Un gang de policiers véreux tombe près de Madrid A la télévision : “PROSTITUTION : LA FILIERE THAï” sur Planète
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On en comprend toujours un peu plus tous les jours sur la création de ce coup médiatique qu’est “la prostitution étudiante”. On connaissait l’annonce catastrophique du syndicat SUD. Info reprise par le figaro, puis par toutes les associations anti-prostitution. Cela abouti au livre de Laura D. et à celui d’ Eva Clouet et à l’énorme buzz actuel. On savait déja que le hoax de SUD avait poussé Eva Clouet à écrire son livre (elle en a parlé dans une interview, cela l’avait interpellé). On apprend aujourd’hui, dans cette interview, que Laura D fût encouragée par Marion Kirat, journaliste en herbe et étudiante qui officie sur contrepoint.info, webzine étudiant. Marion Kirat qui avait pondu un article sur le sujet en avril 2007 (Trottoir du soir, étudiantes au désespoir) truffé d’inepties (95% des prostituées sont sous la coupe de proxénète, 15 000 étudiantes se prostituent-donc 90% des prostituées en France sont étudiantes…) où la seule et unique source pour confirmer ou infirmer est un interlocuteur du NID, et où le seul site web en référence pour avoir plus de renseignement est le site du mouvement du NID ! Je résume : Laura D. rencontre Marion Kirat, journaliste qui gobe tout ce que lui dit le NID et ensemble elles font un livre. C’est carrément de l’opération d’intox, et pas une petite, une énorme intox ! Le pire, c’est que tout le monde gobe ça…

Pendant sa première année de Fac, Laura, 20 ans, accumule les factures impayées et boucle difficilement les fins de mois. Confrontée à la précarité, elle se prostitue pour payer ses études. Une expérience bouleversante qu’elle dévoile aujourd’hui dans un livre,intitulé “Mes chères études”. Une façon d’exorciser, peut être, et de témoigner, surtout, pour “ne plus fermer les yeux”. Rencontre avec une jeune femme qui brise les tabous.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?

« J’ai voulu signaler une situation dont on parle peu : la prostitution étudiante. Rares sont les témoignages sur la question et c’est dommage. Aujourd’hui, je partage ma propre expérience pour qu’on ne ferme pas les yeux sur une pratique qui existe, malgré la discrétion qui l’entoure. Quand on est étudiant et qu’on est confronté à la précarité, c’est une des solutions pour s’en sortir. On choisit de le faire en connaissance de cause, mais à un moment donné quand on a faim et des factures à payer, est-ce que c’est vraiment un choix ?
C’est une série de jolies rencontres qui m’a donné l’envie et le courage d’écrire ce livre. D’abord celle de Marion Kirat, étudiante et journaliste pour le site contrepoint.info. J’ai été interpellé par un de ses articles, publié en février 2007, sur la prostitution étudiante et je l’ai contacté pour en discuter. On a estimé toutes les deux que c’était un fléau à combattre. Un sentiment partagé par un éditeur de la maison Max Milo. Cette deuxième rencontre a précipité la publication du livre. »

Comment concilier un job étudiant et ses études ? Quelles solutions peut-on trouver pour résoudre la question de la précarité étudiante ?

« Avoir un job étudiant, si tant est qu’on puisse en avoir un, ça implique du temps, de l’engagement et ça empiète forcément sur les études. On doit jongler entre deux circuits, le circuit professionnel et le circuit universitaire, et ce n’est pas toujours facile de passer de l’un à l’autre.
En ce qui concerne les solutions, alors là, je ne voudrais pas rentrer dans un discours politique. Je ne veux pas parler au nom des étudiants, je veux juste ouvrir un débat. Si le livre pousse le gouvernement à se pencher plus avant sur la précarité étudiante qui peut amener à la prostitution, c’est bien. C’est tout le sens de ma démarche. J’espère qu’on trouvera des mesures adaptées et que des changements concrets viendront améliorer le quotidien des étudiants. »

Au cours de votre première année universitaire, comment avez-vous passé le cap de la prostitution ?

« En ce qui me concerne, ce sont des raisons financières. Les frais universitaires sont élevés. Il y a l’inscription, bien sûr, mais aussi une foule de frais annexes qu’on n’anticipe pas forcément. Je pense aux livres, par exemple, qui sont disponibles à la BU mais pas en nombre suffisant pour être consultés par tous. A côté de ça, il faut payer ses courses, son loyer, les factures, un prêt étudiant si on en a contracté un… Et puis on a envie de sortir et de profiter, c’est bien normal. De vivre tout simplement. Alors, au bout d’un moment on cherche des solutions, un petit job qui prend beaucoup d’heures dans la semaine et ne rapporte pas beaucoup, et on se rend à l’évidence, nos poches sont toujours vides.
En surfant sur Internet à la recherche d’un travail, je suis tombée sur des sites avec ces annonces proposant des rapports tarifiés. Parfois dans des rubriques en apparence anodine telles que “service à la personne” ou “ménage”. Et une semaine après, j’angoissais de ne pas avoir d’argent et j’ai sauté le pas. »

Qu’est-ce qui pousse à continuer ?

