avr 13

Aujourd’hui, nous célébrons le 62 e anniversaire d’une France sans maison close. Le 13 avril 1946, le décret Marthe Richard mettait fin au lupanar légal. Pas plus mal, à l’époque, les maisons closes étaient gangrénées par le “milieu” si bien que la plupart des prostituées ne voulaient plus y mettre les pieds. Marthe Richard, dans les années 70, admit que la “fermeture” n’était pas une fin en soi, et considérait le système des eros centers allemands comme une référence en matière du droit de la femme. C’est l’occasion pour vous offrir à voir ce film :

Attention chef d’oeuvre !!! “La fermeture” est un cours metrage de Gilles Grangier tiré du film à sketches “Un grand Seigneur” (aussi titré “Les bons vivants”). Dialogué par un Michel Audiard au top de sa forme et joué par un Bernard Blier épatant, ce court métrage est drôle, instructif, sensible, élégant, subtil, sexy, etc. Les qualificatifs ne manquent pas, c’est une pépite cinématographique française !

Le “pitch” : Le 13 avril 1946, une maison close parisienne met définitivement la clé sous la porte… Durée 26 minutes. Bon film !



(cliquez sur la video pour démarrer le film, attendre le temps que ça charge le début)

Ce court métrage n’est qu’une partie du film, qui comporte deux autres joyaux de la comedie, avec comme fil conducteur ; la prostitution. On y croise De Funes, Carmet, Mirelle Darc, Jean Richard, Castelli, et bien d’autres…

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avr 05

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mar 25

La CATIN RESURRECTION #1, Carte Blanche donnée à l’ INP par le cercle PAN !. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la prostitution est une source d’inspiration plus que puissante.

Je crois que ça a commencé à 19h30 avec Little Ball Room. Imaginez deux filles plus que superbes en bas résille, tailleur noir Betty Boop pour l’une, tenue Léopard pour l’autre, l’une à la contrebasse, l’autre qui chante et accordéone , et les deux qui jouent quelque chose entre Brecht, Audiard et Courtney Love. Oui, c’est de la musique. Talent, classe, folie, merveille, le ton est donnée.
Maintenant que les gens ont le smile et commencent à s’animer, celui qui intervient est un homme de foi, Hervé. Il lira avec respect, dignité et sérieux le passage de la bible ( Jean 8, 1-10) où il est question de ne pas blâmer les femmes adultères. Le silence devient monacale, François Rigal intervient alors pour lire un extrait de son livre INSTITUT, où il est question de la civilisation. Je ne peux pas être objectif à ce propos, puisque François Rigal c’est moi,j’ai juste perçu le beau silence quand j’ai lu, puis après, j’ai été caressé par ma première groupie. Mathilde Tixier déboule, loup en résille et robe de vamp, elle joue du Michel Colucci (Vanne de la semaine : C’est une pute qui discute avec une collègue « J’ai un client qui s’est plaint cette semaine parce que je lui ai filé des morpions. Je lui ai dit « pour cent balle tu voulais pas des gambas non plus ! ») et la salle est pliée (putain, 22 ans déjà..). C’est alors Leila Fares qui lit merveilleusement son texte drôle, profond et touchant, “Abrégé d’itinéraire d’une putain qui ne se fait pas payer”. Le prochain à passer est Mathieu Dielber, il nous lit un passage d’ un texte de Vince Voyeur, un blogueur célèbre pour ses EV (évaluation) de prostituées de l’ Est. C’est triste et drôle en même temps et en lecture c’est très fort. Puis c’est au tour de Hassen Mokdad de lire un beau texte de Georges Bataille, Madame Edwarda. Puis Judy Minx arrive nue et nous lit une scène de domination tirée du livre « Quatrième Génération » de Wendy Delorme. Merveilleux cadeau du ciel cette jeune fille, j’ai envi de la fouetter tellement elle me plaît.
Une nouvelle phase débute avec Nathalie Leonoff, soprano de son état, qui débute par du Bizet pour finir sur de l’ electro-opéra, avec une présence scénique plus qu’ envoûtante. « Un truc de ouf » me dit Kevin, un jeune tectonik arrivé là pas hasard. On est tous littéralement scotché. Après, Thierry Théolier au mieux de sa forme (depuis qu’il déprime, suite à sa rupture avec Marjolaine Sirieix le jour de l’an 2008, il vit une phase artistique très intense.) nous offre une performance hallucinée punk-indus-autofictionelle assez difficile à décrire mais qui est un peu de résumé de ce qui se passera après une heure du matin quand tout le monde sera dans un état second, phase que je ne souhaite pas aborder par décence. Il est pour le moment seulement 22h, on enchaîne direct sur ANA (qui se permet de ne pas avoir de site web ni de myspace ni de même de nom de groupe, symbolisé par un simple carré, je met par convention ANA, du prénom de la leader), groupe de rock-samba mené par une chanteuse-guitariste-batteuse qui met littéralement le feu. Première scène Française pour ces Brésilien du Sud. L’endroit est archi bondé, du jamais vu ici, l’heure pour Debora Danger d’intervenir sur un live electro qui le fait vraiment, la preuve, tout le monde danse.
Puis la soirée évolue avec un set de DJ Loïc de Komodo, “Vrai-DJ electro” (et non pas un de ces fakes qui pullule dans cette ville en déperdition lente qu’est Paris), comme on n’en trouve hélas quasiment plus à Paris, « de la tech sincère » est la phrase qui me vient, on enlève un peu les basses et le gros son pour faire plaisir aux voisins, puis les gars du Palindrome, du projet l’ Entourloupe, dont Radoul Brank fait parti s’occupent du dancefloor avec leur classe habituelle, dans un set dépourvu d’arrogance mais d’une malice folle et d’une discrète complexité, tout simplement le top. Des gars de Laval, pour dire.
Vers une heure ça devient chaud à cause des voisins, alors on met une musique de fond et les choses évoluent dans les espace plus privés.
Confidence d’un alcoolique mondain croisé dans cette soirée : « tout simplement la meilleur party parisienne de 2008. Reste neuf mois pour faire mieux »
C’était CATIN RESURRECTION #1

