Belgique : Un “Monsieur Prostitution” à Schaerbeek Série “Journal intime d’une call-girl” sur Téva
dec 07

Nous avions déja parlé de la croisade anti-prostitution à Nice du juge Montgolfier. Ce juge s’est mis en tête d’interpréter la loi à sa manière, et envoie devant les tribunaux des clients de prostitués, accusés de “racolage”. Le juge Montgolfier justifie que son but est de “combattre la prostitution”, croisade qu’aucune loi ne lui donne le droit d’entreprendre mais qu’il s’octroie en interprétant les textes selon sa propre fantaisie. Ce qui se passe à Nice est extrèmement grave, non seulement pour le milieu de la prostitution, puisque s’il y a une “jurisprudence Montgolfier”, alors nous devenons comme la Suède sur la question, sans débat public, sans concertation, comme ça, parce qu’un juge l’a décidé. C’est aussi quelque chose de très grave pour la démocratie, ce qui se passe à Nice prouve que la loi est une entitée modelable à souhait, que le flou qui existe dans le jargon judiciaire permet à ceux qui nous dirigent de faire ce qu’ils veulent, qu’une loi destinée à l’origine à combattre le désordre public sert en fin de compte à interdire carrément la prostitution, sans qu’ à aucun moment il n’ai été question de cela lors de la rédaction de ces lois. Il ne faut pas ensuite s’étonner si les gens n’ont aucune confiance en la justice de leur pays… Ce qui se passe à Nice est d’une extrème gravité.

Prostitution : une amende requise contre un homme accusé de racolage d’un prostitué à Nice

Une peine d’amende de 200 euros été requise jeudi devant le tribunal correctionnel de Nice contre un homme de 50 ans accusé de “racolage” d’un prostitué.

L’homme jugé à Nice avait été arrêté le 1er juillet après avoir eu une relation sexuelle tarifée dans sa voiture avec un prostitué.
Le client, absent à l’audience, avait reconnu les faits devant un délégué du procureur qui lui avait proposé une amende de 200 euros dans le cadre d’une procédure de composition pénale.

Cette procédure n’avait pas été validée par le président du tribunal de grande instance de Nice et le procureur Eric de Montgolfier, qui n’avait pas souhaité renoncer aux poursuites et avait décidé de renvoyer le client devant le tribunal correctionnel.

Me Olivier Tafanelli, avocat de l’homme poursuivi, a regretté que compte tenu de ses aveux, “le débat sur le fond ne puisse pas avoir lieu”.

Le procureur Jean-Philippe Mescle a estimé que dans la loi de 2003 sur la sécurité intérieure qui prévoit des poursuites en cas de racolage passif ou actif, “le législateur a également voulu incriminer le client”.
Selon lui, les faits de “racolage actif” sont constitués par l’attitude du client qui s’est arrêté à hauteur du prostitué en voiture et a engagé la conversation avec lui en s’enquérant du coût d’une prestation, ainsi qu’en a témoigné le prostitué.

Le jugement a été mis en délibéré au 9 janvier.
Une vingtaine de procédures pénales ont été engagées depuis juin à Nice contre des clients de prostitués, sur instruction du procureur de la République Eric de Montgolfier.

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=16615

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3 Réponses à “Nice : Un client devant les juges”

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