Le 14 juin, la ministre Marie-Josée Jacobs a présenté la «cartographie de la prostitution au Luxembourg» et une enquête sur ce sujet confiée à TNS ILReS. (lire aussi http://www.iprostitution.org/2007/08/04/luxembourg-debat-parlementaire-reglementaristes-vs-prohibitionistes/) Elle avait, à cette occasion, évoqué sa préférence pour le «modèle suédois». Elle pourra s’en expliquer cet après-midi à la Chambre.
Alain Kleeblatt
Suite à la conférence de presse de la ministre de l’Égalité des chances, Viviane Loschetter (Déi Gréng) avait sollicité l’été dernier une interpellation au sujet de la prostitution. La voilà à l’ordre du jour, qui précise, entre parenthèses : modèle suédois.
Que pense la députée écolo de ce modèle basé sur les poursuites… contre le client des travailleuses et travailleurs du sexe?
«Ce n’est pas moi, mais bien la ministre qui a évoqué ce modèle suédois. À travers mon interpellation, je souhaite avant tout “recadrer” le sujet. Il faut plus de clarté au niveau de notre législation actuelle et de son application dans les faits. Et savoir quelles sont les conclusions que la ministre et le gouvernement entendent tirer de la cartographie et de l’enquête présentée», nous a indiqué, hier, Viviane Loschetter dans un entretien téléphonique.
Problème complexe
Contrairement à Xavier Bettel (DP) qui, le 1er août, à présenté quelques propositions «simples» pour régler le problème, telle l’introduction de «cartes professionnelles» pour les prostituées. Viviane Loschetter avoue ne pas disposer de solutions toutes faites face à ce problème complexe. «La prostitution se présente sous de nombreuses facettes. Qui se prostitue au Luxembourg? Pourquoi? Ces questions risquent souvent d’aboutir à des réponses dramatiques», note la députée.
Selon Viviane Loschetter, la ministre de l’Égalité des chances ne peut à elle seule résoudre le problème, répondre à toutes les questions : «Les ministres de la Justice et de la Police, celui de l’Immigration ainsi que les autorités compétentes au niveau des relations de la Grande Région sont également directement sollicités».
Quant aux solutions proposées de-ci de-là, allant des maisons de passe plus ou moins placées sous le contrôle de l’État aux méthodes abolitionnistes appliquées en Suède, la députée constate comme beaucoup d’autres : «Elles ont toutes des avantages… et de gros désavantages».
«Je ne présenterais pas à la Chambre des propositions radicales : le sujet ne s’y prête pas», a conclu l’interpellante qui résumera aujourd’hui ses conclusions dans une motion.
Source : www.le-quotidien.lu
Tags: débat, luxembourg, politique
Deniers commentaires