(Le prochain événement de l’ INP aura lieu le jours de la Saint Jean et s’intitulera CATIN INSURRECTION.)

PS : L’exposition parlons en aussi, ces œuvres originale ont transcendé le lieu. Mathilde Tixier a peint une femme nue, taille humaine, qui a entre les mains un pied de biche. Et une autre grande affiche avec un proxo et une prostituée insoumise. Roselyne Gigot a fait une belle série intitulée “Réverbères et Catin”, représentant des tapineuses lapine, chienne, chatte, renarde, etc. Dom Garcia a présenté une série grand format intitulé “Mona Lisa Fuck”, avec comme modèle le performer Hassene Mokdad (une des photo est visible sur son myspace). Toutes ces œuvres ont été crées spécialement pour la CATIN RESURRECTION. Dom Garcia a aussi apporté une série sur les cabaret de Pigalle, Jérôme DUBAIL a présenté deux tableaux en hommage au dieu Pan, et Isabelle CHIARIOTTI, styliste qui crée, entre autre, certaines chaussures et accessoires des filles du Crazy Horse, a présenté ses modèles, dont les “chaussures martinet”… C’ était bon ! Pour vous procurer ces œuvres originales à prix abordables, contactez directement les artistes.

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mar 11

Pendant que le nazisme gangrène tout à Berlin, un enfant des rues va trouver refuge dans une maison close de luxe. Ce monde va l’aider à grandir comme lui-même va aider ce petit monde grâce à son don pour rêver et pour raconter.

Cet album fonctionne comme un piège pour son lecteur. L’histoire a le ton simple et clair de ses dessins. Derrière ce qui pourrait n’être que naïveté, se joue le drame d’une histoire et d’une vie… car chacun sait que dans les camps de concentrations nazis il n’y avait pas de place pour les belles histoires qui se finissent bien !

Une belle leçon pour ceux qui croient au pouvoir des mots et du récit !

La 27e lettre (D : Will, S : Stephen Desberg) chez Dupuis, Collection « Aire Libre », juin 1990, 56 pages

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fev 27


Arlette Farge et Laurent Turcot (ed.),

Flagrants délits sur les Champs-Elysées (1777-1791)Les dossiers de police du gardien Federici.
Édition présentée et annotée par Arlette Farge
Postface de Laurent Turcot

Mercure de France, Coll. “Temps retrouvé”, Paris, 2008

Présentation:

En 1777, quand la promenade des Champs-Elysées devient un lieu public et que « tout Paris y est », le comte d’Angiviller, directeur des Bâtiments du roi, décide de la doter d’un gardien, fort d’une petite troupe de quatre soldats. Il les choisit parmi des militaires sûrs, les troupes suisses, et nomme à leur tête Ferdinand de Federici, originaire des Grisons, homme dévoué, zélé, d’extraction modeste, qui va faire de cette promenade sa « chose ».
Chaque semaine, Federici écrit un « rapport », décrivant ses actions de police et son lien de plus en plus affectif à cet endroit entre ville et campagne, fréquenté par les aristocrates comme par les pauvres hères, lieu des jeux, des loisirs, des promenades et des parades, espace de la séduction, de la convoitise, du voyeurisme, mais aussi de l’émeute et de la violence. Les querelles, les duels à l’épée ou au pistolet, les batailles collectives, les jeux de barres interdits, les chapardages, les émeutes d’étudiants, les ventes à la sauvette, les attroupements autour des carrosses, les dragues de prostituées et les « agissements des pédérastes », sont le pain quotidien de la garde des Champs-Elysées.
Federici et ses hommes sont les rois du flagrant délit: ils surprennent la vie de Paris sur le vif, la ville la plus populaire comme la plus mondaine. A chaque rapport, de son écriture vive, colorée, réaliste, Federici croque des scènes qui ressemblent à des esquisses de peintre, aux zébrures de la vie quotidienne du XVIIIe siècle, nous donnant des informations à la fois banales et captivantes.

http://www.mercuredefrance.fr/titres/federici.htm
Url de référence :
http://www.mercuredefrance.fr/titres/federici.htm

http://www.fabula.org/actualites/article22648.php

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