Le raisonnement est brillant mais complexe. Plutôt que de mal paraphraser, on en gardera une synthèse tirée de la conclusion.
“Dans certaines de ces sociétés [nos sociétés démocratiques, laïques et pluralistes], on continue de stigmatiser ou de pénaliser le suicide assisté même lorsqu’il est réclamé de façon insistante par des malades incurables, l’usage des drogues même lorsqu’elles sont dites douces, les échanges sadomasochistes même lorsqu’ils sont le fait d’adultes consentants, les grossesses pour autrui même sans compensations financières, la prostitution quelles que soient les conditions dans lesquelles elle est exercée, etc. Bref, la liberté de faire ce qu’on veut de sa propre vie du moment qu’on ne nuit pas à autrui y est toujours fortement contestée, tantôt au nom de la dignité humaine tantôt au nom de la nature humaine.”
Ruwen Ogien tente de contrer cette tendance à la “police morale” ou au “paternalisme moral” en présentant son “éthique minimale” basée sur trois principes: l’indifférence morale du rapport à soi-même, la non-nuisance à autrui et l’égale considération de chacun. Un ouvrage à lire pour éviter de sombrer dans ce que l’auteur appelait, dans un précédent ouvrage, la “panique morale” et qui a des implications évidentes sur toutes les réflexions concernant le clonage ou les modifications corporelles, par exemple.
Source : http://sciencesfictionsetc.blogspot.com/2007/12/lthique-aujourdhui-maximalistes-et.html
Deniers commentaires