Jan 23

Plaque tournante de la prostitution, le quartier de la Gare s’apparente à une véritable cour pour les grands. Entre jalousies, pressions et, bien sûr, beaucoup d’argent, passage nocturne dans un milieu probablement moins dangereux que le veut sa réputation, à condition de ne pas y plonger.

Jugée trop belle par la concurrence, S. est régulièrement contrainte à jouer avec le feu, et sa propre vie. En effet les habituées l’ont chassée des rues Wenceslas Ier et d’Alsace, seul coin où le racolage est toléré. Ainsi livrée à elle-même, la jeune femme d’origine albanaise se rabat sur le «Ale Stréch», où personne ne l’avertit de clients potentiellement agressifs.
«C’est toujours la même chanson», dit-elle, sur un ton agacé. Car en plus du danger évident que représente son activité, elle risque une sanction pour «s’exposer sur la voie publique en vue de la prostitution».
Si cette fois elle s’en sort avec un simple avertissement, la police conduit, quelques minutes plus tard, une jeune Bulgare au commissariat de proximité. Malgré l’amende de 500 euros, elle ne perd pas le sourire.
«Je suis passée par l’Allemagne. Et là, ça fait 3 ans que je travaille ici», raconte cette prostituée de27 ans. Si elle visite régulièrement son pays d’origine, elle n’envisage pas vraiment de retourner y vivre.
Pour l’inspecteur Christiane Schortgen, le procès-verbal relève de la routine, puisque les prostituées «ont toutes déjà payé au moins une fois».

Veiller au calme du quartier

Le rôle des forces de l’ordre ne se limite toutefois pas à la répression. Par sa simple présence, la police rassure et évite, dans la mesure du possible, les dérapages.
«Ce n’est pas seulement une question d’argent, confirment deux prostituées dominicaines. Au Luxembourg, il n’y a pas autant de dangers. Grâce à la police, le pays est tranquille, et les clients plutôt gentils, puisqu’ils ne veulent pas avoir de problèmes».
Au-delà de veiller au calme du quartier, le commissariat ne dispose toutefois pas des moyens nécessaires pour venir en aide aux prostituées. «Il y a très souvent des hommes derrière tout ça. Mais c’est la section de recherche qui s’en charge. En tout cas, les femmes ne se plaignent absolument jamais», précise Christiane Schortgen.
Cette pression, subie par nombre de prostituées, explique en partie le silence que certaines s’imposent. Parfois, elles invoquent aussi leurs enfants ou leur toxicomanie, qu’elles refusent d’étaler au grand jour.
En marge de la prostitution plus traditionnelle, quelques travestis et transsexuels font, eux aussi, le trottoir. «Au moins, je peux m’offrir le luxe que je veux, relate «Vanessa», petite starlette du milieu. Le prix d’un écran plasma, c’est fait en trois ou quatre jours».
Plus tard dans la soirée, il avouera que les relations ne lui procurent aucun plaisir, «sauf quand le client est mignon». Mais en tant que Luxembourgeois, il ne souhaite pas vivre aux dépens de l’État : «Si nous arrêtions, il y aurait trop de personnes à vivre du RMG».
Sans cesse confronté à cette couche de la population, le commissariat de proximité a su trouver sa place au sein du quartier, et instaurer une «bonne relation» avec les filles de rue.
«Au début, je croyais que je devais jouer à Mère Teresa», confie l’inspecteur Schortgen. Entretemps, la jeune femme fait surtout en sorte que le règlement soit respecté, et ce, dans un souci d’ordre public.

Source : http://www.le-quotidien.lu

Après de très nombreuses réclamations et la constitution du comité SOS Gare, le règlement général de police a été modifié, le 26 mars 2001.
Depuis, le racolage est interdit dans les rues formant le «Ale Stréch», à savoir les rues du Fort Wedell, de Reims, du Commerce et d’Epernay. Ces endroits continuent toutefois à être fréquentés par les prostituées à la recherche de la clientèle des cafés et autres établissements. Les amendes peuvent, dans le pire des cas, s’élever à 2 500 euros.
La prostitution se déroule donc de manière officielle dans les rues d’Alsace et Wenceslas Ier, mais uniquement de 20h à 3h et à condition que «ni la sécurité et la commodité du passage ni la salubrité et la tranquillité publiques ne s’en trouvent affectées».
Au-delà de ce cadre bien défini, «il est défendu de paraître en public dans une tenue indécente ou pouvant donner lieu à scandale».

