Chers amis de iprostitution.org.
Tout d’abord merci pour votre site qui est très intéressant. Je voudrais apporter ma pierre en vous offrant un témoignage, le mien, celui d’un client de prostitués (pour changer), et les réflexions que cette condition de client génère. Je dois vous dire que cela fait une dizaine d’année que je ne fréquente plus les prostituées en France, mais uniquement dans ses pays frontaliers. J’ai un métier et des racines qui me donnent l’occasion de faire des sauts en Allemagne, en Belgique, en Suisse ou en Espagne, j’ai mes habitudes dans certains bordels situés à quelques pas de l’hexagone. Je ne vais plus aux putes en France car c’est devenu un milieu extrêmement malsain. J’avoue ne plus avoir la fantaisie de baiser dans la nature au bois de Boulogne, ni dans des cages d’escalier, et j’ai assez de respect pour ma personne pour ne pas fréquenter l’ignoble rue Saint-Denis ni le bois de Boulogne. Et puis les prostituées de France, désolé, mais la plupart sont inbaisables, en tout cas celles dans ma gamme de prix d’homme de la middle-class. Étrangement, je baise essentiellement des prostituées françaises, qui prennent d’assaut les bordels frontaliers. Comme par miracle, la prostituée française, dès qu’elle sort de France, elle semble plus saine, mieux dans sa peau, et elle s’embellit. Et en plus elles bossent bien. Comme j’ai l’esprit curieux je me suis demandé pourquoi. Pourquoi le milieu en France m’est insupportable, chaque fille ressemblant à un cas social en pleine déchéance, et pourquoi de l’autre côté de la frontière, pour le même prix j’ai une jolie fille normale et de bonne humeur.
Après de maintes réflexions au volant de ma voiture en rentrant chez moi, je suis arrivé à penser ceci
1) La France fabrique des prostituées complètement déviantes. Une fille qui rentre dans ce milieu en France se détruit à vitesse grand V. Franchement, tapiner dans les bois de la région parisienne, baiser dehors, été comme hivers dans les buissons, se faire emmerder par les flics… Pour rendre n’importe qui gaga c’est comme ça qu’on s’y prend. Je dirais même que la France, de par son système, pousse les femmes en très grand difficulté, celles vraiment pas gâtées par la vie, vers la prostitution. Les laiderons, les autodestructrices, les junkies, les filles en période dépressives, etc. Des filles déjà bien en péril à la base qui ailleurs changeraient de vocation faute de demande. La prostitution en France est devenue le monopole des freaks ! Quand je vois les filles de la porte de Strasbourg à Paris, je peux vous dire qu’aucune ne pourrait travailler en Suisse ou en Belgique ou en Allemagne, il n’y a qu’en France où elles osent vendre leur corps, qui plus est, en essayant de prendre chère!
2) Les prostituées saines, équilibrées, jolie, etc. Elles ne perdent pas leur temps en France, elles vont dans les bordels trans-frontalier, où elles gagnent mieux, sont au chaud et en sécurité, où personne ne les emmerdent. Avec un peu d’astuce et d’esplièglerie elles arrondissent avec un rmi en France et ont aussi la sécu. Pour la France c’est un désastre, si vous voulez mon avis patriote, cette fuite des bonnes meufs vénales françaises. Aussi bien pour elles que pour les hommes de chez nous et aussi pour le PNB.
3) Conséquence, les paumées intégrales (junkies, laiderons, acariâtres, dingues etc.) , qui n’auraient aucune chance d’avoir une clientèle sans la fuite des beaux sexes vers l’étranger, se retrouve sur le trottoir. Ce sont justement les filles qui ne sont pas faites pour ce job, qui vont attirer les plus dépravés des hommes, qui sont obligées de faire bas tarif, qui sont très vulnérables dans ce milieu, qui se retrouvent à tapiner.
4) A signaler aussi le cas des prostituées étrangères. Non mais vous les avez vu les Chinoises qui tapinent à Belleville ou les Africaines de Barbès ? Elle est où l’immigration sélective dont parlait un célèbre nabeau cocu ? Quand je les vois se prostituer je me dis qu’il y a des gens qui ne doutent de rien. En Belgique ou en Allemagne elles abandonneraient le métier fissa et gagneraient autant en faisant des ménages. Je dis ça parce que la dernière fois que je suis passé à Paris, j’ai observé le manège des prostituées de la porte de Strasbourg. Des manouches et des chinoise, très campagnardes. Je suis resté une après midi entière dans le coin, à les observer marcher et à essayer de comprendre le système “made in France”. Et ce que j’en ai conclu, c’est que si ces filles font deux clients/jour à 30 euros, alors c’est noël ! Non seulement elles ne sont pas gâtées car elles sont laides comme tout, mais en plus, elles ont des conditions de travail déplorables, obligées de marcher sans s’arrêter, qui plus est dans un des quartier le moins attractif de Paris, le plus mal famé aussi (trafiques, came, etc.), où elles font un chiffre d’affaire ridicule ! A Belleville c’est le même système, à Barbès aussi.
