Lille : La prostituée cherchait un « protecteur » Les ripoux de la DST étaient proxénètes…
nov 10

C’est l’État qui a créé les délinquants en les poussant à la révolte et à la criminalisation en ne cherchant surtout pas à comprendre une situation mais en créant de nouveaux délits en décidant d’une façon purement arbitraire que telles ou telles personnes, que ses actes seraient délictueux ainsi que de l’endroit où elle se trouve et cela de manière purement formel.

Face à cette imposition d’office de mise aux normes sociales, seules ceux/celles qui ne se soumettrons pas seront considérées comme des délinquant(e)s, des criminel(le)s, des terroristes et seront montrés du doigt, pourchassés et tout sera de leurs fautes parce que c’est toujours la faute de l’autre. Alors que ces personnes ne demandent qu’une chose, vivrent leur vie comme elles veulent, voilà comment la délinquance est crée.

On commence par désigner une population hors norme qui par seule présence dans la rue dérange. Cette gène est transformée en délit : le délit de présence et de lieux, prostituées, SDF, gens du voyages… ce qui a pour conséquence d’exclure, de clandestiniser, de fragiliser d’avantage ces personnes en les empêchant de vivre leur vie sous prétexte de trouble à l’ordre public. Excuse qui sert qu’à justifier l’urgente nécessité d’une loi répressive. Alors elles sont rejetées, blâmées surveillées, harcelées, insultées, humiliées et réprimés par des lois qui ne s’appliquent non pas pour améliorer l’intérêt général mais pour sanctionner, brimer les intérêts particuliers. On commence toujours par s’attaquer aux plus faibles, à ceux qui n’ont aucuns moyens de se défendre en créant une loi spécifique et petit à petit, cette loi qui n’est qu’une répression, étouffe de plus en plus les minorités dans le but soit de les faire capituler en criant grâce pour les obliger à rentrer dans la norme ou de les laisser mourir à petit feu pour les plus irréductibles.

La société égalisatrice est en marche, elle broie toutes les différences sur son passage, elle interdit toutes réflexions, elle déresponsabilise, elle abrutie, elle met d’office sous tutelle politique puis sociale et financière la plupart des individus, elle étatise les familles. Petit à petit elle s’immisce dans leur vie de tous les jours, finis par y rentrer et en prendre le contrôle. Une fois le piège refermé sur ces personnes, elles deviennent de parfaits petits robots bien normés, bien éduqués, bien pensants, aux ordres de l’État totalitaire prêt à discriminer ceux/celles qui ne le sont pas, qui ont gardés leur indépendance ou qui lutte pour la garder. La démocratie égalitaire vagabonde et anonyme est la pire des dictatures. Et pour mieux surveiller et contrôler ces minorités devons-nous ressortir les étoiles et les triangles?

Alors que deviennent ces personnes ? Elle se clandestinisent, se cache, vivent dans l’insécurité, dans la peur et n’ont d’autre moyens que d’organiser leur propres défenses et se retrouvent, pour les prostituées à payer des proxénètes pour assurer leur tranquillités. Merci la LSI !

Alors pour lutter contre le terrorisme et la délinquance que vous avez volontairement créé, vous avez mis en place un « sentiment d’insécurité» qui a pour but de contrôler plus facilement la population par la peur. Et pour mettre au pas cette population, casser ses résistances, on commence par harceler une minorité désignée de façon qu’elle se révolte contre ce qui l’opprime et que par sa révolte elle se mette elle-même dans l’illégalité poussée et voulue par l’État de façon qu’aux yeux du reste de la population elle soit considérée comme dangereuse et justifie ainsi l’application de lois d’urgence, répressives. La semaine de la haine chez Orwell.

Et pour justifier un « sentiment de peur » que vous avez créé, vous avez renforcé le nombre de policiers qui ont pour but de juger et de contrôler selon la situation. Alors une police justicière est crée, elle devient juge d’un délit par suspicion, par application de la loi des suspects mettant en pratique un empirisme à la fois subjectif, objectif et du lieu ou se trouve la personne. De fait une sorte de jurisprudence policière qui, ayant force de loi factuelle prend forme.

Alors un climat détestable s’installe, livrés au libre arbitre du contrôle de la police, chaque personne se sent à la fois rassurée et inquiète devant la recrudescence d’effectifs de police dans les lieux publics. Rassurés parce que la présence peut faire de la dissuasion, inquiète parce qu’un sentiment de peur, de culpabilité de se sentir coupable de quelque chose même si elles n’ont rien faits est présent. La crainte d’un contrôle développe chez la personne contrôlée une méfiance, un stress, un malaise, une angoisse qui modifie son attitude et qui justifie par là même le contrôle, c’est un cercle vicieux dans laquelle la personne se trouve prise en otage d’un système malgré elle et dont elle ne peut plus se sortir. Et si elle ose, la peur du policier et la culpabilité imposée par la pression sociale sera là pour la rappeler à l’ordre et lui imposer de choisir : soit elle reste victime et elle subit, soit elle se rebelle et elle devient délinquante et elle sera de nouveau surveillé, contrôlé….

Alors une haine, une animosité se développe chez certaines personnes qui se sentent de plus en plus à la fois victimes et harcelés. C’est bien comme ça qu’ont démarrés les émeutes de novembre 2005, par un délit de suspicion. Il y a des jeunes qui parlent et qui s’échangent des choses entre eux donc ils sont suspects de délit de présence, d’être coupable de quelque chose…

Mais ça ne suffit pas, il faut encore casser tout liens qui unissent les gens entre eux à quoi que ce soit, professionnel, confessionnel, relationnel, familiale sportive… Dont le but est de les isoler par tous moyens de façon à ce qu’ils se retrouvent seul face à la toute puissance de l’État Moloch, sans aide, sans secours et plus facilement manipulable. Et pour pouvoir surveiller 60 millions d’individus isolés, la génétique et l’électronique viennent au secours de l’État Moloch. En fichant tout le monde d’abord par les empreintes génétiques, puis pour pouvoir les suivrent plus facilement à la trace avec le passeport électronique et si ça ne suffit pas, des puces insérés dans son corps lui rappellerons qu’il n’est plus libre de ses pensées, mouvements et actes et tout cela surveillé par la milice.

Anne-Sophie

3 Réponses à “Discrimination étatique et policière”

  1. glouglou Dit:

    La reglementation actuelle, comme dans bien d’autres domaines sert d’aabord à gommer toute forme d’autenticité dans nos société, tout humanisme, toute sincérité. Paris devient un musée, tout comme nos villages, le moindre sentier devient balisé. La modernité devient asseptisée à souhait !

  2. Fred Dit:

    Si ça, ce n’est pas de la démagogie !!!

    Je trouve un peu facile votre façon de stigmatiser l’état qui créerai elle même la délinquance… Ca ressemble à la façon de penser de ces bobos qui soutiennent les sans-papiers mais ne les acceuillent pas dans leurs beaux appartements parisiens…. Autant je ne dédouannes pas l’état de tous les maux qui lui sont reproché, autant je m’insurge contre les amalgames et les raccourcis trop rapide… ce que vous faites.

  3. karl Dit:

    Le fait de creer le delit de “racollage passif” qui punit l”intension de commetre un délit (qui n”en est pas un “la prostitution” ) est bien un cas flagrnat de création de delinquance non !

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