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Jan 08

Bonjour, Je suis journaliste France 2 et nous préparons actuellement une émission sur les amants de femmes mariées.

Je me permets de vous contacter car dans le cadre de ce programme, nous aurions souhaité recevoir sur notre plateau un homme qui se prostitue afin qu’il puisse nous exposer son point de vue personnel sur la question:

Comment vit-il sa profession?

comment en est-il venu à exercer ce métier?

Qu’apporte-il à une femme qui vit déjà en couple?

Comment est-il perçu selon lui par la femme qui fait appel à ses services?

Autant de questions que nous aimerions poser à un prostitué.

Pourriez-vous m’aider à entrer en contact avec quelqu’un?

Je vous transmets mes coordonnées, n’hésitez pas à me contacter pour toutes ionformations complémentaires:

je m’appelle Bénédicte Moreau, je suis joignable par téléphone au 01 53 84 33 45 ou par mail : bmoreau@reservoir-prod.fr

Merci d’avance,

cordialement,

Bénédicte Moreau

Jan 02

De massothérapeuthe à escorte, Cibelle nous exprime avec sincérité l’importance du toucher…

Source : http://citoyen.onf.ca/le-sexe-rue-sherbrooke-est

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Nov 26

Pour un reportage destiné à être diffusé sur le réseau hertzien, une société de production Parisienne recherche des témoignages de personnes fréquentant les bordels frontaliers.

- Clients se rendant souvent en Belgique, Allemagne, Suisse, Espagne, etc. pour fréquenter les prostituées.

- Prostituées travaillant de l’autre côté de la frontière dans des bordels légaux.

Les témoignages pouront se faire à visage caché ou non, à vous de voir.

Pour participer laissez nous un mail sur iprostitution@hotmail.fr que nous ferons suivre.

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Nov 25

Jean Marie BOCKEL fait partie des maires (PS) qui ont pris, en 2002,  des arrêtés contre la prostitution. Invité du journal, il explique ses positions et conclut en jugeant “nécessaire le projet de Nicolas Sarkozy” et en défendant un statut pour les prostituées.

Voir la vidéo :

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=2134250001007

Pour mémoire, position de Nicolas Sarkozy sur le sujet en 2002 :

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=2136014001026

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Nov 24

(…) Dans les années 2000, les questions sexuelles sont devenues des enjeux politiques par excellence, depuis le pacs et la parité jusqu’à la prostitution et aux violences sexuelles. On l’a vu dans l’argumentaire républicain contre le voile islamique : on ne dit plus seulement que la religion est privée, mais que l’égalité entre hommes et femmes est un enjeu public. Autrement dit, la République s’inscrit désormais dans une logique de modernité – la «démocratie sexuelle» (…)

Lu dans Libération

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Nov 11

Chers amis de iprostitution.org.
Tout d’abord merci pour votre site qui est très intéressant. Je voudrais apporter ma pierre en vous offrant un témoignage, le mien, celui d’un client de prostitués (pour changer), et les réflexions que cette condition de client génère. Je dois vous dire que cela fait une dizaine d’année que je ne fréquente plus les prostituées en France, mais uniquement dans ses pays frontaliers. J’ai un métier et des racines qui me donnent l’occasion de faire des sauts en Allemagne, en Belgique, en Suisse ou en Espagne, j’ai mes habitudes dans certains bordels situés à quelques pas de l’hexagone. Je ne vais plus aux putes en France car c’est devenu un milieu extrêmement malsain. J’avoue ne plus avoir la fantaisie de baiser dans la nature au bois de Boulogne, ni dans des cages d’escalier, et j’ai assez de respect pour ma personne pour ne pas fréquenter l’ignoble rue Saint-Denis ni le bois de Boulogne. Et puis les prostituées de France, désolé, mais la plupart sont inbaisables, en tout cas celles dans ma gamme de prix d’homme de la middle-class. Étrangement, je baise essentiellement des prostituées françaises, qui prennent d’assaut les bordels frontaliers. Comme par miracle, la prostituée française, dès qu’elle sort de France, elle semble plus saine, mieux dans sa peau, et elle s’embellit. Et en plus elles bossent bien. Comme j’ai l’esprit curieux je me suis demandé pourquoi. Pourquoi le milieu en France m’est insupportable, chaque fille ressemblant à un cas social en pleine déchéance, et pourquoi de l’autre côté de la frontière, pour le même prix j’ai une jolie fille normale et de bonne humeur.
Après de maintes réflexions au volant de ma voiture en rentrant chez moi, je suis arrivé à penser ceci

