Belgique : Recrutement de prostituées sur internet La législation de la prostitution en Europe
Mar 28

Si la prostitution a délaissé les trottoirs brestois, le trafic a pris d’autres formes. « On ne le voit plus, mais il est toujours là. La demande reste forteInternet, notamment, regorge d’annonces. Elles concernent aussi bien les hommes que les femmes. Étudiants ou personnes à la recherche d’un emploi », indique Nelly Priol, responsable de l’antenne finistérienne du Nid (*).

Actuellement, il suffit de quelques « clics » pour trouver une « offre » ou poster la sienne sur Internet. Certains sites d’annonces gratuites ont même leur répertoire spécial Massages, Erotica et autres services d’Escort. Des dizaines de propositions de jeunes hommes et femmes, concernant Brest, sont ainsi en ligne : « jeune et jolie étudiante de 22 ans, escortant sur Brest » ; Jeune homme blond propose massages sensuels pour hommes, femmes… » ; « jeune fille 19 ans, masseuse avec finition »…

« Avec Internet, les choses ont beaucoup changé. La communication a explosé. C’est un facteur de facilité pour se prostituer. Certains jeunes hommes ou femmes ne se seraient jamais mis sur le trottoir », poursuit Nelly Priol.

Entre ignorance et solitude

Manque d’argent et délaissement des familles peuvent, en partie, expliquer la prostitution estudiantine. « Il y a des situations dramatiques chez les étudiants. Certains sont en totale rupture familiale. D’autres n’ont pas de quoi payer leurs frais de santé ou de quoi manger », expose Géraldine Quivouron, la présidente de la LMDE Finistère (mutuelle étudiante). Elle pointe, également, la détresse psychologique de certains jeunes. « Il y a un gros manque dans le suivi à l’université. Il faudrait renforcer la médecine préventive. Avoir des espaces de discussions et de rencontres. »De son côté, Nelly Priol regrette l’absence d’éducation, d’information et de prévention. « Le problème, c’est que la prostitution reste un sujet tabou. On n’en parle pas. Ces jeunes ne peuvent pas se rendre compte du danger. Même si notre société ne veut pas le reconnaître, la prostitution est une conduite à risque. Au même titre que se droguer. C’est un engrenage terrible. Quand on commence, il est difficile de s’arrêter. Et les conséquences peuvent être très graves Les gens qui se prostituent souffrent. »Le premier cas de prostitution estudiantine rencontré par l’antenne locale du Nid remonte à 2005. « Il s’agissait d’un jeune homme. Il avait proposé ses services pendant ses études. Il nous a appelés pour en parler. » Depuis, le phénomène a pris de l’ampleur. Il n’existe, pourtant, aucun chiffre précis. « On en parle, effectivement, de plus en plus. C’est vraiment triste. Il faut comprendre que si la prostitution existe, c’est que la société ne fait rien pour l’endiguer. Pire, elle l’autorise ».

J. P.

(*) Mouvement du Nid : 02 98 25 88 58 ou bretagne-29@mouvementdunid.org. Le Nid intervient depuis 70 ans auprès des personnes qui se prostituent. « Nous les écoutons. Nous essayons de les aider à sortir de la prostitution. Mais aussi du silence. Certaines personnes se sont prostituées et ne le font plus. Mais elles souffrent toujours. Leur vie est bouleversée. Leur rapport à l’autre aussi ».

http://www.brest.maville.com/-La-prostitution-reste-un-sujet-tabou-/re/actudet/actu_loc-605474——_actu.html

3 Réponses à “« La prostitution reste un sujet tabou »”

  1. Roger Dit:

    Toujours la lecture “miserabiliste” du Nid :Lorsque la prostitution sort par la porte elle rentre par la fenetre En ce moment je suis en Espagne invasion des roumaines qui maintenant entrent legalement 100 euros mois quand du travail en Roumanie ici dans les “clubs” 6000 a 9000 euros par mois y a pas photos ¡
    et peu semblent forcees a venire sauf ce motif “economique” l”argent part toutes les semaines au pays par western-union non imposable puisque commele Nid personne ne veut reglementer ce travail “au noir” Mais pour certains c”est certainement plus convivial que sur internet et plus securisant pour la fille Alors quant ouvretons les Maisons en France ¿¿¿¿¿¿

  2. sociologue Dit:

    Mais oui la lecture “miserabiliste” empeche l·analyse profonde du phenomene
    et on se fait plaisir Exemple FR 2 etait venu faire un reportage sur les clubs de la frontiere espagnole Il a ete procede a un long interview de certaines filles a condition d·etre “floutees” du visage ,elles ont repondu aux questions et affirmer leur liberte de travailler ici et leur motivation principale Le fric et la misere au pays d·origine le besoin de faire vivre leurs familles etc et bien cela n·est pas passe meme un court extrait surement que ce n·etait pas assez geignant et miserabiliste c·est ce qui peu passer dans les medias les filles ne peuvent etrec que battues et forcees meme si cela existe ce n·est pas majoritaire et la police espagnole a vite fait de le remarquer vu la grande visibilite du phenomene

  3. sociologue Dit:

    Tres peu connaissent les propositions de loi adoptees par le parti socialiste
    francais pour prohiber la prostitution et punir les clients on peut avoir des opinions mais pourquoi les cacher Segolene c”est bien garde d”en parler dans sa campagne!

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