« L’argent. On ne peut pas dire qu’il soit facile à obtenir vu l’effort qu’il demande, mais rapide oui. Et puis c’est grisant de se retrouver un jour avec de grosses sommes. Après ma première expérience, j’ai eu ce besoin de faire des achats. C’était compulsif. Alors, quand on se retrouve sans rien après plusieurs mois, on recommence.
Et puis d’un autre côté, il y a Internet qui banalise tout. Les clients sont plutôt des hommes avec un statut social important dans la société. Ils ont de l’argent et les moyens d’assumer des tarifs élevés, (entre 100 et 300 euros de l’heure). Pour eux, c’est avantageux que cela reste confidentiel et secret. »

Quelles sont les conséquences d’une prostitution occasionnelle ?

« Ce n’est pas forcément évident de les mesurer pleinement. En tout cas, je ne me doutais pas de ce qui allait arriver avant de commencer. La domination financière, qui s’établit dans la relation, dénature complètement le rapport. Cette pratique est extrêmement violente. C’est très dur de se retrouver devant un homme d’une cinquantaine d’années, nu, et de devenir un objet de fantasme. Les conséquences sont dévastatrices pour se construire en tant que femme. Psychologiquement et physiquement, c’est d’autant plus dur pour avancer dans la vie.
A ceux qui se retrouvent dans cette situation, je ne donnerais pas de conseil car ce n’est pas mon rôle mais je rappellerais que ce n’est pas un acte anodin. Jamais. »

Comment vivez-vous aujourd’hui ? Quels sont vos projets ?

« Je suis toujours étudiante et je galère toujours pour vivre et faire face à toutes les pressions financières que rencontrent les étudiants. Mais je ne me prostitue plus. Comment je m’en suis sortie ? Il n’y a pas de solution toute faîte. Au bout d’un moment, je n’arrivais plus à me regarder dans une glace et j’ai réalisé que je ne voulais plus de toute cette violence, quitte à galérer. Un déclic s’est produit et je me suis libérée de l’engrenage dans lequel j’étais tombée.
Aujourd’hui, j’appréhende les choses différemment. J’aspire à réussir mes études et à travailler dans un milieu qui me conviendra. »

Quel regard portez-vous sur la médiatisation qui entoure la sortie de votre livre ?

« Honnêtement je ne m’attendais pas du tout à l’ampleur que ça prend actuellement. Ca dépasse même les frontières. Je réponds à des interviews pour la Grande-Bretagne, l’Italie, ou encore le Japon. C’est compréhensible dans un sens, c’est un problème qui n’est pas propre qu’à la France. J’avoue que j’ai eu peur et au début et je refusais de parler à quelque média que ce soit. Mais d’un autre côté, la médiatisation me permet de faire entendre mon message et d’encourager les étudiants à s’exprimer.
Et cette ampleur médiatique prouve au moins une chose, c’est qu’il y a bien un problème et qu’il est bon d’en parler. »

Source : http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=31383

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3 Réponses à “Interview de Laura D.”

  1. Mathieu Dit:

    Bonsoir, je trouve très mal venu et déplacé de classer le site de contrepoint.info dans la catégorie de webzine de “gauche”. Je fais partie de l’association La Presse 2.0, association qui a fondé le journal Contrepoint et le site internet. Ce que vous écrivez est un tissu d’inepties. Les membres de l’association ont tous des positions politiques et idéologiques différentes, c’est d’ailleurs ce qui fait la richesse de notre association. Nous essayons au maximum de rester impartial et si une opinion est exprimée, elle est toujours confronté avec une opinion opposée non pas par suffisance mais pour permettre au lecteur de se faire sa propre idée. Vous ne devez pas être des lecteurs avisés et zèlés. Je vous invite à le faire et je vous le recommande vivement car visiblement, vous n’avez pas l’air de savoir de quoi vous parlez en ce qui concerne l’association et ses positions.

  2. President Dit:

    Je suis repassé sur le site contrepoint.info et je vous donne raison. Notre site est spécialisé dans la prostitution, mais pas dans la politique ni dans la vie étudiante, j’étais passé vite fait voir ce que contenait votre site et j’ai jugé trop vite, au vu des thèmes “sociétaux” abordés que c’était un webzine de gauche (ce qui n’est pas un mal en soi), après revérification, notament de vos articles politiques, j’admet m’être trompé, le traitement de l’info dans son ensemble semble assez objectif politiquement. J’ai donc corrigé mon texte de départ et vous présente mes excuses.

    Cette présision n’enlève rien au jugement que je formule sur l’article de Marion Kirat qui est du grand n’importe quoi, cette personne a participé, très activement, et peut être naïvement, à une rumeur dont on commence à comprendre les rouages et qui a mon sens, mériterait l’écriture d’un livre de socio de la trempe de “la rumeur d’ Orléans” d’ Edgar Morin ( http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Rumeur_d%27Orl%C3%A9ans )

  3. dyde Dit:

    bonjour,
    je suis étudiante en journalisme. Notre professeur nous a demandé de choisir de choisir un sujet d’enquête et j’ai choisit la prostitution des étudiants. Car à mon sens, c’est un sujet très interessant à traiter, surtout lorsque l’on voit le contexte économique, politique et social actuel, qui ne fait rien pour aider les étudiants.

    Je ne veux juger personne, juste comprendre.
    Merci de me répondre et de bien vouloir m’aider à faire un bon sujet. Il n’y aura aucune publication et sous couvert d’anonymat.
    Merci et bonne chance à tous dans vos études.

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