Selon l’AFP, un peu plus d’un mois après l’entrée en vigueur en Norvège, le 1er janvier 2009, d’une loi interdisant l’achat de sexe sous peine d’encourir jusqu’à six mois de prison et/ou une amende, la prostitution de rue appartient au passé. Selon Harald Boehler, chef de la section chargée de lutter contre la prostitution et le trafic d’êtres humains au sein de la police d’Oslo, le bilan est positif :
“La loi a un impact sur le nombre de clients. Les hommes d’ordinaire respectueux des lois refusent d’acheter des prestations sexuelles dès lors que c’est illégal”
Certes, comme le souligne le CPDH (Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine) :
“A chaque tentative de criminaliser le recours à la prostitution, des voix s’élèvent pour mettre en garde contre l’atteinte aux libertés, aux droits de l’homme, dans des discours qui se présentent comme soucieux du sort des femmes de ce commerce. Mais la question du consentement se pose, elle se pose principalement sous deux angles : la légitimité du consentement à bafouer sa propre dignité, et la validité de ce consentement.”
C’est pourquoi cette initiative est intelligente car d’une part, ce sont bien les “clients” qui sont poursuivis et que, d’autre part, le gouvernement a mis en place des structures d’aide aux prostituées (cures de désintoxication, formations…) pour les aider à s’en sortir. Lorsque l’on sait ce qui se cache derrière la prostitution (drogue, immigration clandestine, trafic d’êtres humains, blanchiment d’argent…), il faut être bien hypocrite pour y voir une atteinte aux droits de l’homme…La Doctrine Sociale de l’Eglise est là pour nous le rappeler (n°158) :
July 23rd, 2009 at 10:40 am
Pourquoi pas légaliser la peinne de mort pour tous ces religieux puritains en mal de sexe.
October 28th, 2009 at 2:37 pm
Michel Houellebecq dans son livre “Plateforme” a suffisament dit ce qu’il fallait penser de ce genre de raisonnement :
A propos du Guide du Routard qui refuse de parler de la prostitution en Thaïlande par puritanisme, il les désigne sous le vocable de “Connards humanitaires protestants”.
Je crois que c’est assez bien résumé…
La volonté de contrôler la sexualité des autres est une pathologie.
La plupart des féministes sont des lesbiennes à tendance dominatrices ou des filles qui se sont fait violer.
Dans les 2 cas, elles entretiennent un rapport pathologique à la sexualité et elles détestent la femme en elles.
Si vous essayez réellement de débattre avec elles, ça se termine invariablement par une crise de nerf comme “ultima ratio”.
Ce ne sont pas à ces personnes maladivement intolérantes de nous dire comment nous devons mener notre sexualité entre adultes consentants…
A bon entendeur, salut… !