Un gang de policiers véreux tombe près de Madrid A la télévision : “PROSTITUTION : LA FILIERE THAï” sur Planète
mar 06

Une jeune femme qui se cachait à Lausanne a été arrêtée le 25 janvier dernier. Célèbre en Grande-Bretagne et en France, où elle a dirigé une agence internationale de charme, elle encourt une extradition.

Laura S., 27 ans, se croyait à l’abri à Lausanne. Escort girl d’origine hongroise et allemande, elle a dirigé ces derniers mois une agence de call-girls active sur Paris. Bien connue des polices françaises et britanniques (lire ci-dessous), elle vient de faire les frais de la collaboration judiciaire entre la France et la Suisse.

A la demande d’un juge parisien, cette jeune directrice d’une agence de charme a été arrêtée, le 25 janvier dernier, par la police vaudoise, sur ordre de l’Office fédéral de la justice. Elle est aujourd’hui incarcérée à Lonay. «Laura S. a été condamnée deux fois en France. Elle se trouve désormais en détention en vue de son extradition», précise Folco Galli, porte-parole de l’Office fédéral de la justice.

En Suisse, contrairement à la France, le proxénétisme n’est pas condamnable. Alors, comment expliquer cette collaboration entre Berne et Paris? «Nous devons vérifier si les faits pour lesquels elle a été condamnée en France sont aussi punissables en Suisse», explique Folco Galli.

Proxénétisme aggravé

A priori, les faits reprochés à Laura S. dépassent la simple prostitution. Le 20 octobre 2003, le Tribunal de grande instance de Paris a condamné, par défaut, Laura S. à une peine de 3 ans de prison et à une amende de 100?000 euros pour proxénétisme aggravé. Elle aurait, notamment, menacé ses employées qui ne lui versaient pas 40% de leurs gains. Elle leur aurait dit que son «compagnon allait intervenir» si elles ne versaient pas leur dû.

Le 28 octobre 2004, le même tribunal a condamné Laura S. à une peine de 5 ans de prison et à 20?000 euros d’amende pour avoir recruté des jeunes femmes comme escort sans leur préciser la nature réelle du travail. Celles-ci, qui n’avaient jusqu’alors jamais eu recours à la prostitution, s’en étaient aperçues. Ayant refusé le travail proposé, elles auraient été menacées de violences.

Le milieu est inquiet

Dans le milieu de la prostitution de luxe lémanique, la nouvelle de l’arrestation de Laura S. alimente toutes les craintes. Active en France, et sur Paris en particulier, une directrice d’agence d’escort girls s’inquiète: «Je pensais que mes activités étaient protégées en Suisse. Moi aussi je travaille sur Paris et je passe des annonces dans les grands journaux français. Les policiers suisses ne vont pas quand même m’arrêter moi aussi?»

Pour la patronne d’une autre agence bien connue sur la place genevoise, «la France, c’est terminé! Les contrôles sont trop graves pour nos affaires. Même les portiers des hôtels dénoncent les filles.»

Alex*, qui gère un site d’annonces d’escort en Suisse, se veut rassurant pour les agences basées en Suisse: «Laura S. était recherchée depuis longtemps par la police. Elle n’était pas réglo avec ses filles.» Un avis partagé par Fionna*. Cette trentenaire a quitté le monde des escort girls depuis deux ans. Elle se souvient bien de Laura S. A sa demande, elle avait servi de mule à Paris. Sa mission avait consisté à chercher de l’argent en France pour le ramener à Lausanne. Au final, Fionna s’est fait pincer par la police parisienne qui l’a relâchée en échange d’informations sur Laura S. «Depuis, j’ai toujours cherché à la fuir. Elle ne faisait que mentir aux filles.»

http://www.24heures.ch/pages/home/24_heures/l_actu/vaud/detail_vaud/(contenu)/201958

2 Réponses à “Laura S., une célèbre escort girl allemande, dort en prison à Lonay”

  1. Dan Dit:

    Etant moi-même gérant d’une agence suisse et ayant eu quelques “petits déboires” (et c’est peu dire) avec la justice française dans le passé, ceci alors même que depuis des lustres nous nous interdisons toute activité sur le territoire national français (y compris outre-mer), je puis vous confirmer que toute agence, si honnête et correcte soit-elle, a l’interdiction formelle d’agir en France et ceci même en opérant d’un pays où cette activité est légale.

    Toutefois, l’attitude des autorités de mon pays m’étonne sur le cas Laura S., le proxénétisme n’étant même pas cité dans notre code pénal. En Suisse, c’est la traite des êtres humains et la contrainte à la prostitution qui est réprimée et ceci, à mon sens, à juste titre et aussi durement qu’en France.

