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mar 31

CINEMA BIS: PROSTITUTION

Vendredi 4 Avril 2008 - 20h00 - SALLE GEORGES FRANJU de la Cinémathèque Française
51, rue de Bercy, PARIS

20h00

Angel
de Robert Vincent O’Neil
Etats-Unis/1984/94′/VOSTF/35mm

Avec Cliff Gorman, Susan Tyrell, Donna Wilkes, Rory Cahloun.

Une lycéenne modèle de quinze ans se transforme en prostituée la nuit sur Hollywood Boulevard. Elle devient la proie d’un serial killer nécrophile.

22h00

Emmanuelle et les filles de Madame Claude
(La via della prostituzione)
de Joe D’Amato
Italie/1978/80′/VF/35mm

Avec Laura Gemser, Gabriele Tinti, Venantino Venantini, Ely Galleani.

Une jeune journaliste découvre un sombre trafic international de femmes.

Le thème de la prostitution a inspiré de nombreux chefs-d’œuvre du cinéma et de la littérature. Le plus vieux métier du monde a aussi engendré des œuvres plus discrètes dans le créneau du cinéma d’exploitation sexy, avec des préoccupations sociologiques ou féministes servant de prétexte plus ou moins assumé au racolage des spectateurs masculins. Angel est un petit fleuron du cinéma américain des années 80 directement destiné aux salles de la 42ème rue à New York. Son réalisateur, Robert Vincent O’Neil, débuta sa carrière avec des petits films d’horreur ou d’action fauchés, parmi lesquels Blood Mania (thriller érotique inédit en France mais distribué en Belgique sous le titre Pornomania) et Wonder Women, sympathique film d’action au féminin tourné aux Philippines. Il semblerait que O’Neil soit un des rares « women’s director » de la série Z. Il est également connu pour avoir écrit le scénario de Vice Squad (Descente aux enfers) de Gary A. Sherman, éprouvant polar urbain situé dans le monde de la prostitution qui préfigure Angel et proposait un inoubliable personnage de maquereau psychopathe. Angel sera suivi d’une suite un an plus tard, Avenging Angel, dans laquelle Molly, la prostituée mineure du premier film, se transformait en justicière de la nuit. Le titre français en était La Vengeance de l’ange, à ne surtout pas confondre avec le génial L’Ange de la vengeance d’Abel Ferrara. Il y eut aussi en 1988 un Angel III réalisé par Tom De Simone, un ancien du porno reconverti dans la série B. Dans un registre beaucoup moins réaliste, Emanuelle et les filles de Madame Claude est le dernier film de la série des « Black Emanuelle » interprété par Laura Gemser et réalisé par Joe D’Amato. Le duo infernal du cinéma bis érotique italien nous propose cette fois-ci une enquête très documentée sur les réseaux internationaux de prostitution et la traite des blanches par des marchands d’esclaves du 20ème siècle. Certaines scènes du film tournées à New York sont empruntées à Viol sous les Tropiques (Emanuelle e gli ultimi cannibali) et l’on retrouve avec beaucoup de plaisir tous les ingrédients qui firent le succès des aventures de Black Emanuelle autour du monde : la musique de Nico Fidenco, l’absence de scrupules de Joe D’Amato, la plastique irréprochable de Laura Gemser, le charme viril de Gabriele Tinti.

Source : Cinémathèque

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