Un gang de policiers véreux tombe près de Madrid A la télévision : “PROSTITUTION : LA FILIERE THAï” sur Planète
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Le projet cyclope est une expérience très “big brother” menée au Canada, consistant à encourager les citoyen à dénoncer à la police les prostituées qui tapinent dans leur quartier et leurs clients. Plus d’info sur ce projet

La sécurité dans les premiers quartiers, ce n’est pas uniquement une question de présence policière et de pression politique. Ça passe aussi par la participation des citoyens et la collaboration des résidents du secteur avec les autorités policières.

C’est du moins ce qu’on peut retenir d’une rencontre tenue hier soir entre plusieurs citoyens des premiers quartiers et des représentants de la Sécurité publique de Trois-Rivières.

Cette rencontre, organisée par la Démarche de revitalisation des premiers quartiers, avait été demandée par les citoyens eux-mêmes, lors d’une précédente réunion pour discuter du problème.

Il faut dire qu’au cours de cette précédente rencontre, plusieurs personnes avaient fait part de leur crainte de dénoncer certains crimes ou certaines situations irrégulières par peur de représailles.

Hier soir, le directeur adjoint de la Sécurité publique René Martin est venu leur expliquer l’importance de collaborer avec les policiers et de ne jamais hésiter à fournir des informations pour aider le travail des forces de l’ordre. “La collaboration des citoyens est essentielle, c’est la clé”, fait-il savoir.

C’est d’ailleurs avec déception que les responsables de la Sécurité civile ont constaté, au cours des derniers mois, le très faible taux de réponse au projet “Cyclope”, qui vise à combattre la prostitution dans les premiers quartiers.

Cette opération, qui vise à dénoncer les clients qui sollicitent les services de prostituées, avaient fait l’objet d’une vaste campagne d’information au printemps dernier.

Des policiers avaient même rencontré tous les citoyens des secteurs visés pour les encourager à participer à l’opération.

Or, après 1500 formulaires distribués, seulement 20 documents de dénonciation ont été retournés au cours de l’année 2007. De ce nombre, seulement 10 ont permis de contacter le présumé client pour lui faire part qu’il faisait l’objet d’une surveillance.

On s’attendait à de meilleurs résultats. Par contre, le projet en est à sa première année. Cette opération avait donné d’excellents résultats à Montréal, alors nous n’abandonnerons pas aussi rapidement. Nous allons revoir en partie l’opération et relancer la population prochainement“, a souligné Jean-Yves Ouellet, capitaine responsable de la surveillance du territoire.

Par ailleurs, certains citoyens avaient manifesté leur inquiétude quant à la nécessité de dévoiler leur nom lorsqu’ils dénonçaient une situation aux policiers.

Et bien qu’il arrive que certaines plaintes nécessitent l’identification de témoins, par exemple pour une éventuelle comparution en cour, M. Martin a rappelé qu’en dehors de ces quelques cas, l’identité d’un plaignant demeure anonyme.

Elle n’est utilisée que pour des fins policières, soit comme référence au dossier ou encore pour donner un suivi au plaignant

http://www.cyberpresse.ca

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