Nov 18
La présidente de l’Afesip a reçu le premier prix de l’ « Human dignity arward » décerné par la Roland Berger Foundation. A la clef, un million d’euros destiné à soutenir les différentes organisations qu’elle dirige ou a fondé.
Somaly et la reine d’Espagne, en visite au Cambodge en 2008 © DR
L’ambassade d’Allemagne a annoncé le 14 novembre la sélection de Mam Somaly comme lauréate du premier prix de la Roland Berger Foundation. Ce prix récompense les efforts des acteurs sociaux impliqués dans la lutte contre le trafic d’êtres humains et l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants, en Asie et dans le monde.
« Il y a beaucoup d’individus, d’organisations et d’initiatives qui mériteraient d’être reconnus par la fondation. Au nom d’eux, Somaly Mam prouve le courage et la résolution pour faire en sorte que la dignité humaine et les droits de l’homme soient respectés, promus et protégés », a rapporté dans le communiqué de presse de l’ambassade Joschka Fischer, ancien ministre des Affaires étrangères de la république fédérale d’Allemagne. Mam Somaly recevra des mains du président allemand Horst Kölher le prix décerné par la fondation lors d’une cérémonie officielle organisée à Berlin le 24 novembre.
Mam Somaly n’a pu être contactée lundi 17 novembre. Elle est depuis le début du mois aux États-Unis pour y faire la promotion de son nouveau livre sur le trafic d’êtres humains. Son assistante Lin Silor a annoncé qu’elle se rendrait directement des États-Unis à Berlin pour y recevoir le prix, dont elle se sait lauréate depuis la mi-octobre. Selon Lin Silor, « tous les employés et Somaly ne pensaient avoir ce prix, d’autant que nous n’avons pas fait acte de candidature. Elle s’est montrée très émue, non pas par le montant du prix, mais par ce titre, nouveau et unique pour nous ». En ce qui concerne la gestion du million d’euros, Lin Silor ignore encore comment cela se fera.
Mam Somaly a été vendue très jeune a un réseau de prostitution et a pu s’échapper de cet enfer. Elle en a donné le récit autobiographique dans le livre « Le silence de l’innocence », une oeuvre récente qui est également une réflexion sur la lutte contre le trafic humain au Cambodge. Elle dirige aujourd’hui l’ONG Afesip, qui a tiré 4 000 femmes et jeunes filles des réseaux de prostitution, depuis la date de sa fondation en 1996.
Tags: Asie, association, Cambodge, exploitation, juvénile
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