    [je cite]

    Art. 195 du Code Pénal suisse

    3. Exploitation de l’activité sexuelle.

    Encouragement à la prostitution

    Celui qui aura poussé une personne mineure à la prostitution,

    celui qui, profitant d’un rapport de dépendance ou dans le but de tirer un avantage patrimonial, aura poussé autrui à se prostituer,

    celui qui aura porté atteinte à la liberté d’action d’une personne s’adonnant à la prostitution en la surveillant dans ses activités ou en lui en imposant l’endroit, l’heure, la fréquence ou d’autres conditions,

    celui qui aura maintenu une personne dans la prostitution,

    sera puni d’une peine privative de liberté de dix ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

    [fin de citation]

    A mon humble avis et n’étant bien entendu pas au fait des détails du dossier, l’activité de Laura S. ne relève donc pas de l’article 195 du Code Pénal suisse. Son arrestation me semble pour le moins “étrange” et son extradition me paraît exclue car les faits reprochés à Laura S. ne sont PAS punissables en Suisse. Bien entendu sous réserve que Laura S. n’ait ni contraint, ni poussé, ni maintenu une personne dans la prostitution, ce que la justice suisse se devra d’éclaircir.

    A ce propos, l’interprétation de l’article 195 du Code Pénal est pour le moins claire. En effet, en Suisse, une escort doit impérativement conserver sa condition d’indépendante et ceci même si elle désire s’offrir les services d’une agence. L’agent reste mandataire et l’escort mandate. L’agent est rétribué par l’escort et jamais le contraire. De plus, aucune forme de pression de quelque sorte que ce soit ne doit être exercée sur l’escort, elle est libre de refuser ou d’accepter les « missions » proposées. Quant aux commissions, il semble que la Brigade des Moeurs à Genève admette 40% mais qu’un montant supérieur pourrait relever de l’usure. Des commissions non payées relèvent quant à elles de la récupération de créance par voie légale (autant dire impossible dans la majorité des cas) et tout autre forme d’intimidation serait malvenue en ce sens.

    Bref, si l’agent se confine à son rôle et si la relation avec ses mandantes est correcte, je ne vois pas par quel miracle ou interprétation de l’article 195 Laura S. pourrait être extradée sur la France. A moins qu’il y ait quelques petites pressions … mais nooooon, là je rêve ;-) … Après la Suisse « repère des criminels fraudeurs du fisc Allemand », la Suisse « plus grand lupanar d’Europe » (sic !), voici la Suisse « pourfendeur des proxénètes allemands agissants en France depuis la Suisse » !

    Ce qui me fait toujours rire (jaune !) dans notre pays, c’est que des journaux tels que « 24h » (source de votre information) et plus particulièrement « Le Matin » et « La Tribune de Genève », pour ne citer que les quotidiens romands, font leur beurre sur des pages entières dédiées aux annonces de salons de massage et d’escort (annonces toujours payées cash et d’avance !), mais ne se gênent pas pour faire la une avec des informations telles que l’arrestation de Laura S. et ceci sans même un commentaire relatif au droit suisse (qui est pourtant on ne peut plus clair)… cherchez l’erreur !

    Il est possible que Laura S. n’ait pas été « réglo » avec les escorts de son agence, mais toute cette histoire « pue » le règlement de compte et la jalousie. Le ton de l’article cité me fait penser à celui de quotidiens français (« le milieu » par exemple … pourquoi pas la mafia !) et son ignorance du droit suisse est surprenant.

    Quant à certaines gérantes d’agences qui interviennent en France et « tombent des nues » selon l’article, elles seraient bien avisées de se procurer un exemplaire du code pénal français ! Tout aussi stupides et hypocrites que soient ces lois qui ne font aucune différence entre prostitution contrainte et librement consentie, nous nous devons de les respecter. Peut-être bien que si aucune agence au monde n’agissait désormais en France … non, mais là je rêve encore ;-( … Déjà que je dois expliquer tous les jours à de « pauvres » clients français pourquoi ils ne peuvent bénéficier des services d’une agence dans leur beau pays ! Remarquez les « tours operators » de l’Est ne se gênant pas, il y de quoi ne rien comprendre.

    Un seul conseil pour mes chers « confrères » : refusez systématiquement toute « mission » sur France et vous n’en dormirez que mieux … il y a bien d’autres beaux pays plus tolérants … la Suisse et l’Allemagne par exemple ;-)

  2. Dan Dit:

    ERRATA

    En fait ce ne sont pas les journalistes suisses qui ne connaissent pas les lois de notre pays, mais, bien plus inquiétant, l’Office Fédéral de la Justice :

    “En Suisse, contrairement à la France, le proxénétisme n’est pas condamnable. Alors, comment expliquer cette collaboration entre Berne et Paris? «Nous devons vérifier si les faits pour lesquels elle a été condamnée en France sont aussi punissables en Suisse», explique Folco Galli.”

    Monsieur Galli serait bien avisé de relire le code pénal à son article 195 !!!

    Mais bon, une fois encore il est possible que des formes de contraintes soient retenues contre Laura S. … mais alors que dire de toutes les filles de l’Est qui sont engagées à Genève dans des cabarets en tant que “artistes” (le fameux permis L) et qui toutes se prostituent (contrainte éconiomique?) alors que la Suisse n’autorise cette activité que pour les ressortissantes des 25 premiers états de l’EU, ceci relevant du code du travail et de nos accords bilatéraux (et non pas d’une notion morale ou de justice).

    Je précise que je ne connais pas Laura S. mais que son arrestation me semble simplement totalement injustifiée. Affaire à suivre …

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