Rome/Lugano - Réalisée au Tessin, une étude scientifique dévoile les goûts et les perversions des clients des prostituées dans le canton du sud des Alpes. Elle vient d’être présentée à Rome au Congrès européen de la sexologie.
Pendant plus d’un an, le CASI (Clubs associés de la Suisse italienne), l’organisme qui regroupe les principaux établissements nocturnes du Tessin, a sondé les coulisses de la prostitution dans les principales villes de Suisse italienne.
Menée en collaboration avec le Centre interdisciplinaire pour la recherche en sexologie de Gênes (I), sous la houlette du crimonologue tessinois Michel Venturelli, l’étude a suscité un grand intérêt cette semaine à Rome lors du congrès européen de la sexologie.
La recherche avait pour thème l’identité sexuelle masculine au travers des demandes, exigences et désirs des clients des “belles de nuit”. L’étude s’est basée sur les réponses fournies à un questionnaire soumis à une centaine de professionnelles exerçant dans des établissements nocturnes tessinois.
“Certains résultats sont surprenants et révèlent des tendances insoupçonnées parmi les clients des prostituées”, explique Michel Venturelli. La grande partie d’entre eux (80%) a entre 30 et 40 ans et demande des relations sans préservatif. Une requête rejetée par plus de 90% des péripatéticiennes. Qui refusent aussi que le rapport avec le client se transforme en fréquentation privée.
Parmi les requêtes les plus insolites, les jeux sado-maso ou fétichistes sont légion. “Après sept ans de ce travail, aucune demande ne me choque plus” répond une prostituée à une des questions de l’enquête.
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