L’ancien policier tenait une maison de passe Colloque à Lyon le 4/6/2008 : Rapports sexuels et transactions marchandes
avr 18

Craignant pour la sécurité du public, la Régie des alcools ferme pour 75 jours un bar de danseuses de la rue Ontario, où les armes à feu et la prostitution étaient tolérées mais où les policiers et les témoins gênants n’étaient pas les bienvenus.

La police s’intéressait depuis 1996 au Sexe Mania, situé près de la station de métro Frontenac, dans Centre-Sud.

De 1996 à aujourd’hui, les policiers ont constaté que le bar était fréquenté par l’entourage des Hells Angels et la clique des Syndicates, d’ex-membres de gangs de rue entrés au service des motards.

En 2007, pour confirmer que les armes étaient permises à l’intérieur, des agents en civil se sont présentés ar més sans s’identifier et ont pu entrer, même quand les employés voyaient leurs armes.

Un portier a même palpé l’arme fixée à la cheville d’un agent d’infiltration avant de le laisser passer sans plus de questions. «Je fais juste checker pour checker», a dit le portier au faux client.

Tabassé aux toilettes

La clientèle semblait aussi avoir une dent contre les forces de l’ordre.

En décembre 2001, un agent qui fréquentait le cabaret d’effeuilleuses depuis des années dans ses temps libres a été battu dans les toilettes par trois clients.

En novembre 2006, des clients tout juste sortis du bar ont agressé un homme au Tim Hortons voisin parce qu’ils croyaient à tort qu’il s’agissait d’un policier en civil rôdant près du Sexe Mania.

Les criminels n’aimaient pas non plus que des clients «ordinaires» assistent à leurs activités.

Après une tentative de meurtre à l’intérieur du bar reliée aux Syndicates, en mars 2007, des fiers-à-bras des motards ont retracé jusqu’à Lachine un ado de 17 ans qui avait assisté au crime en buvant tranquillement (et illégalement) sa bière dans l’établissement.

On lui avait fait comprendre qu’il avait vu quelque chose qu’il ne devait pas voir.

À l’été 2006, la police a aussi constaté qu’un jeune pimp de race noire avait sous son contrôle deux prostituées de 18 ans qui travaillaient à partir du Sexe Mania.

«La sécurité et l’intégrité du public ne sont pas négociables […]. Il faut prendre tous les moyens légaux pour protéger la sécurité du public», écrivent les régisseurs André J. Chrétien et Michel Gougeon dans leur décision datée du 8 avril qui suspend temporairement le permis de l’entreprise.

Source : http://www2.canoe.com/infos/societe/archives/2008/04/20080418-080701.html

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