Jun 28

C’est de cette manière que des prostituées de la capitale espagnole ont choisi de manifester, pour convaincre les habitants du quartier qu’elle ne leur font courir aucun risque : “La vérité c’est que nous pensons pouvoir faire plus encore, explique Cristina. Notre travail n’est pas reconnu socialement. Le cliché de la femme fatale nuit à notre image. On veut juste montrer que nous pouvons faire autre chose que ce travail. Nous avons choisi la prostitution, et nous devrions avoir le droit de choisir où nous voulons travailler”.

Et voilà bien le coeur du problème : les bâtiments dans lesquels elles travaillent sont la cible de promoteurs immobiliers. Si le projet de rachat se concrétise, les prostituées seraient contraintes de déménager d’un quartier dans lequel elles exercent leur profession depuis plusieurs années. Une profession tolérée, mais officiellement illégale.

Source : http://fr.news.yahoo.com/euronews/20080627/twl-des-prostituees-defilent-madrid-cont-115566a.html

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Jun 28

Elle tapinait au CRT de Lesquin, a rencontré un chauffeur routier et lui a demandé de la protéger. Les policiers de la Sûreté de Lille y ont vu un cas de proxénétisme.

L’avenue du Peuple-Belge à Lille (et les rues voisines) n’ont pas d’exclusivité en matière de prostitution. D’autres endroits sont connus, dont les parkings du CRT de Lesquin, lieu de passage, entre autres, de nombreux chauffeurs routiers.

Il y a plusieurs semaines, l’un d’eux, âgé de 37 ans et originaire de Raisme (Valenciennois) reçoit une curieuse proposition. En arrêt de travail depuis le mois d’avril, l’homme est abordé par une Lilloise de 21 ans, qui lui demande de la protéger, de la conduire et de la surveiller. En échange, l’homme peut compter sur 40% des gains de la jeune femme.

Le « deal » peut paraître correct, mais la loi interdit à toute personne de profiter des revenus de la prostitution d’une autre.

La brigade de lutte contre le proxénétisme de la Sûreté de Lille effectue donc des surveillances et interpelle finalement le duo, mercredi. Lui est soupçonné de proxénétisme, elle pourrait être mise en cause pour « complicité ». Elle travaillait du lundi au jeudi en semaine, et gagnait entre 400 et 500 E par jour.

L’homme a été présenté, hier, en audience de comparution immédiate à Lille, et placé sous contrôle judiciaire en attendant un prochain jugement. La jeune fille, elle, devra rencontrer en septembre le délégué du procureur.

Source : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Seclin/actualite/Secteur_Seclin/2008/06/28/article_la-prostituee-cherchait-un-protecteur-au.shtml

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Jun 27

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Jun 27

En Albanie, la misère pousse des femmes seules et peu éduquées à exercer « le plus vieux métier du monde ». La prostitution est sévèrement réprimée par la loi, mais rien n’est fait pour sortir ces femmes de l’engrenage : elles sont obligées de vendre leur corps pour payer leurs amendes à l’État tout en assurant la subsistance de leurs enfants. Une enquête, un peu racoleuse, du quotidien Korrieri.

Autrefois elle fournissait le marché européen de la prostitution, aujourd’hui, l’Albanie connaît une augmentation substantielle du marché local du sexe. Selon les données officielles de la police et du Tribunal de Tirana, de janvier à mai 2008, le nombre de procès ayant pour objet la prostitution a doublé par rapport à la même période en 2007, où 7 femmes qui se faisaient commerce de leur corps avaient été condamnées. Elles étaient 17 en 2008. Le plus vieux métier du monde est en train de devenir un phénomène dangereux et très préoccupant pour la société albanaise et la morale des Albanais. C’est surtout à Tirana qu’il s’est propagé le plus rapidement et sa courbe est en constante progression d’une année à l’autre.

