Un gang de policiers véreux tombe près de Madrid A la télévision : “PROSTITUTION : LA FILIERE THAï” sur Planète
dec 12

Nous sommes assez circonspect sur le phénomène de la “prostitution étudiante”. On nous explique actuellement qu’il y a un véritable phénomène social, très spécifique à cette population, mais la provenance de ces informations laisse planer le doute. D’une part, il y a eu une annonce, début 2007, lancée par un syndicat étudiant, SUD, qui avait fait sensation, étant dit que 40 000 étudiantes se prostituaient. Ces chiffres avaient été fermement démenti, à la fois par des associations féministe abolitionniste, et par le gouvernement, qui pourtant est abolitionniste et se sert habituellement de ce genre d’information pour justifier la lutte contre la prostitution. Cette information ne reposait sur absolument rien.

Cependant cette nouvelle a été reprise partout, relayée par les médias et les associations, et à l’ INP, nous considérions, jusqu’à preuve du contraire, cela comme une légende urbaine, un hoax, comme il en existe beaucoup quand il faut dénoncer la prostitution.

La deuxième information nous vient de la thèse de fin d’étude d’ Eva Clouet, rédigée pendant son stage à l’association abolitionniste du Nid, où elle revoit ce chiffre fortement à la baisse, sans pour autant obtenir une donnée chiffrée précise. Il y aurait entre 0,1% et 1% des étudiant(e)s qui se prostitueraient, soit entre 2500 et 25 000… En France, il y a officiellement entre 15 000 et 30 000 prostituées… Cela révèle véritablement un problème de chiffrage.

La troisième information que nous avons provient des clients de prostituées, en particulier via les forums de discussion spécialisés. Sur la prostitution étudiantes, il y a aussi là aussi une certaine stupéfaction, et le remue ménage sur la prostitution étudiante a provoqué un trouble : « Mais où trouve t’on ces filles là ? ». Ces forums sont de véritables mines d’information sur la “tendance du marché”, on sait très rapidement quand un nouveau lieu de prostitution se crée, quand le milieu est pris d’assaut par les asiatiques, les africaines ou les filles de l’est, quand un nouveau site ou magazine propose des petites annonces, etc. La prostitution étudiante est l’ arlésienne, et les clients qui apprécient les filles de 20-25 ans, occasionnelles (c’est un plus), qui plus est seraient Francophones (dans l’escort, ça a son importance) constatent qu’elles sont extrêmement rares, les amateurs de femmes de la vingtaine sont souvent contraint de passer par les agences d’escort proposant des filles de l’ Est en tournée en France. La jeune femmes d’origine Française (profil de l’étudiante en France ) est rarissime et il n’y a pas, d’après nos informations, de « boom » de l’offre actuelement..

Cela nous fait dire qu’il n’y a pas un phénomène de prostitution étudiante spécifique en France. Il y a par contre un phénomène de prostitution occasionnelle, favorisé par le web, où de nombreuses femmes proposent leur service à un prix élevé, quitte à n’avoir qu’un à trois client par semaine, ce type de service est très demandé, c’est considéré comme un « bon plan » par de nombreuses femmes, dans une période où les prostituées de rue sont très combattues. Parmi ces occasionnelles, il y a évidement une part d’étudiantes, mais nous ne pensons pas que cette proportion révèle une surreprésentation, nous pensons que le pourcentage de personnes dans la population étudiante qui se prostitue occasionnellement est aussi proche que chez les salariés.

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