Les filles de la rue Saint Denis ne veulent pas croire à la pénalisation du client. Canada : Débat sur l’ouverture des maison closes lors d’un procès
Jan 11

Pas de surprise : Le juge Montgolfier décide de faire appel à la relaxe du client de prostituée qu’il avait trainé devant la justice. Ce juge croit que son rôle est de “lutter contre le phénomène de la prostitution” et que “le droit, la loi, permettent de poursuivre pour racolage les clients de prostitué”, ce qui démontre la capacité d’interprétation de ce procureur, ou tout simplement son incompétence en matière de droit de la prostitution, qui, pour mémoire, n’est pas condamnée par le droit en tant que telle, la justice n’ayant pas à juger de savoir s’il est bon ou mauvais de se prostituer ou d’aller voir des prostituées et il n’a jamais été question, du point de vu du droit, de pénaliser le fait de s’offrir une séance de sexe tarifé. Le cas Montgolfier pointe en tout cas un des problème majeur de la “loi contre le racolage” qui, techniquement, permet d’interdire carrément la prostitution, alors que cette option n’a jamais été abordée, ni à l’assemblée, ni par un débat de société.

Le tribunal correctionnel de Nice a relaxé mercredi l’homme de 50 ans accusé de “racolage” d’un prostitué sur la voie publique l’été dernier. Mais le procureur, Eric de Montgolfier, s’acharne et promet de réclamer une condamnation plus sévère.
Les poursuites pour racolage contre des clients de prostitués sont très rares en France et la question de la répression de la prostitution fait débat, la plupart des associations LGBT (Lesbien-Gay-Bi-Trans) étant opposées à sa prohibition.

A Nice, une vingtaine de procédures pénales ont été engagées depuis le mois de juin contre des clients de prostitués, sur instruction du procureur de la République Eric de Montgolfier. Ce dernier se veut la figure de roue de la lutte contre la prostitution. Il estime qu’on ne peut lutter contre ce phénomène “sans impliquer les clients qui la favorisent et la permettent”.

L’homme jugé à Nice avait été arrêté le 1er juillet après avoir eu une relation sexuelle rémunérée dans sa voiture avec un prostitué. Il avait reconnu les faits devant un délégué du procureur qui lui avait proposé une amende de 200 euros dans le cadre d’une procédure de composition pénale.

La procédure n’avait pas été validée par le président du tribunal de grande instance de Nice. Eric de Montgolfier n’avait pas souhaité renoncer aux poursuites et avait décidé de renvoyer le client devant le tribunal correctionnel.

Le procureur a annoncé mercredi qu’il ferait appel de la relaxe sous réserve que celle-ci soit “fondée sur une question de droit plutôt qu’une question de faits”. “Je pense que le droit, la loi, permettent de poursuivre pour racolage les clients de prostitué”, a-t-il dit à l’AFP.

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=16797

Tags: ,

Laissez un commentaire