Une propagation concentrée dans la capitale

Dans la capitale, les prostituées ou les travailleuses du sexe, comme on les appelle, ont choisi les zones brassant le plus de circulation. Elles attendent les clients soit dans la zone du « Zogu i Zi », à l’entrée sud de la capitale, et en plein centre, près du Palais de l’Opéra et du Ballet, ainsi que dans la zone des Ambassades. Ces trois points chauds sont surveillés depuis des années par la police, qui les arrête à tour de bras, certaines à plusieurs reprises. Arrêtées pour « exercice de la prostitution », le procès de certaines « habituées du trottoir » est en cours.

Les données officielles du tribunal montrent que les prostituées appliquent presque toutes la même stratégie pour attirer leurs clients. Selon leurs déclarations données à la police et au tribunal, les clients viennent principalement des zones périphériques de la capitale ou bien d’autres villes, lorsqu’ils sont de passage à Tirana. Elles repèrent les hommes seuls dans les stations de bus et les abordent pour leur proposer leurs services moyennant paiement. Le client doit d’abord payer l’hôtel, « Driloni » ou « Dajti », c’est selon, puis la prostituée. C’est à ce moment-là qu’intervient la police qui arrête la prostituée, tandis que le client se défend d’avoir été abordé alors qu’il attendait son visa ou son bus. Bien que ce phénomène menace la morale de notre société, la condamnation des prostituées reste minime.

Une condamnation peu sévère

Des 17 décisions émises par le Tribunal de Tirana, depuis début 2008, la majeure partie des prostituées ont été condamnées par une amende, dont la valeur peut atteindre jusqu’à 8.000 euros. Compte tenu des très difficiles conditions de vie qui poussent ces femmes à vendre leur corps dans la rue, il leur est impossible de s’acquitter d’une telle somme, ce qui les incite à nouveau à reprendre du service, cette fois non pas pour assurer la nourriture de leurs enfants ou l’argent du loyer, mais pour payer l’État. Parfois, le tribunal les condamne à la prison ferme, c’est le cas de celles qui se trouvent devant le juge pour la seconde fois. Elles risquent dans ce cas jusqu’à six mois d’enfermement.

L’âge

Contrairement aux autres pays européens, où l’âge moyen des prostituées est de 25 ans, en Albanie la moyenne est très variable. En se référant aux chiffres officiels, l’âge des prostituées albanaises varie entre 17 et 50 ans. En avril 2008, une femme de 50 ans a été prise en flagrant délit de prostitution avec un homme âgé de 70 ans, qui lui a payé la somme de quelques 8 euros, elle a été condamnée à six mois de prison. La plupart d’entre elles sont de jeunes femmes autour de la trentaine, mais les jeunes de 18 ans ne manquent pas. Certaines affirment exercer un métier qu’elles ont choisi de leur plein gré, mais ce sont souvent des raisons économiques qui les poussent à arpenter les trottoirs dans l’attente des clients potentiels. Au fil de ces arrestations, la police a été rarement confrontée à des cas où les prostituées étaient victimes d’un proxénète.

L’origine géographique de ces femmes

Les prostituées punies pour leur activité illégale et immorale viennent de toute l’Albanie, mais surtout de Tirana et de ses banlieues. Les 17 femmes arrêtées en 2008 ont un très faible niveau d’instruction, certaines ont à peine obtenu le diplôme du premier cycle d’études obligatoires. Les femmes originaires de la ville de Durrës viennent en deuxième position et ont le même profil, ne leur permettant aucun autre moyen d’assurer leur survie. D’autres viennent des autres villes albanaises à Tirana en espérant y trouver une vie meilleure. Une bonne partie d’entre elles sont tombées dans la prostitution pour assurer la subsistance de leurs enfants, comme c’est le cas d’une d’entre elles qui, après son divorce et sans la moindre aide, a dû s’occuper seule de ses quatre enfants. A 42 ans, la prostitution était pour elle la seule issue.

