REPORTAGE AUDIO
“Putes mais pas soumises”. C’était le mot d’ordre de la manifestation des prostituées, samedi en début d’après-midi, place Pigalle à Paris. Cinq ans après l’entrée en vigueur de la loi contre le racolage passif, les prostituées, mais aussi les associations qui les défendent, estiment que leur situation a empiré.
Une centaine de personnes, en majorité des prostitués, ont manifesté samedi dans les rues de Paris pour réclamer notamment l’abrogation de la loi réprimant le racolage passif et la création d’un statut pour les travailleurs du sexe. Sous des parapluies rouges, les prostitués, hommes, femmes et transgenres, ont défilé entre la Place Pigalle et le centre Beaubourg derrière une banderole, rouge aussi, où était écrit “Rendez-nous nos trottoirs”, en scandant des slogans comme “Prostitué, c’est un métier, laissez-nous l’exercer”, ou “On est belles, on est rebelles, des +salopes+ professionnelles”.
“Nous demandons l’abrogation de la loi sur la sécurité intérieure (de 2003) et un statut de travailleuse du sexe”, a déclaré Maîtresse Nikita, perruque noire et hauts talons, de l’association Les Putes et du collectif Droits et prostitution, à l’origine de cette manifestation. “Nous sommes obligées de travailler sur internet, de nous cacher alors qu’il y a une hypocrisie au niveau législatif car la prostitution n’est pas réprimée mais les moyens pour l’exercer le sont”, a-t-elle ajouté. “La loi de 2003 n’a fait qu’augmenter l’insécurité en développant les réseaux de proxénétisme et en rendant plus difficile l’accès aux soins. Dans la rue, c’est moins risqué”, a déploré Sabrina, jean moulant, veste rose et perruque blonde.
http://www.rtl.fr/fiche/74471/les-prostituees-manifestent-a-pigalle.html
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