1) La France fabrique des prostituées complètement déviantes. Une fille qui rentre dans ce milieu en France se détruit à vitesse grand V. Franchement, tapiner dans les bois de la région parisienne, baiser dehors, été comme hivers dans les buissons, se faire emmerder par les flics… Pour rendre n’importe qui gaga c’est comme ça qu’on s’y prend. Je dirais même que la France, de par son système, pousse les femmes en très grand difficulté, celles vraiment pas gâtées par la vie, vers la prostitution. Les laiderons, les autodestructrices, les junkies, les filles en période dépressives, etc. Des filles déjà bien en péril à la base qui ailleurs changeraient de vocation faute de demande. La prostitution en France est devenue le monopole des freaks ! Quand je vois les filles de la porte de Strasbourg à Paris, je peux vous dire qu’aucune ne pourrait travailler en Suisse ou en Belgique ou en Allemagne, il n’y a qu’en France où elles osent vendre leur corps, qui plus est, en essayant de prendre chère!

2) Les prostituées saines, équilibrées, jolie, etc. Elles ne perdent pas leur temps en France, elles vont dans les bordels trans-frontalier, où elles gagnent mieux, sont au chaud et en sécurité, où personne ne les emmerdent. Avec un peu d’astuce et d’esplièglerie elles arrondissent avec un rmi en France et ont aussi la sécu. Pour la France c’est un désastre, si vous voulez mon avis patriote, cette fuite des bonnes meufs vénales françaises. Aussi bien pour elles que pour les hommes de chez nous et aussi pour le PNB.

3) Conséquence, les paumées intégrales (junkies, laiderons, acariâtres, dingues etc.) , qui n’auraient aucune chance d’avoir une clientèle sans la fuite des beaux sexes vers l’étranger, se retrouve sur le trottoir. Ce sont justement les filles qui ne sont pas faites pour ce job, qui vont attirer les plus dépravés des hommes, qui sont obligées de faire bas tarif, qui sont très vulnérables dans ce milieu, qui se retrouvent à tapiner.

4) A signaler aussi le cas des prostituées étrangères. Non mais vous les avez vu les Chinoises qui tapinent à Belleville ou les Africaines de Barbès ? Elle est où l’immigration sélective dont parlait un célèbre nabeau cocu ? Quand je les vois se prostituer je me dis qu’il y a des gens qui ne doutent de rien. En Belgique ou en Allemagne elles abandonneraient le métier fissa et gagneraient autant en faisant des ménages. Je dis ça parce que la dernière fois que je suis passé à Paris, j’ai observé le manège des prostituées de la porte de Strasbourg. Des manouches et des chinoise, très campagnardes. Je suis resté une après midi entière dans le coin, à les observer marcher et à essayer de comprendre le système “made in France”. Et ce que j’en ai conclu, c’est que si ces filles font deux clients/jour à 30 euros, alors c’est noël ! Non seulement elles ne sont pas gâtées car elles sont laides comme tout, mais en plus, elles ont des conditions de travail déplorables, obligées de marcher sans s’arrêter, qui plus est dans un des quartier le moins attractif de Paris, le plus mal famé aussi (trafiques, came, etc.), où elles font un chiffre d’affaire ridicule ! A Belleville c’est le même système, à Barbès aussi.

5) La France peut s’enorgueillir d’avoir les prostituées les plus foireuses d’Europe, qui travaillent dans les conditions les plus foireuses d’Europe, et ça ne m’étonnerait pas que vu l’ambiance générale, il faille être un peu tordu pour fréquenter ces filles là. Je veux dire, ça ne m’étonnerait pas que ce genre de prostitution (bois de boulogne, Belleville, Barbès, Porte de Strasbourg), non seulement détraque le mental des hommes qui, n’ayant pas d’autres alternative, fréquentent ces filles, mais attire aussi tous les clients bargeots attirés par la crasse intégrale. C’est juste mon avis.

