Un gang de policiers véreux tombe près de Madrid A la télévision : “PROSTITUTION : LA FILIERE THAï” sur Planète
dec 26

Ils disent que la prostitution, c’est considérer l’humain comme une marchandise. Pour les anti-prostitution, il y a une activité qu’on ne pourraient faire que gratuitement : c’est l’amour. Étrange exception à la règle des échanges en tous genre en ce bas monde, où on peut se faire payer pour avoir de l’humour, se faire payer pour avoir une belle voix, pour sa beauté, pour sa bienveillance, pour son talent pour apaiser autrui, etc., il y a même des gens qui sont payés pour écouter d’autre gens raconter leur problème en se taisant. Il semblerait que tout ce que l’homme est capable de faire et que la société considère comme légale peut être fait gratuitement mais aussi en échange d’argent. Sauf l’acte sexuel volontaire, qui ne peut exister, selon eux, que gratuitement.

Étrange exception, où parfois même des personnes issus de la haute bourgeoisie libérale se découvre des tendances anti-capitalistes quand ils s’agit de prostitution, rejoignant sur le thème les plus fervents altermondialistes.

Pour les anti-prostitutions qui dénonce cette « marchandisation du corps », ce n’est pas un acte, une part de temps, un savoir faire, etc. que vend la prostituée. Cela conduirait à considérer la prostitution comme une prestation de service et non pas comme la vente d’un corps. Le paradigme des prohibiteurs est que la personne qui se met au service d’une autre personne appartient à cette autre personne. Ils ont cette vision du monde où la vie des gens appartient à d’autres, qu’un humain peut légitimement appartenir à un employeur, à un client, à la société ou à un partenaire dans la limite d’une certaine éthique. Ce n’est pas un service que vous vendez à l’entreprise pour laquelle vous travaillez, c’est vous, corps et âme, que vous vendez. Vous n’offrez pas un service à votre client, vous vous offrez à lui, nuance. Vous n’offrez pas du bien être, de la tendresse, de la stabilité ou autre à votre conjoint(e), vous offrez votre vie. Être citoyen n’est pas non plus un engagement basé sur le comportement social, c’est un engagement où c’est vous, en tant qu’ humain, qui appartenez à l’ État. C’ est cette vision du monde, qu’ils ont et veulent diffuse,r qui leur fait dire que la prostituée qui travaille pour son client appartient au client en tant que marchandise. Ils sont les premier à dénoncer « la marchandisation de la femme », et pourtant, ils ont déjà accepté l’idée matérialiste que l’humain puisse se donner ou se vendre. Le légaliste ne peut pas considérer que la prostituée se vend, ni qu’on se donne à son conjoint, à l’ État ou à son entreprise. Il est ainsi en phase avec la société en général, où les gens adhèrent globalement à cette idée qu’ils n’appartiennent à personne, ni à l’état, ni à l’entreprise, ni à leur conjoint, ni à un parti, etc.

Il est révélateur de constater que la thèse prohibitionniste est principalement portée par des systèmes en tous genre qui ont comme point commun de promouvoir l’ idée que les individus ne s’appartiennent pas. Les organisations religieuse, pour qui l’homme appartient avant tout à l’église par exemple, les organisation de gauche, dites « collectiviste », pour qui l’individualisme est la pire faute, l’ État Français, qui a tendance à considérer le peuple comme lui appartenant corps et âme, l’élite sociale, qui aime considérer les gens à leur service comme leur propriété, la branche féministe la plus orientée « lutte des classe » (opposée à l’autre branche du féminisme plus orientée sur le choix individuelle, dont le choix du genre) qui considère qu’on appartient à un genre avant de s’appartenir soi même, etc. La tournure d’esprit amenant à considérer le sexe tarifé comme une vente de marchandise, et non comme une vente de service, fait partie intégrante de la façon dont ces systèmes conçoivent la place de l’individu.

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