Prostitution à Cuba Luxembourg : Favorables au modèle allemand
dec 01

Prostitution. Chaussures en croco, somptueuses villas, et armées de « gros bras » ne protègent pas toujours.

Nous sommes en Roumanie, devant une somptueuse villa style mille et une nuits, aux jardins paysagés et aux allées garnies de Mercedes, Jaguar et autres BMW. D’un côté, les « masqués », de beaux bébés cagoulés de la police roumaine ; de l’autre, les « gros bras », sortes de malabars patibulaires, gardiens des lieux. Et au milieu, des agents de la Brigade de répression du proxénétisme de la Direction inter-régionale de la Police judiciaire de Marseille.Ils sont venus jusqu’ici pour coffrer les têtes de réseaux de prostitution dont les ramifications finissent entre autres sur les trottoirs de Marseille. Près d’eux, « Ghita », chaussures en croco et manteau d’hermine, le propriétaire des lieux, fortement suspecté d’être le transporteur de toutes les prostituées roumaines vers les pays d’Europe, fanfaronne entouré de son armée d’avocats.« Jamais je n’ai vu autant de luxe »

Des commissions rogatoires internationales
A force d’être interpellés en France où le proxénétisme est sévèrement puni, les têtes de réseaux pilotent tout de leur pays via des lieutenants envoyés au front. Les autorités françaises se sont donc adaptées. La PJ travaille sur des commissions rogatoires internationales (CRI) de juges d’instruction marseillais, en étroite collaboration avec les autorités policières et judiciaires des pays concernés. Puisque les proxénètes restent chez eux, la PJ va aux proxénètes. « On rencontre des services de police, des magistrats et des Parquets compétents et coopératifs », se réjouit un responsable de la brigade de répression du proxénétisme de Marseille.

« J’ai une grande expérience des perquisitions, raconte un enquêteur, et jamais je n’ai vu autant de luxe même chez nos plus beaux voyous. » Meubles de design partout, marbre, plaquage de cuivre, d’or ; le train de vie du bonhomme (35 ans) ne correspond absolument pas à celui d’un simple transporteur routier.

Les policiers refusent de se déchausser comme Ghita l’ordonne, et prennent 5h pour tout fouiller; en tout cas ce qu’on leur laisse fouiller. Rien de bien particulier n’est trouvé et tout le monde retourne au Palais de justice d’Arad. « Ghita, comme ses avocats, était convaincu qu’il n’avait rien à craindre », se souvient un enquêteur. Alors qu’ils s’apprêtent à dire au revoir au Procureur, celui-ci remet un dernier document. Les mentons leur en tombent. C’est un mandat d’arrêt. Ghita n’a pas le temps de saisir son téléphone pour donner des instructions que les « masqués » lui tombent dessus. « J’étais sûr qu’ils nous préparaient quelque chose les Français », s’étrangle un avocat.

Ce qu’ont préparé les Français n’est ni plus ni moins qu’une remarquable coopération internationale entre les justices et les polices des deux pays. « Nous étions frustrés de constater que les têtes de réseaux échappaient toujours à la justice française, observe un responsable de la Brigade de répression du proxénétisme marseillaise, alors qu’ils étaient identifiés et avec de nombreux éléments à charge. »

Des commissions rogatoires internationales ont alors été émises et, pendant deux semaines, du 4 au 17 novembre, des enquêteurs français ont parcouru la Roumanie pour y interpeller 12 proxénètes, dont 5 seront prochainement extradés vers la France pour y être jugés.

Trois têtes d’un réseau albanais tombent

La semaine précédente, la même opération en Albanie avait fait tomber 3 têtes de réseaux. Ils seront jugés là-bas et risquent entre 10 et 15 ans de prison.« Outre la satisfaction de couper les têtes d’un réseau, ces opérations dans les pays où tout démarre nous permet de mieux comprendre les mécanismes du système », ajoute un enquêteur.Ainsi les réseaux roumains peu nombreux sont interconnectés entre eux. Des filles sont « recrutées » dans les villages miséreux contre une promesse d’embauche en Europe (« comme serveuse ») puis sont acheminées de toute la Roumanie vers la ville d’Arad où Ghita se charge de les dispatcher jusqu’au trottoir des grandes villes européennes. C’est comme ça qu’une gamine de 18 ans termine son voyage dans un abri bus du boulevard Sakakini avec une mère maquerelle chargée de lui apprendre le métier, à coup de trique s’il le faut.

http://journal-lamarseillaise.com/index.php?option=com_content&task=view&id=4421&Itemid=148

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Une seule réponse à “La PJ va chercher 12 proxos en Roumanie”

  1. annesophie Dit:

    Un mac qui utilise des filles de façons violente pour son besoin personnel arrêté en Roumanie ? Bigre mais c’est un scoop. Enfin ! c’est pas trop tôt ! Que l’on se décide enfin de remonter les fillières pour arrêter les vrais “chefs”. Et qu’on laisse les filles qui veulent tapiner librement. Aider quelqu’un qui est dans le besoin soit mais dans son cas il ne l’était pas vraiment ! J’espère qu’il en prendras le maximum !

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