Les policiers de Nîmes ont conduit hier au palais de justice un homme
suspecté d’avoir, à plusieurs reprises, agressé des prostituées. Les
faits les plus graves se sont déroulés en juin 2007 dans un studio où
ces femmes vendaient leurs charmes. Là, une altercation aurait éclaté
alors qu’une relation sexuelle venait d’avoir lieu. Dans des
circonstances qui devront être précisées, ce client aurait blessé une
première prostituée et sa colocataire (également prostituée) venue la
secourir. Lors de ces agressions, l’une des femmes avait été gravement
blessée à l’arme blanche, sans doute un couteau. Son état de santé
avait justifié
qu’elle soit hospitalisée pendant 15 jours, a-t-on appris hier de
source proche du dossier. L’autre prostituée qui partageait
l’appartement avait également été touchée, plus légèrement, apparemment
avec un tesson de bouteille.
Les plaignantes auraient indiqué que non seulement ce client n’avait
pas payé la passe, mais qu’il aurait aussi tenté de leur soustraire de
l’argent. A l’époque, les deux femmes n’avaient pas déposé plainte.
La seconde série de faits, commise en août 2007, concerne toujours une
affaire d’agression de prostituées et de relation sexuelle. L’homme,
âgé d’une trentaine d’années et dont l’identité n’a pas été révélée,
aurait imposé un acte sous la menace d’une arme blanche. Une autre
femme aurait aussi été contrainte de participer aux ébats.
Pendant de longues semaines, les policiers de la Sûreté départementale
ont enquêté pour tenter d’identifier cet agresseur de prostituées.
L’affaire a rebondi le week-end dernier quand les hommes de l’unité de
protection sociale (UPS) du commissariat de Nîmes ont reçu le
témoignage des prostituées agressées fin août qui venaient de repérer
leur agresseur. Les enquêteurs de l’UPS parvenaient à le localiser puis
à le placer en garde à vue, à l’issue de laquelle il a été déféré au
parquet de Nîmes où le substitut du procureur de la République, Nicolas
Barret, a ouvert une information judiciaire notamment pour viol aggravé
et tentative de vol avec arme. Cette qualification criminelle a été
retenue par le juge d’instruction Jean-Michel Perez qui a ordonné la
mise en examen du trentenaire. Ce dernier réfute toute implication dans
les faits reprochés. Le juge des libertés et de la détention (JLD),
Jean-Pierre Bandiera, comme le parquet l’avait demandé, a placé le
suspect en détention provisoire.
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