
Plus d’information sur le concept du FKK
Fermé mercredi par la police, le plus grand salon de massage de Suisse romande risque de ne pas rouvrir. Pour la deuxième fois en deux ans, l’établissement accueillait des hôtesses sans autorisation de séjour. Le Club est menacé de fermeture définitive.
Les amateurs de sexe tarifé vont être déçus: selon nos informations, le plus grand salon de massage de Suisse romande, fermé mercredi après une descente de police, pourrait apprendre en début de semaine prochaine qu’il a l’interdiction de rouvrir ses portes. Le Club - c’est son nom -, qui occupe près de 2000 m2 à Roche (VD), paierait ainsi au prix fort le fait d’avoir accueilli douze hôtesses sans autorisation de travail en Suisse, dont six en situation irrégulière.
L’établissement risque une telle sanction car il a déjà eu affaire à la police l’an dernier. En mai, à la suite d’un contrôle, les policiers avaient constaté que quinze femmes sans autorisation de séjour se prostituaient. Par ailleurs, «le registre du salon n’était pas à jour», précise le porte-parole Jean-Christophe Sauterel. Pourquoi le salon avait-il pu rouvrir? «Le gérant avait entrepris les démarches nécessaires pour être en règle», répond Marc Tille, chef de la police cantonale du commerce.
Le gérant en question, Jürg Steiger, a-t-il de nouveau fauté? «Pas du tout, répond le principal intéressé. Il n’y a tout simplement pas de prostituées dans mon établissement. C’est un centre de divertissement. Les clients, hommes ou femmes, paient un droit d’entrée de 80 francs. Cela leur donne accès aux jacuzzi, sauna, solarium, salles de jeu, bar et aux chambres.» Et que font-ils dans ces chambres? Ils jouent aux cartes? «Cela ne me regarde pas.»
Des filles nues, les jambes écartées
Selon Jürg Steiger, aucune prostituée ne travaille dans le salon. Le site Internet du Club montre pourtant plus de vingt filles nues, certaines avec les jambes écartées. «Ce ne sont pas des prostituées, ce sont des clientes», prétend le gérant. Pourquoi la rubrique «service» du site indique qu’il faut débourser 120 francs pour passer 30 minutes avec une fille? Un poil embêté, Jürg Steiger consent à répondre: «C’est un conseil que nous donnons aux clientes. Si certaines veulent se prostituer, nous leur conseillons de pratiquer ce tarif. Je précise que, si elles se prostituent, elles le font en tant qu’indépendantes.»
Hier, environ une heure après notre discussion avec le gérant, la rubrique «service» avait disparu du site Internet. Jürg Steiger a-t-il quelque chose à cacher? «En aucun cas», répond son avocat, Me Franck Ammann, qui tient un tout autre discours que son client: «Le Club est un salon de massage où des femmes se prostituent. Mais elles ne sont pas employées par le gérant. Il n’a donc pas à s’assurer qu’elles ont un permis de travail. Et la loi sur la prostitution n’exige pas du tenancier qu’il vérifie le titre de séjour.»
Le chef de la police cantonale du commerce, Marc Tille, a une autre lecture de cette loi: «Un arrêt du tribunal laisse clairement entendre qu’un tenancier doit s’assurer que les prostituées disposent d’une autorisation de séjour.»
L’affaire se réglera devant la justice. Quant aux clients du Club, ils ne resteront pas les bras croisés pour autant. Il existe quelque 300 salons de massage dans le canton de Vaud…
http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=379164
Tags: Maison close, Suisse
fevrier 24th, 2008 at 8:52 am
au FKK elles sont jolies au moins,les putes???