“Les prostituées? Des délinquantes habituelles” – Flavia Amabile
ROMA – bientôt le prostituées pourraient ne plus “travailler” dans la
rue car elles aussi sont dangereuses pour la sécurité et la moralité
publique.
Elles pourraient être éloignées si elle ne résident pas là où elles
seraient arrêtées par les forces de l’ordre. Par cet amendement les
rapporteurs du décret sur la sécurité ouvrent la voie à la chasse aux
prostituées en les insérant dans la liste des sujets dangereux. La
proposition de modification présentée par les rapporteurs du décret –
les présidents des commissions Justice et Affaires Constitutionnelles
du Sénat, Filippo Borselli et Carlo Vizzini- prévoit que dans la loi
1423 de 1956 sur les “mesures de prévention contre les personnes
dangereuses pour la sécurité et la moralité publique” soit insérée
aussi la catégorie des prostituées aux côté de celles des oisifs et
des vagabonds; de ceux qui pratiquent des trafics illicites , des
délinquants habituels ; des exploiteurs des prostituées et des
mineurs, des trafiquants de drogue..
L’Italie vise donc à se rapprocher à d’autres pays européens plutôt
sévères dans la réglementation du commerce du sexe comme la Suède ( où
le client arrêté en flagrant délit est puni aussi ), l’Irlande et la
Belgique. Il y à dix jours Daniela Santanchè (du parti Destra ndt)
avait soulevé le problème en annonçant un référendum. Depuis une
enquête du groupe “Abele” du Père Ciotti étaient arrivées ces chiffres
: chaque années 70.000 femme se prostituent quotidiennement sur les
voies publiques italiennes, soit 65% du chiffre global. Les 35%
restantes exercent dans des maisons ou des lieux privées.
Le débat politique sur ce thème a duré plusieurs jours jusqu’à la
proposition de cette mesure. Dans l’amendement on peut lire que doit
être considéré comme un sujet dangereux qui vit ” du fruit de sa
propre prostitution et est arrêté dans l’exercice manifeste de cette
activité”.
Les “sujets dangereux”, selon la loi en vigueur, peuvent être mis en
demeure par le Préfet, éloignés par mesure obligatoire et interdits de
retour pour une période maximale de trois ans. Pour les désobéissants
ce sera la prison jusqu’à six mois d’incarcération. Dans le verdict de
condamnation il peut être décidé qu’une fois la peine acquittée le
“contrevenant” devra être reconduit à son lieu de résidence. Si,
malgré ces dispositions, le sujet dangereux ne se ravise pas en
changeant de conduite, sera mise en place une surveillance spéciale
accompagnée, le cas échéant, par l’interdiction de séjour dans un ou
plusieurs communes ou provinces, jusqu’à l’obligation de résidence
dans une commune. Cette mesure de prévention devra être décidée par le
juge et ne pourra être inférieure à un an et supérieure à cinq. La
question de la prostitution a été affrontée dans le décret sécurité
qui introduit le délit de clandestinité sur lequel une discussion a
lieu entre ceux qui sont les plus proches de la ligne dure de la Ligue
du Nord et qui s’aligne sur les positions du Vatican. Un compromis
pourrait être l’adoption de la proposition du Ministre de la Defense
Ignazio La Russa: prévoir le délit de clandestinité, comme mesure de
dissuasion, et puis au lieu de la prison procéder à l’expulsion
immédiate. Ou bien pourrait être adoptée la proposition du députat du
PDL ( Pôle des Libertés ndt) Niccolò Ghedini, qui voudrait introduire
la question de “la dangerosité du clandestin comme élément objectif”.
Article de Il Manifesto d’aujourd’hui traduit par Ludmila Acone
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