Des prostituées bruxelloises se plaignent des caméras Un gang de policiers véreux tombe près de Madrid
fev 15

Récapitulatif des courtisanes françaises, réelles ou non, qui ont marqué l’histoire en prouvant combien elles savaient ce que liberté sexuelle voulait dire. D’une certaine façon, elles méritent bien un hommage.

Ce ne sont évidemment pas de bons exemples pour la jeunesse. Ces femmes libres payaient leur liberté en se livrant à la prostitution de haut vol. Mais elles avaient des caractéristiques amusantes.

1. La Dame aux Camélias (Marie Duplessis, 1824-1847)
Elle portait toujours à la boutonnière un camélia de couleur blanche, ce qui lui valut son surnom… Sauf quelques jours par mois. La fleur était alors de couleur rouge, et ses amis comprenaient le message. Une pièce d’Alexandre Dumas fils la rendit célèbre dans le monde entier.

2. Valtesse de la Bigne
(Lucie Emilie Delabigne, 1848-1910)
Son “centre du plaisir” était abondamment ombragé du plus beau rouge de Venise et elle avait, malgré la froideur de ses sentiments et la distance qu’elle conserva toujours à l’égard du sexe ennemi, le don physiologique bien curieux d’être constamment “prête pour l’amour”.

3. Lola Montès (Maria Dolorès Elisa Rosanna Gilbert, 1818-1861)
Sa vie fut incroyablement romanesque : elle eut pour amants la plupart des têtes couronnées de son temps et fut un moment la favorite de Louis II de Bavière. Peu avare de ses charmes, elle apparut un soir dans un petit salon, le visage dissimulé sous un masque de carnaval, à peine vêtue d’une paire de bottes dans lesquelles elle avait glissé une cravache… Les spectateurs furent éblouis par “ses petits seins gonflés à la voluptueuse sensibilité…

4. La Présidente (Aglaé-Joséphine Savatier, 1822-1889)
On peut l’admirer nue et de marbre au Musée d’Orsay, immortalisée par le sculpteur Jean-Baptiste Clésinger dans son oeuvre La femme piquée par un serpent (Illus). Un critique de l’époque trouva que “cette femme piquée par un serpent n’exprime pas le moins du monde la douleur […], mais les convulsions du plaisir.

5. La Païva (Thérèse Lachmann, marquise de Païva, 1819-1884)
Elle naquit dans le ghetto de Moscou en 1819. Après des débuts dans la galanterie, elle épousa en juin 1851 le marquis Albino-Francesco de Païva-Aranjo. Le lendemain de ses noces, elle aurait dit à son mari : “Vous avez voulu coucher avec moi et vous y êtes arrivé en faisant de moi votre femme. Je voulais une position sociale et je l’ai, mais votre femme n’est qu’une prostituée… Retournez au Portugal ! Je resterai ici avec votre nom et je continuerai à faire la putain.

6. La Belle Otéro
(Caroline Otéro, 1868-1965)
Née vers 1868 en Galicie, on la décrivait comme une “femme aux lèvres sanglantes, aux cheveux noir corbeau pleins de luxuriants ondoiements…” elle fit profiter de ses grâces la plupart des souverains de l’époque - Edouard VII, Léopold II de Belgique, Nicolas II de Russie, Alphonse XIII d’Espagne, le Shah de Perse - avec qui elle appliquait à la lettre sa devise : “La fortune ne vient pas en dormant… seule.

7. La Barucci (Giulia Benini, 1837 ?-1870 ?)
Elle promit une nuit d’amour “gratuite” à un jeune officier, si celui-ci oserait se promener nu sous ses fenêtres, avenue des Champs-Elysées. Ce qu’il fit, à cheval, à la tête de ses troupes. Cela devait en valoir la peine.

8. La Castiglione (Virginia Oldoini, comtesse Verasis di Castiglione, 1837-1899)
Une grande partie du charme de cette belle espionne tenait à un petit détail, rapporté par Horace de Viel-Castel : “sa gorge est vraiment admirable ; elle se dresse fièrement comme la gorge des jeunes Mauresques ; les attaches n’ont pas de plis ; en un mot, les deux seins semblent jeter un défi à toutes les femmes.

9. Mata Hari (Marghareta Geertruda Zelle, 1876-1917)
Espionne au service de l’Allemagne, elle fut surtout “danseuse nue”. Son spectacle de “danses indiennes” se terminait toujours de la même manière : “Elle jette au loin les ornements qui cachent ses seins. Puis nue, démesurément grande et blanche, elle s’allonge immensément, toute droite dans les ténèbres…

10. Nana
(personnage de roman, fille de Gervaise et de Lantier)
Pour son roman, Emile Zola a sans doute essayé de faire la synthèse de tous les personnages réels que nous venons de croiser pour dresser le portrait de son héroïne. Sa première apparition sur la scène de théâtre, est une révélation : “elle était nue avec une tranquille audace. Une simple gaze l’enveloppait ; ses épaules rondes, sa gorge d’amazone dont les pointes roses se tenaient levées et rigides, comme des lances, ses larges hanches qui roulaient dans un balancement voluptueux, ses cuisses de blonde grasse, tout son corps se devinait, se voyait sous le tissu léger, d’une blancheur d’écume.”

http://sexe.fluctuat.net/blog/28834-10-courtisanes-francaises-exuberantes.html

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