Trafic d’êtres humains: vers la création en Russie d’un centre de coordination (intérieur) Euro-2008: l’Autriche sereine sur la prostitution
fev 15

pro_pr_240806.jpg“J’ai vendu mes pieds et mes jambes dans des restaurants et des fast-food pour un smic, j’ai vendu mes mains, mes bras dans des hotels minables et des centres de vacances, j’ai vendu mon dos dans un garage, j’ai vendu tout ça pendant des années pour le smic[…] ben je le vends mon sexe, ça me fatigue moins. Je vends mon sexe parce que le travail me fait vomir, et là je travaille peu pour assez d’argent. Je vends mon sexe parce que le patron ne me coince plus toute seule avec lui dans l’atelier en me faisant comprendre que le contrat de travail sous-entendait autre chose. Je vends mon sexe parce que les hommes dans le travail salarié ont voulu m’humilier et cette violence est incomparable à celle du travail de pute. Je vends mon sexe parce que je ne veux pas mettre mon réveil le matin. Je vends mon sexe parce que si j’ai pas envie d’y aller, j’y vais pas. Je vends mon sexe parce que je suis une libertaire autonome, parce que j’ai parfois fait du sexe sans désir pour autre chose que de l’argent et je crois que c’est utile dans une société libre, parce que comme féministe je veux disposer librement de mon corps et la prostitution m’en laisse plus la possibilité que les autres boulots que j’ai pu faire.”

Source : http://endehors.org/news/lyon-soiree-autour-de-la-prostitution-et-du-travail-du-sexe

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