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France Tags | étudiant

Interview de Laura D.

Posté le 24 January 2008 par President

On en comprend toujours un peu plus tous les jours sur la création de ce coup médiatique qu’est “la prostitution étudiante”. On connaissait l’annonce catastrophique du syndicat SUD. Info reprise par le figaro, puis par toutes les associations anti-prostitution. Cela abouti au livre de Laura D. et à celui d’ Eva Clouet et à l’énorme buzz actuel. On savait déja que le hoax de SUD avait poussé Eva Clouet à écrire son livre (elle en a parlé dans une interview, cela l’avait interpellé). On apprend aujourd’hui, dans cette interview, que Laura D fût encouragée par Marion Kirat, journaliste en herbe et étudiante qui officie sur contrepoint.info, webzine étudiant. Marion Kirat qui avait pondu un article sur le sujet en avril 2007 (Trottoir du soir, étudiantes au désespoir) truffé d’inepties (95% des prostituées sont sous la coupe de proxénète, 15 000 étudiantes se prostituent-donc 90% des prostituées en France sont étudiantes…) où la seule et unique source pour confirmer ou infirmer est un interlocuteur du NID, et où le seul site web en référence pour avoir plus de renseignement est le site du mouvement du NID ! Je résume : Laura D. rencontre Marion Kirat, journaliste qui gobe tout ce que lui dit le NID et ensemble elles font un livre. C’est carrément de l’opération d’intox, et pas une petite, une énorme intox ! Le pire, c’est que tout le monde gobe ça…

Pendant sa première année de Fac, Laura, 20 ans, accumule les factures impayées et boucle difficilement les fins de mois. Confrontée à la précarité, elle se prostitue pour payer ses études. Une expérience bouleversante qu’elle dévoile aujourd’hui dans un livre,intitulé “Mes chères études”. Une façon d’exorciser, peut être, et de témoigner, surtout, pour “ne plus fermer les yeux”. Rencontre avec une jeune femme qui brise les tabous.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?

« J’ai voulu signaler une situation dont on parle peu : la prostitution étudiante. Rares sont les témoignages sur la question et c’est dommage. Aujourd’hui, je partage ma propre expérience pour qu’on ne ferme pas les yeux sur une pratique qui existe, malgré la discrétion qui l’entoure. Quand on est étudiant et qu’on est confronté à la précarité, c’est une des solutions pour s’en sortir. On choisit de le faire en connaissance de cause, mais à un moment donné quand on a faim et des factures à payer, est-ce que c’est vraiment un choix ?
C’est une série de jolies rencontres qui m’a donné l’envie et le courage d’écrire ce livre. D’abord celle de Marion Kirat, étudiante et journaliste pour le site contrepoint.info. J’ai été interpellé par un de ses articles, publié en février 2007, sur la prostitution étudiante et je l’ai contacté pour en discuter. On a estimé toutes les deux que c’était un fléau à combattre. Un sentiment partagé par un éditeur de la maison Max Milo. Cette deuxième rencontre a précipité la publication du livre. »

Comment concilier un job étudiant et ses études ? Quelles solutions peut-on trouver pour résoudre la question de la précarité étudiante ?

« Avoir un job étudiant, si tant est qu’on puisse en avoir un, ça implique du temps, de l’engagement et ça empiète forcément sur les études. On doit jongler entre deux circuits, le circuit professionnel et le circuit universitaire, et ce n’est pas toujours facile de passer de l’un à l’autre.
En ce qui concerne les solutions, alors là, je ne voudrais pas rentrer dans un discours politique. Je ne veux pas parler au nom des étudiants, je veux juste ouvrir un débat. Si le livre pousse le gouvernement à se pencher plus avant sur la précarité étudiante qui peut amener à la prostitution, c’est bien. C’est tout le sens de ma démarche. J’espère qu’on trouvera des mesures adaptées et que des changements concrets viendront améliorer le quotidien des étudiants. »

Au cours de votre première année universitaire, comment avez-vous passé le cap de la prostitution ?

