur côté, des montants provisionnels de 150 euros, de 2500 euros et de 3500 euros.

Selon le tribunal, Valter Pasniceanu, défendu par Me Nathalie Gallant, a joué un rôle prépondérant dans l’organisation criminelle. Mais il ne s’est pas rendu coupable, à titre personnel, de violences physiques sur des victimes. Celles qui étaient sous son contrôle étaient au nombre de 16.

Decebal Bancuta, dont le rôle était également important dans la filière, est par contre déclaré coupable de violences sur deux jeunes femmes.

Le courage des victimes

Le tribunal a salué le courage des victimes qui ont osé briser la loi du silence et dénoncer les faits aux autorités judiciaires. Trois jeunes femmes condamnées ont obtenu des sursis complets, le tribunal estimant qu’elles avaient été prises dans un engrenage dont il est extrêmement difficile de sortir. L’une d’entre elles a été particulièrement coopérante avec la police.

Les proxénètes les plus lourdement condamnés sont détenus à la prison de Saint-Gilles et, sur réquisitions du ministère public, le tribunal a ordonné l’arrestation immédiate de Mihael Dilbea, introuvable.

Source : http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/428807/des-proxenetes-tres-violents-lourdement-condamnes.html

Lire aussi : http://www.iprostitution.org/2008/01/31/demantelement-d’un-reseau-de-prostitution-international-en-belgique/

Tags: , , , , ,

jul 01

Le “débat” sur le statut de la prostitution existe depuis les années 80…
Elle est prostituée et le fisc lui réclame une grosse somme d’argent. Elle ne l’admet pas et ses arguments sont, on ne peut plus explicites …

Tags: , ,

jul 01

La devanture est occultée par un lourd rideau métallique. Dans le couloir, une simple sonnette indique un “institut”. A l’intérieur, les locaux invitent à la détente avec spa et ambiance lounge. Sur son site Internet, le salon, situé dans le 17e arrondissement de la capitale - côté chic -, assure que la priorité est mise “sur l’échange entre masseuse et massé” et qu’il s’agit de “stimuler la libido”.

D., une jeune Algérienne d’une trentaine d’années, accueille les clients sélectionnés sur rendez-vous… Un univers bien éloigné de la traque des réseaux d’Al-Qaida en France. Pourtant, deux policiers de la Direction de la surveillance du territoire, la prestigieuse DST, spécialistes de la lutte contre les terroristes islamistes, devaient être mis en examen ce week-end à Paris dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour “trafic d’influence” , “corruption”, “usage de faux” et “proxénétisme aggravé”. Les jolies masseuses se livraient au commerce de leur corps et les deux policiers antiterroristes sont soupçonnés d’avoir assuré la “protection” du salon contre rétribution: 10000 euros par mois! Une confortable rente dont ils profitaient depuis au moins cinq mois.

Un nouveau service d’élite touché

Face à ce qu’elle a décrit comme une entreprise d’extorsions de fonds, la gérante du salon a déposé plainte en avril. Une enquête préliminaire a été menée discrètement par l’IGPN (Inspection générale de la police nationale), la police des polices, qui a confirmé l’existence de ce racket. Mercredi dernier, les enquêteurs de l’IGPN ont finalement interpellé N. D., 38 ans, brigadier, et Y. B., 25 ans, gardien de la paix. Ils ont également perquisitionné leurs bureaux, ce qui a jeté un froid dans les couloirs flambant neufs de la future DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). L’affaire tombe particulièrement mal: ce “FBI à la française”, issu de la fusion de la DST et des RG, doit officiellement entrer en activité dans deux jours.

Après plusieurs affaires de corruption qui ont entaché la réputation de la police ces derniers mois, notamment à la Brigade financière, c’est un nouveau service d’élite qui est touché. “Ces deux policiers se sont comportés comme des voyous à l’extérieur du service, commente-t-on au ministère de l’Intérieur. Mais cela n’était pas directement lié à leurs fonctions à la DST.” Sur le plan administratif, ils ont été immédiatement suspendus et seront traduits devant le conseil de discipline en vue d’une éventuelle révocation. “Cela s’apparente à du proxénétisme, puisque les deux fonctionnaires ont fait en sorte que cette maison puisse travailler tranquillement et ne soit pas contrôlée”, souligne une source judiciaire. L’enquête vise désormais à déterminer s’ils ont bénéficié de la complicité d’autres services pour assurer la “protection” de l’établissement. L’avocat de la gérante, que nous avons contacté, n’a pas souhaité s’exprimer.

Source : http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200827/prostitution-des-ripoux-a-la-dst_129365.html

Tags: ,

jun 28

C’est de cette manière que des prostituées de la capitale espagnole ont choisi de manifester, pour convaincre les habitants du quartier qu’elle ne leur font courir aucun risque : “La vérité c’est que nous pensons pouvoir faire plus encore, explique Cristina. Notre travail n’est pas reconnu socialement. Le cliché de la femme fatale nuit à notre image. On veut juste montrer que nous pouvons faire autre chose que ce travail. Nous avons choisi la prostitution, et nous devrions avoir le droit de choisir où nous voulons travailler”.

Et voilà bien le coeur du problème : les bâtiments dans lesquels elles travaillent sont la cible de promoteurs immobiliers. Si le projet de rachat se concrétise, les prostituées seraient contraintes de déménager d’un quartier dans lequel elles exercent leur profession depuis plusieurs années. Une profession tolérée, mais officiellement illégale.

Source : http://fr.news.yahoo.com/euronews/20080627/twl-des-prostituees-defilent-madrid-cont-115566a.html

Tags: , , ,

Close
E-mail It