5) La France peut s’enorgueillir d’avoir les prostituées les plus foireuses d’Europe, qui travaillent dans les conditions les plus foireuses d’Europe, et ça ne m’étonnerait pas que vu l’ambiance générale, il faille être un peu tordu pour fréquenter ces filles là. Je veux dire, ça ne m’étonnerait pas que ce genre de prostitution (bois de boulogne, Belleville, Barbès, Porte de Strasbourg), non seulement détraque le mental des hommes qui, n’ayant pas d’autres alternative, fréquentent ces filles, mais attire aussi tous les clients bargeots attirés par la crasse intégrale. C’est juste mon avis.
6) Bien entendu je suis favorable à la mise en place d’un système type Suisse, Allemagne, etc. en France. Je suis persuadé que la prostitution deviendrait bien moins destructive (pour les filles et les clients) qu’elle ne l’est actuellement, je pense aussi que celles qui se prostitueraient seraient plus solides mentalement (le système actuel excluant de ce métier les filles qui aspirent à une vie sérieuse et tranquille, alors que beaucoup de filles “normales” veulent faire ce job à condition qu’il se fasse dans des conditions “normales”) , et que les nana vraiment en période de détresse, fragiles, sur la brèche, autodestructrices,etc. celles pas du tout faites pour ce job, en tout cas pas dans cette période de leur vie, iraient vers un autres jobs qui les aideraient à se cadrer, incapable de concurrencer les filles clean, et même rejetées par elles.
7)Pour finir, en conclusion : Je connais tous les plans putes en Europe. Plus l’interdiction est forte, plus les prostituées sont réduites à l’état de loque. J’ai vu ça à Paris, j’ai vu ça en Suède où je vais une ou deux fois par an, où le filles de rue sont toutes des junkies (qui sans ce système d’interdiction, devraient trouver d’autres solutions car personne ne voudrait d’elles, et ceux qui veulent d’elles sont pas les plus gentlemen). Un passage aux USA (Michigan) l’année dernière m’a donné le même point de vue. État où la prostitution est prohibé, je me suis renseigné pour trouver où ça se passe, et là, horreur, la cours des miracles, que des femmes qui devraient être à l’hôpital ou au moins cadrée par un job salariée tellement elles partent en vrille. En fait, la prohibition a pour effet immédiat de mettre les femmes les plus en détresse sur le trottoir, celles ok pour rentrer dans la clandestinité justement parce que la place est de facto libre. Rien à voir avec ce qui se passe en Belgique ou autres pays de ce genre, où les filles savent ce qu’elles font et assurent à peu près dans la vie (en général).
Ah non c’est pas fini. A votre avis, que fait la fille entre deux clients ? En France c’est simple, elle traîne ses guètres dans la rue, et voila, c’est tout. Les filles de rue en général font 5-6 clients par jour, en gros deux ou trois heure de travail horizontal, entre temps, elle gâchent leur vie en trainant dans le vent et le froid de nos rues (et on leur reproche en plus de faire mauvais genre dans le quartier). De l’autre côté de la frontière, elles sont dans un canapé, elles lisent, elles s’occupent de leurs papiers, elles prennent des cours par correspondance, elles vont sur le web, elles tricotent, elles bricolent, elles jouent, etc. Rien que pour ça, pour cette simple avancée sociale, la prostitution devrait être officialisée.
Tags: opinion
novembre 12th, 2007 at 2:06 am
Bonjour,
Merci pour triste et vrai témoignage. Il yn a beaucoup de travail à faire pour remonter la pente comme on dit. Mais grace à des interventions comme la votre les choses peuvent bouger.
decembre 11th, 2007 at 3:34 am
Meme constat, avec pourtant bcp moins d’experience dans ce domaine. Pour une ville (Paris) qui est censée représenter (entre autres) le métissage libertinage/romantisme, c’est bien dommage. +1 pour le constat prohibition vs. gestion de l’ecosystème humain .
Pour reprendre les paroles d’annesohie: “Merci pour triste et vrai témoignage”
Cela dit, Paris se releve à peine