6) Bien entendu je suis favorable à la mise en place d’un système type Suisse, Allemagne, etc. en France. Je suis persuadé que la prostitution deviendrait bien moins destructive (pour les filles et les clients) qu’elle ne l’est actuellement, je pense aussi que celles qui se prostitueraient seraient plus solides mentalement (le système actuel excluant de ce métier les filles qui aspirent à une vie sérieuse et tranquille, alors que beaucoup de filles “normales” veulent faire ce job à condition qu’il se fasse dans des conditions “normales”) , et que les nana vraiment en période de détresse, fragiles, sur la brèche, autodestructrices,etc. celles pas du tout faites pour ce job, en tout cas pas dans cette période de leur vie, iraient vers un autres jobs qui les aideraient à se cadrer, incapable de concurrencer les filles clean, et même rejetées par elles.

7)Pour finir, en conclusion : Je connais tous les plans putes en Europe. Plus l’interdiction est forte, plus les prostituées sont réduites à l’état de loque. J’ai vu ça à Paris, j’ai vu ça en Suède où je vais une ou deux fois par an, où le filles de rue sont toutes des junkies (qui sans ce système d’interdiction, devraient trouver d’autres solutions car personne ne voudrait d’elles, et ceux qui veulent d’elles sont pas les plus gentlemen). Un passage aux USA (Michigan) l’année dernière m’a donné le même point de vue. État où la prostitution est prohibé, je me suis renseigné pour trouver où ça se passe, et là, horreur, la cours des miracles, que des femmes qui devraient être à l’hôpital ou au moins cadrée par un job salariée tellement elles partent en vrille. En fait, la prohibition a pour effet immédiat de mettre les femmes les plus en détresse sur le trottoir, celles ok pour rentrer dans la clandestinité justement parce que la place est de facto libre. Rien à voir avec ce qui se passe en Belgique ou autres pays de ce genre, où les filles savent ce qu’elles font et assurent à peu près dans la vie (en général).
8) Ah non c’est pas fini. A votre avis, que fait la fille entre deux clients ? En France c’est simple, elle traîne ses guètres dans la rue, et voila, c’est tout. Les filles de rue en général font 5-6 clients par jour, en gros deux ou trois heure de travail horizontal, entre temps, elle gâchent leur vie en trainant dans le vent et le froid de nos rues (et on leur reproche en plus de faire mauvais genre dans le quartier). De l’autre côté de la frontière, elles sont dans un canapé, elles lisent, elles s’occupent de leurs papiers, elles prennent des cours par correspondance, elles vont sur le web, elles tricotent, elles bricolent, elles jouent, etc. Rien que pour ça, pour cette simple avancée sociale, la prostitution devrait être officialisée.

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Nov 09

Un lecteur d’iprostitution.org a laissé un excellent commentaire que nous reproduisons ici. Quand les clients parlent, ils ont des choses à dire ! Fréquenter les prostituées, sans en faire une apologie qui nous mettrait en infraction avec la loi Française pour incitation à la débauche, est un déclancheur de reflexion, sur soi, les autres et la société incomparable. On est à un autre niveau de pensée et de sincérité que les consternantes positions prohibitionistes, victimaires et moralisatrices que les commissaires du peuple auto-proclamés érigent en dogme absolus. Envoyez nous encore des textes de ce calibre ! 