Un large panel de prix

Le bénéfice financier des prostituées est relativement faible, il est souvent tributaire de l’âge et de l’apparence physique. L’argent confisqué par la police pendant les arrestations des femmes prises en flagrant délit de prostitution oscille entre 4 et 40 euros. La majorité des prostituées reçoit environ 8 euros par acte sexuel. Certaines ont pu percevoir jusqu’à 40 euros, comme une jeune de 26 ans, originaire de Peshkopie, dans le nord, qui avait deux clients simultanément. Si la police n’était pas intervenue, elle aurait eu 40 euros par deux autres clients. Les sommes qu’elles reçoivent en retour de leurs faveurs sont cependant dérisoires. Ce sont elles qui décident du tarif, auquel se rajoute le prix de la chambre entre 4 et 8 euros en moyenne.

Source : http://balkans.courriers.info/article10652.html

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Jun 27

Les récents coups de filet des enquêteurs de la Brigade de répression du proxénétisme se sont révélés juteux. L’exploitant de trois bars à hôtesses du Paris mondain amassant nuit après nuit les liasses d’euros de ses clients fortunés ainsi que la gérante d’un salon de massage parisien à “finition sexuelle” ont dû se rendre à l’évidence. Surpris en flagrant délit d’abriter des activités de prostitution, le premier a été écroué, la seconde est mise en examen. Naturellement, les établissements ont fermé leurs portes.

Depuis que le racolage est devenu un délit passible de 3.750 euros d’amende ou deux mois de prison, le plus vieux métier du monde a changé de visage. Les prostituées donnent de moins en moins dans l’ostentatoire des bordures des bois et des contre-allées, préférant exercer leur commerce dans des appartements privés, salons de massage et bars de nuit. En poste depuis trois ans à la direction de la Brigade de répression du proxénétisme (BRP), Guy Parent veille à ne laisser aucun terrain inoccupé par ses enquêteurs. “Si l’on ne surveille pas les salons de massage, par exemple, la prostitution se développera dans ce secteur.”

Salons de massage

Le massage comportant une “finition sexuelle” est une spécialité asiatique. Il fait partie d’une culture qui n’y voit ni honte, ni interdit. D’ailleurs, les salons abritant de telles pratiques ne s’en cachent pas. C’est sur le plus naturel des tons qu’on nous répond, au téléphone, que le massage peut être suivi d’un petit “plus”. Le défilé des hommes qui en sortent, l’air radieux, est un indice sérieux de l’orientation coquine du salon. “Il suffit de compter les clients et de les interroger à la sortie, indique Guy Parent. Certains nous disent combien ils ont payé et à qui ils ont remis l’argent.” Près de 40 % du prix versé par le client est empoché par l’exploitant. “Pour nous, ces filles sont des victimes, elles se laissent imposer des conditions de rémunération indécentes”, déplore le chef de la BRP. Munis de renseignements solides, les enquêteurs passent ensuite à la phase offensive. Ils interviennent en “flagrance”, surprenant les clients en tenue d’Adam et les filles en dessous éloquents, ils découvrent préservatifs, revues porno, écrans vidéo… “La réputation de ces salons cause préjudice aux instituts sérieux”, souligne le policier. De leur côté, les magistrats se montrent sévères à l’égard de cette forme de proxénétisme en constante progression. “Les tribunaux prononcent des amendes et peines de prison mixtes (ferme et sursis). “Les dossiers sont signalés au fisc avant qu’il ne soit trop tard pour saisir les fonds”, indique Véronique Degermann, chef de la section Criminalité organisée. En effet, aussitôt l’argent recueilli, il est renvoyé dans le pays d’origine de l’exploitant (la Chine dans la majorité des cas).

Bars à hôtesses

La prostitution des bars à hôtesses exécute une autre partition. Ici, rien n’est visible et encore moins avoué. L’objectif est de faire consommer le client qui désire avoir une relation sexuelle avec l’hôtesse. Celle-ci tire d’ailleurs l’essentiel de son “revenu” de cette incitation. L’homme “intéressé” par la fille doit atteindre un certain “score” : deux bouteilles de champagne à raison de 300 euros en moyenne la bouteille. L’hôtesse percevra environ 10 % sur le prix des consommations. “Des profits considérables sont dégagés sur le dos de ces jeunes femmes”, déplore Véronique Degermann. Des jeunes femmes dont la motivation essentielle est de gagner de l’argent… La relation sexuelle, payante, a lieu dans l’établissement ou à l’extérieur, dans un hôtel ou un appartement. L’hôtesse fixe le prix de sa “prestation” et garde l’intégralité des sommes.

