Des prostituées bruxelloises se plaignent des caméras Un gang de policiers véreux tombe près de Madrid
mar 25

Alors que les Assises pour les droits des prostitués viennent de se tenir à Paris, une centaine de personnes ont défilé dans les rues de la capitale pour réclamer un statut reconnu par la loi.

Sous des parapluies rouges ou brandissant des pancartes aux slogans évocateurs – « Plus de caresses, moins de CRS » –, ils étaient une centaine d’hommes et de femmes, en majorité prostitués de profession, à défiler entre la place Pigalle et le Centre Beaubourg à Paris. L’enjeu principal était de demander l’abrogation de la loi sur la sécurité intérieure, votée en mars 2003 sur proposition de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Par cette loi, le racolage passif est devenu un délit passible d’emprisonnement. « Cette mesure répressive a eu des conséquences dramatiques sur nos vies, notre santé et nos conditions de travail : rafles et contrôles policiers qui obligent à travailler dans des endroits isolés, confiscation des préservatifs, racket et violence accrue », explique Jean-François, alias Maîtresse Nikita, cofondatrice de l’association les Putes, à l’origine du mouvement.

Stigmatisation

Autre revendication des manifestants : mettre fin « au racisme, au mépris et au misérabilisme dont nous sommes victimes », explique Kahina, 23 ans, prostituée depuis deux ans. « Il faudrait qu’on arrête de nous prendre pour des victimes. Il ne faut pas confondre la prostitution, c’est-à-dire la prostitution libre et les réseaux d’esclavage, les réseaux de traite d’êtres humains », avance également Maîtresse Nikita, qui plaide pour un statut professionnel reconnu, comme c’est le cas en Suisse, où la prostitution est légale. « Surtout, nous œuvrons pour le développement durable… du couple », conclut avec malice Kahina.

Edition France Soir du mardi 25 mars 2008 n°19754 page 11

http://www.francesoir.fr/societe/2008/03/25/sexe-les-prostituees-manifestent.html

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