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Sep 22

Une institutrice d’une école primaire d’Auckland vient de reconnaître exercer la nuit le plus vieux métier du monde. La prostitution étant légale en Nouvelle-Zélande, l’affaire embarrasse la direction de l’école.

Que faire de cette institutrice ? C’est la question que doit trancher le directeur de l’école. Pour l’enseignante incriminée, âgée de 30 ans et mère de deux enfants, la réponse est simple : rien ! Selon elle, « la prostitution est parfaitement légale en Nouvelle-Zélande. Et la façon dont l’institutrice emploie son temps en dehors des heures de cours ne regarde pas la direction de l’école, dans la mesure où son activité n’affecte pas son travail. » Or il semble que l’institutrice bénéficie de rapports élogieux sur la qualité de son travail à l’école.
Reste que le directeur de l’école est embarrassé. D’abord parce que la seconde profession de son employée lui a été signalée par un parent d’élève. D’autres parents pourraient rapidement découvrir le job nocturne de l’enseignante et pas forcément en apprécier la nature.

Une policière comme précédent

En outre, le cas ne s’est jamais produit en Nouvelle-Zélande, et même si l’affaire remonte jusqu’au Conseil des professeurs qui est la plus haute instance administrative pour les enseignants, celui-ci ne pourra s’appuyer sur aucune jurisprudence pour juger.
Pour Peter Lind, le directeur de ce Conseil, « l’essentiel sera de savoir si la seconde profession a des conséquences sur la qualité de l’enseignement du professeur incriminé. Et il faudra apporter les preuves de ces conséquences. »
Mais pour un avocat spécialisé, John Hannan, « dans ce genre d’affaire, il s’agit de mesurer si la seconde profession est compatible avec la première en termes d’exemplarité. Pour le moment, il y a de fortes chances pour que le directeur de l’établissement demande à son enseignante de laisser tomber son second job. »
Si la jeune femme refuse et décide d’aller en justice administrative, la décision du Conseil des professeurs pourra faire jurisprudence.
Il y a deux ans, c’est une officier de police d’Auckland qui avait reconnu exercer le métier de prostituée la nuit, pour arrondir ses fins de mois.

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