C’est le groupe Cabaret de la BRP qui repère le manège sexuel, grâce aux rumeurs qui circulent au sein de l’établissement ou en observant les attitudes suspectes de clients et d’hôtesses. Le groupe d’enquête de la BRP prend le relais en investiguant et en procédant aux interpellations, le plus souvent en flagrant délit. “La loi nous oblige à une répétition, il faut au moins deux constatations d’activités pour que l’enquête soit validée, explique Guy Parent. Nous attendons que les clients sortent et les interrogeons. Nous effectuons aussi des perquisitions en pleine nuit.” Plusieurs clients et hôtesses ont ainsi été surpris durant leurs ébats sexuels au sein des trois célèbres bars parisiens.

Appartements privés

Les appartements privés sont aussi le refuge des prostituées de toutes nationalités (chinoises, africaines, brésiliennes, françaises) qui, pour arrondir leurs fins de mois, louent leur “garçonnière” à des collègues. Elles récupèrent ainsi une partie substantielle des gains de charme. Lorsqu’un studio de la rue Saint-Denis est loué 10.000 ou 15.000 euros par mois, les enquêteurs présument qu’il abrite une activité de proxénétisme. Ce “proxénétisme immobilier” est mis à jour grâce aux dénonciations de voisins ou via des informateurs. La prostituée qui agit de la sorte n’est plus une “victime”, elle tombe sous le coup des sanctions du proxénétisme.

Les réseaux internationaux

La priorité des policiers de la BRP est de démanteler les réseaux à connotation internationale (pays de l’Est, Afrique, Asie). Le 18e arrondissement, par exemple, est connu pour ses réseaux de proxénétisme africain, particulièrement surveillé par la police urbaine de proximité. Faute d’atteindre la tête du réseau, ce sont les intermédiaires qui accompagnent les jeunes femmes qui sont arrêtés et sévèrement condamnés. “Nous luttons contre ces structures qui asservissent les femmes physiquement et financièrement”, souligne Guy Parent.

La chasse aux webmasters proxénètes

L’Internet est un moyen idéal pour recruter des prostituées, notamment étrangères. C’est la raison pour laquelle les services de la police judiciaire opèrent une surveillance permanente du réseau. L’éditeur d’un site Web, support d’une activité de prostitution, peut être poursuivi pour proxénétisme. L’an dernier, le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné à quatre mois de prison avec sursis un informaticien qui avait créé les sites de plusieurs prostituées. L’article 225-5 du Code pénal assimile à une activité de proxénétisme le fait “d’aider, d’assister ou de protéger la prostitution d’autrui de quelque manière que ce soit”. Si l’éditeur se trouve en Europe, il peut être poursuivi grâce au mandat d’arrêt européen conduisant à l’extradition du ressortissant en direction de la France. “Le webmaster risque 10 ans de prison, rappelle Guy Parent. On en arrête plusieurs dizaines par an.”

De nombreux sites de proxénètes se dissimulent sous des appellations anodines (rencontres, soirées…) rendant leur identification plus délicate. Dès lors qu’il propose des services à caractère sexuel moyennant rémunération, le site tombe sous le coup du racolage. “Le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération est puni de deux mois d’emprisonnement et de 3.750 euros d’amende “, dit l’article 225-10-1 du code pénal. Les tribunaux sont partagés. “Les magistrats qui condamnent ces sites entendent lutter contre la dérive de l’Internet trottoir virtuel”, explique Guy Parent.

Source : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/salons-de-massage-internet-les-nouveaux-refuges-du-proxenetisme/1597/0/256302

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