Bravo pour votre site car il faut en finir avec ces politiques qui confondent le droit et la morale. Le disours ambiant sur la prostitution est de la même essence paternaliste que l’attitude colonialiste du pouvoir vis à vis des états du tiers-monde, pour toujours justifier -au nom des “Droits de l’homme”, leur avidité d’ingérence.
Tous ces gens, féministes, cathos, et autres néocons (de gauche et de droite) se sont donné le droit absolu, de parler au nom des prostituées depuis des années, sans jamais leur laisser la parole (il se servent systématiquement d’exemples extrêmes pour en faire une généralité au service de leur propagande) car au fond, qui à part les intéressées et les clients, qui est plus compétent pour traiter du problème ?
Au fond, les féministes et sois-disants “droits-de-l’hommistes” sont souvent bien plus méprisants vis à vis des prostituées que le client de base.
La seule chose qui me gène, c’est de voir les filles debout en permanence, et j’aimerais qu’on les laissent s’assoir à des terrasses de bar, nous laissant le droit de les aborder, sans aucun risque de pénalité d’un côté comme de l’autre. Nos “putes” font partie intégrante de l’âme et du patrimoine de nos quartiers, il faut non seulement leur donner les mêmes droits que n’importe quel artisant et surtout, veiller à leur sécurité et des conditions de travail décentes. Puisque l’Etat leur prend des impôts, en reconnaissant là, une activité professionnelle, il doit en retour leur donner les mêmes avantages qu’au travailleur lambda.
Enfin, les filles devraient faire un outing systématique, de tous les faux-jetons d’élus qui “consomment” sans jamais être montés au créneau pour les défendre.
Pour finir, vous avez raison de siter la pornographie et les boites échangistes qui sont des moyens de prostitution détournée (une hardeuse est payée pour baiser, et les femmes sont souvent utilisées pour négocier, dans le milieu échangiste, tout le monde sait ça) L’Etat ne touchera jamais au porno, car c’est très rentable pour lui, ni aux escortes dont la clientèle aisée ne doit pas être contrariée.
Il faut pour lui, “cacher cette pute que l’on ne saurait voir” afin de soigner ces mêmes riverains (electorat oblige…) qui ont encouragé le Maire de Paris à “déplacer” les sdf, la veille de son Paris Plage.
Enfin, je tiens à confirmer, une fois de plus, que les clients se trouvent parmis toutes les catégories d’hommes, de toutes classes (dragueurs et séducteurs invétérés y compris, si, si) et bien sûr souvent aussi, parmis ceux -qui tartuffes- en public, proclament l’abolition de la prostitution. J’ai su depuis des années être témoin d’abord, et obtenir des confidences de nombreux mecs…
J’ai été client, et encore maintenant quand mon budget le permet (la Loi Sarko a fait monté les prix, merci…) et je peux vous dire que cela ne m’a jamais empêché d’avoir de nombreuses petites amies, d’avoir été marié et fidèle, et de draguer sans problèmes, contrairement aux idées reçues véhiculées par les extrémistes.
J’ai toujours eu de très bonnes relations (à deux ou trois exceptions près) avec les prostituées, car je les considérais avec les mêmes égards que mes petites amies. Je place même certaines d’entre elles aux même niveau affectif que mes compagnes pour la générosité, le respect et la tendresse dont elles ont fait preuve, professionnalisme mis à part. Le terme de putain n’est pas péjoratif pour moi car, comme a dit Bertrand Blier à peu près dans ces termes “Je l’appelle ma grosse pute, et qu’est-ce que je l’aime
La “pute” offre un rapport immédiat et désintéressé affectivement, d’un soulagement incomparable, dans des moments de stress qu’une compagne -l’égo et 40 de féminisme mal digéré, aidant- ne sait pas toujours bien gérer.
Quand on se sent blessé, humilié diminué en tant qu’homme socialement et professionnellement, la très justement nommée “fille de joie” nous permet de faire le vide total de toutes nos souffrances intérieures sans aucun chantage affectif. C’est aussi pour ça qu’elles mérite le respect, car cette tâche est noble.
Mes raisons d’aller voir “les filles” ne sont pas toujours de cet ordre. Etant en très bonne condition physique, je trouve qu’il est plus sain d’aller voir une prostituée quand la “tension” est forte -car on ne saute pas sur la première venue ou sa collègue- que de réprimer sa libido comme le font, les petits donneurs de leçons qui emmerdent tout le monde avec leurs frustrations.
J’espère que mon témoignage peut vous être utile.
Tenez-moi au courant de vos actions, bonne continuation.
Bob

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Oct 15

Qui a bien pu accréditer cette idée que la France était le pays de la gaudriole et du libertinage ? La France était un pays sinistre, entièrement sinistre et administratif.

 Houellebecq, Plateforme

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Sep 18

Pour Pascal Bruckner , la fin des tabous sexuels dans les années 60 a débouché sur « un discours normatif triomphant derrière lequel le sexe reste une chose problématique». L’essayiste et romancier plaide pour la légalisation de la prostitution, pour que les «recalés du marché affectif» aient accès au corps de l’autre.

 Suite sur Libération

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