Avec son épouse, Alain Agostini, conseiller municipal d’Orange avait exploité à domicile un “salon de massages”
L’heure des explications est arrivée pour Alain Agostini et son épouse Carmen : renvoyé cet après-midi devant le tribunal correctionnel d’Avignon pour “proxénétisme aggravé”, le couple va livrer sa part de vérité dans une affaire qui a fait beaucoup de bruit. Alain Agostini, conseiller municipal d’opposition de droite à Orange, est soupçonné d’avoir, avec son épouse, exploité à leur domicile de Sorgues, sous couvert d’un salon de massages, un lieu de prostitution.
Ce salon aurait commencé à fonctionner en 2003, après la mise en application de la nouvelle loi sur le racolage. Les policiers de la brigade des moeurs d’Avignon se sont intéressés, en avril 2006, à des annonces pour des massages. L’enquête a démontré qu’il s’agissait de massages de nature sexuelle, facturés entre 80 et 300€, effectués par des prostituées au domicile du couple Agostini.
Selon les policiers, Alain Agostini assurait le recrutement, organisait les prestations et assurait le partage des gains, en remettant 50% des prestations aux filles, dont 10% étaient reversés à son épouse Carmen, qui était chargée de répondre au téléphone, de l’accueil, de subvenir aux besoins alimentaires des masseuses et de “faire régner la discipline“. Lors de ses auditions Alain Agostini, assisté du bâtonnier Patrick Gontard et de Me Ambrosino, a toujours maintenu qu’il interdisait les relations sexuelles lors des massages qui étaient “érotiques”.
Il évaluait son chiffre d’affaires à 150000€ et précisait avoir effectué des travaux dans sa maison grâce à cet argent. Il apparaissait toutefois que les masseuses étaient toutes à la dérive et en difficultés financières. Certaines ont précisé qu’Alain Agostini leur avait proposé de se prostituer dans des soirées privées, des boîtes échangistes, voire dans un appartement au Pontet.
Les “filles”, qui gagnaient alors entre 1500 et 3000€ par mois, auraient fait l’objet de pressions, lorsqu’elles évoquaient le désir de cesser cette activité. Ce que conteste Alain Agostini. Il soutient, par exemple, que Lydia se serait ” prostituée à son insu dans le salon de massage” indique le bâtonnier Gontard. Les notes tenues par Mme Agostini ont permis d’établir que le salon, qui fonctionnait en 2006 avec sept prostituées, a reçu cette année-là 2248 clients.
L’analyse patrimoniale montre que le couple possède deux maisons, à Sorgues et au Pontet et avait sur quatre comptes bancaires une somme de près de 40000€. Placé sous contrôle judiciaire avec le versement d’un cautionnement de 50000€ Alain Agostini avait été mis une dizaine de jours en détention au mois d’avril. Carmen Agostini a versé la moitié de son cautionnement de 20000€.
http://www.laprovence.fr/articles/2007/11/12/153951-UNKNOWN.php
Tags: Alain Agostini, France, Orange, politique, scandale
jamvier 3rd, 2008 at 2:52 pm
je suis scandilisée.
comment peut-on profiter de la détresse de ces jeunes femmes pour se faire du pognon alors qu’on est tout de même un élu.
ou est la morale?
ou est la justice?
je suis dégoutée.
jamvier 6th, 2008 at 9:34 am
Oh les vilains ………..!