Etudier «le plus vieux métier du monde» et les autres professions du sexe (escort girl, actrice de films pornographiques, prostituées, etc.) comme un travail classique, et découvrir les rouages de ces emplois de la nuit: voilà les objectifs du colloque intitulé «Cachez ce métier que je ne saurais voir!», organisé par la Maison d’analyse de processus sociaux (MAPS) de l’Université de Neuchâtel, les 24 et 25 janvier.
Durant deux jours, des chercheurs venus de plusieurs pays débattront de problématiques diverses: quels sont les critères pour définir une «bonne» ou une «mauvaise» prostituée? Pensent-elles qu’il s’agit d’un «métier»? Et comment le justifient-elles? Si de nombreux travaux ont été réalisés sur ce thème, aucun ne traite en effet du marché du sexe de manière exhaustive. D’où un besoin d’élargir le regard, sans aborder la problématique morale.
Pour Janine Dahinden, directrice de la MAPS, il est essentiel de ne pas mettre tout le monde dans le même panier: «Une Suissesse qui fait de l’escort à Genève n’a pas du tout la même expérience qu’une Brésilienne sans permis de séjour dans la même ville. Il était important de réunir les chercheurs qui n’ont étudié qu’un seul de ces aspects. Ce qui devrait nous permettre de tirer des conclusions plus globales par la suite.»
Inscriptions et programme par e-mail à maps.info@unine.ch
Source : http://www.lematin.ch
Tags: école de prostitution, Suisse
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