« En ce qui me concerne, ce sont des raisons financières. Les frais universitaires sont élevés. Il y a l’inscription, bien sûr, mais aussi une foule de frais annexes qu’on n’anticipe pas forcément. Je pense aux livres, par exemple, qui sont disponibles à la BU mais pas en nombre suffisant pour être consultés par tous. A côté de ça, il faut payer ses courses, son loyer, les factures, un prêt étudiant si on en a contracté un… Et puis on a envie de sortir et de profiter, c’est bien normal. De vivre tout simplement. Alors, au bout d’un moment on cherche des solutions, un petit job qui prend beaucoup d’heures dans la semaine et ne rapporte pas beaucoup, et on se rend à l’évidence, nos poches sont toujours vides.
En surfant sur Internet à la recherche d’un travail, je suis tombée sur des sites avec ces annonces proposant des rapports tarifiés. Parfois dans des rubriques en apparence anodine telles que “service à la personne” ou “ménage”. Et une semaine après, j’angoissais de ne pas avoir d’argent et j’ai sauté le pas. »

Qu’est-ce qui pousse à continuer ?

« L’argent. On ne peut pas dire qu’il soit facile à obtenir vu l’effort qu’il demande, mais rapide oui. Et puis c’est grisant de se retrouver un jour avec de grosses sommes. Après ma première expérience, j’ai eu ce besoin de faire des achats. C’était compulsif. Alors, quand on se retrouve sans rien après plusieurs mois, on recommence.
Et puis d’un autre côté, il y a Internet qui banalise tout. Les clients sont plutôt des hommes avec un statut social important dans la société. Ils ont de l’argent et les moyens d’assumer des tarifs élevés, (entre 100 et 300 euros de l’heure). Pour eux, c’est avantageux que cela reste confidentiel et secret. »

Quelles sont les conséquences d’une prostitution occasionnelle ?

« Ce n’est pas forcément évident de les mesurer pleinement. En tout cas, je ne me doutais pas de ce qui allait arriver avant de commencer. La domination financière, qui s’établit dans la relation, dénature complètement le rapport. Cette pratique est extrêmement violente. C’est très dur de se retrouver devant un homme d’une cinquantaine d’années, nu, et de devenir un objet de fantasme. Les conséquences sont dévastatrices pour se construire en tant que femme. Psychologiquement et physiquement, c’est d’autant plus dur pour avancer dans la vie.
A ceux qui se retrouvent dans cette situation, je ne donnerais pas de conseil car ce n’est pas mon rôle mais je rappellerais que ce n’est pas un acte anodin. Jamais. »

Comment vivez-vous aujourd’hui ? Quels sont vos projets ?

« Je suis toujours étudiante et je galère toujours pour vivre et faire face à toutes les pressions financières que rencontrent les étudiants. Mais je ne me prostitue plus. Comment je m’en suis sortie ? Il n’y a pas de solution toute faîte. Au bout d’un moment, je n’arrivais plus à me regarder dans une glace et j’ai réalisé que je ne voulais plus de toute cette violence, quitte à galérer. Un déclic s’est produit et je me suis libérée de l’engrenage dans lequel j’étais tombée.
Aujourd’hui, j’appréhende les choses différemment. J’aspire à réussir mes études et à travailler dans un milieu qui me conviendra. »

Quel regard portez-vous sur la médiatisation qui entoure la sortie de votre livre ?

« Honnêtement je ne m’attendais pas du tout à l’ampleur que ça prend actuellement. Ca dépasse même les frontières. Je réponds à des interviews pour la Grande-Bretagne, l’Italie, ou encore le Japon. C’est compréhensible dans un sens, c’est un problème qui n’est pas propre qu’à la France. J’avoue que j’ai eu peur et au début et je refusais de parler à quelque média que ce soit. Mais d’un autre côté, la médiatisation me permet de faire entendre mon message et d’encourager les étudiants à s’exprimer.
Et cette ampleur médiatique prouve au moins une chose, c’est qu’il y a bien un problème et qu’il est bon d’en parler. »

Source : http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=31383

Commentaire (s)

  1. perruchaut 27 March, 2009 à 4:42 pm

    je m’appelle johan. je suis horrifié que des choses comme ca éxiste et en parler et savoir jusqu’à ou ce été dure. je suis un pure francais qui aime la france mais qui ne comprend pas pourquoi qu’il faut que des étudiants ce prostitus. si j’avais eu ce genre de cas devant moi. j’aurai fait ce qu’il fallait pour que laura y arrive sans ce prostitué. malheuresement, cette chance ne peut ce faire que pour une personne à la fois. plus je lisais ce livre, plus j’avais envis de le lire mais plus j’étais triste de cés horreur; la pauvre. à la fin de ce livre, une seule chose me venait.”je suis désolé” et je sais que si je l’aurai eu en face de moi. je lui aurais certainement sauvé cette horreur; mais il est trop tard pour elle. mais bientot pou une autre. j’ai 19 ans et j’éspère pouvoir en parler

  2. perruchaut 27 March, 2009 à 6:55 pm

    Excusez-moi. J’ai fait un tour sur vos interviews concernant Laura. je sais que bcp on déjà proposé des choses et que vous devez être occupé. Néanmoins. je vois que je ne suis pas le seul à trouver ca cruelle de laisser des jeune dans le pétrin juste parce que leurs soif d’apprendre est importante. C’est une chance énorme de pouvoir étudier et devoir passer par la prostitution pour arriver à ces fins, sont terrible et horrible. J’ai 19 ans et il est vrai que je me retourne quand je vois une jolie fille. Mais jamais je n’irai voir une prostitué même si on est leurs gagne pain. Si je vais les voir, ce n’est pas pour « baiser » mais ce serai pour les aider. Il est vrai que je ne suis jamais allé voir ces personnes mais maintenant que j’ai lu cette triste vie, je veux les aider et pour approfondie le malheur de ces jeunes femmes. J’ai besoin de savoir et surtout de retourner dans l’histoire de laura.D, connaitre tout les autres problèmes. Je ne souhaite à personne que ce genre de vie lui arrive, et c’est pour cela que je veux les aider. Je sais que en aider une ou deux ne peux faire grand-chose mais ce sera deux vie de sauver et qui pourront vivre entièrement pour leurs études. Mais voilà, ce sera difficile de mettre en place ce petit système, mais ca en vaut le cou pour au moins une ou deux vie. J’ai aussi envie de savoir comment ca s’est terminer pour Laura à fin de savoir si ce que j’aimerai faire sert vraiment à quelque chose. Je ne suis pour le moment rien dans cette grande fourmilière, mais tout le monde à commencer par être une fourmi avant de changer quelque chose. Je ferai pire si j’avais de l’argent. Je crois qu’il y aura bcp d’heureuse ou heureux. Pour moi l’argent doit être aux gens qui souffrent le plus Laura en a fait partis. Je m’appelle Johan, j’ai 19 ans. Je veux savoir et aider des gens en difficulté. Voilà pourquoi je m’adresse à vous. Et en parler. Je sais que vous êtes très occupé mais je vous en pris, répondez moi. J’ai besoin de entendre par la voie de laura.D de l’entendre dire même si le livre a fait bcp, je veux rentrez dans la peau de laura.D pour savoir le plus de souffrances possible. Je ne suis pas un imbécile et on m’appelle souvent l’ange toc toc parce que je suis un peu trop rêveur pour aider les gens. Il me disent tous qu’ils sont trop pour pouvoir les aider. Ca ne m’empêche pas de vouloir en aider quand même. C’est aussi pour ca que rien ne sera dévoilé. Je ne suis pas du genre à raconter ma vie et celle des autres. J’attend une réponse de vous s’il vous plait. Je vous en pris

  3. perruchaut 27 March, 2009 à 6:56 pm

    je ne peux dévoilé ce que je possède car tout le monde peux le voir mais j’ai besoin de vous pour comprendre et aider par la suite

  4. Anonymous 27 March, 2009 à 7:04 pm

    ces de ces mots que je suis. et ne suis pas fou ou malade. lol

  5. perruchaut 24 June, 2009 à 4:43 pm

    http://lezbeul17.skyrock.com/
    vous pourrez voir

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