Cinq proxénètes avignonnais interpellés, deux ont été écroués
Ce réseau, bien organisé, existait depuis un an environ, mais les trois gérants de l’Hôtel ### (Avenue ### à Avignon) ouvraient, eux, leurs portes depuis une bonne dizaine d’années aux prostituées de divers réseaux. Il aura fallu sept mois d’enquête à la police judiciaire avignonnaise et à la brigade “proxénétisme” de la PJ marseillaise pour démanteler ce réseau géré de mains de maîtres, et depuis leur pays, par deux frères Roumains.
Au total une dizaine de prostituées entendues par les enquêteurs, quatre sur Avignon et six sur Marseille, ont expliqué ce qui constituait leur quotidien. “Elles sont toutes Roumaines; elles alternaient souvent entre Marseille et Avignon”, expliquait hier la patronne de la PJ avignonnaise.
420 000 euros dans un coffre-fort
Sur Avignon, les deux frères roumains pouvaient compter sur l’aide d’un couple de 25 ans. La femme habite le centre ville et son “mec et mac” vit sur la Rocade. Leur rôle de relais consistait à héberger les prostituées lorsqu’elles arrivaient en France et à les diriger vers l’hôtel ### où certaines prenaient même leurs quartiers. En effet, quelques unes y vivaient ensuite à plein-temps et d’autres venaient juste y faire leurs passes.
Les trois gérants, un couple d’une soixantaine d’années et leur fils, ont avoué avoir accueilli des prostituées pendant pas moins de 10 ans. Ils ont d’ailleurs précisé que chaque “travailleuse” faisait environ 5 à 6 passes par jour et qu’à chacune d’elles, ils récupéraient 20 euros. Résultat des courses: la PJ a saisi leur trésor de 420 000 euros dans un coffre-fort lors d’une perquisition dans une banque avignonnaise.
Leur hôtel, dans lequel deux ou trois chambres étaient exclusivement réservées aux passes, va être fermé bien que ses trois gérants aient été laissés libres hier par le juge des libertés et de la détention marseillais qui a considéré qu’ils ne risquaient pas de quitter le territoire avant leur procès. Les deux relais ont eux été écroués, même s’ils n’ont eu de cesse de minimiser leur implication dans ce réseau.
La fille a expliqué aux enquêteurs être une simple prostituée et lui a assuré n’être qu’un copain de passage! Reste qu’après les affaires des hôtels Balladins au Pontet et du Formule 1 en Courtine, cette histoire fait d’Avignon une place forte de la prostitution hôtelière.
novembre 26th, 2007 at 3:22 pm
pour il a eu tout à fait raison c’est un BON ya na pas 2 comme lui eh oui
novembre 29th, 2007 at 4:10 pm
Voici notre version des faits.
L’ hôtel loue des chambres, studios et appartements pour de courts, moyens ou longs séjours, comme le souligne la Provence, à des “SDF ou marginaux” (chanteur d’Opéra, enseignants ou étudiants de l’université, hôtesses de caisse, femme de ménage, commerciaux entre autres et surtout…)
L’an passé, deux filles se sont présentées, et ont loué une chambre pour une semaine, puis une autre. Au bout d’un temps, et voyant que des studios étaient a disposition, elles ont demande d’en louer un.
Un contrat d’assurance habitation a été souscrit et elles ont ainsi pu emménager.
A aucun moment elles n’ont reçu un client chez elle, et a aucun moment les gérants de l’hôtel n’ont été en contact avec de quelconques proxénètes fussent ils roumains ou autre. Aucun réseau de prostitution, aucun proxénète, aucune structure n’a été en lien direct, ou indirect durant toute l’exploitation de l’hotel.
L’hôtel figure sur de nombreux guides touristiques; cotise a l’office du tourisme et au CDT (comité départemental du tourisme) depuis 20 ans, et aucune plainte n’a été déposée concernant un quelconque disfonctionnement de l’établissement.
Il est arrivé que des clients se présentent à l’hôtel, et aient demandé de louer une chambre simple pour un moment. Le client versait pour cela 20 euros; ce qui correspondait encore l’an dernier aux tarifs des 2 chambres les moins chères de l’hôtel. Mais jamais 4 à 10 filles, n’ont effectué chaque jour 5 à 6 passes, ce qui constituerait 60 passes par jour, sans que personne ne s’en rende compte depuis 10 ans ??
Concernant la somme saisie… Le montant s’avère en effet, élevé.
Néanmoins, il faut savoir que ce sont des sommes relatives à 3 activités : loueur de meublés, hôtel, et taxi, exercées depuis de nombreuses années. L’argent saisi correspond ainsi à plusieurs cautions de studios ou appartements, à des soldes caisses, des caisses, des recettes du mois en cours, des locations parking, des loyers, le dit coffre étant ouvert depuis plus de 20ans.
La famille ayant exercé une activité commerçante depuis très longtemps, il est clair que tout n’a pas été toujours déclaré, cependant les revenus ont été issus d’une activité régulière et non frauduleuse. Quel commerçant n’a pas de bas de laine ? sauf que là, il s’agit de 3 activités, sur une très longue durée.
La PJ marseillaise, n’a jamais pu prouver un lien entre la famille gérante de l’hôtel et des “macs”.
Je tiens quand même a apporter une précision.
Selon la loi : Le proxénétisme est une activité consistant à tirer profit de la prostitution d’autrui ou à la favoriser. Les gérants ont loué des chambres à divers clients, de diverses origines, croyances, cultures, et parfois sous la coupe d’associations (drogués, alcooliques, réfugiés politiques, familles sans logement, etc…).
Ce n’est pas parce que des gens ont des problèmes qu’ils n’ont pas droit de vivre. Je veux dire par là que c’est pas parce qu’une fille se prostitue qu’elle n’a pas le droit de se loger, manger, consommer, vivre normalement, sous prétexte que l’argent qu’elle utilise provient de son activité. Nous ignorions complètement qu’il était interdit de louer un studio à une prostituée dès lors qu’elle n’y travaille pas.
Enfin, concernant le fait de faciliter la prostitution, je trouve que La Provence fait preuve d’une hypocrisie dans borne, puisque si les filles avaient du travail, c’est qu’elles pouvaient se présenter au journal, ou chez quelconque autre périodique payant ou gratuit et distribué largement dans la région, afin de faire paraitre des petites annonces sans aucun équivoque. “Jf 20a bde fte poit ch H tt age pour calin, etc etc”
Non seulement ils en tirent profit, mais permettent en plus la mise en relation de la prostituée avec son client, donc de la publicité, à 6 euros la semaine, 30 à 40 annonces par journal, sur une année…
Il est certain qu’à aucun moment, les gérants n’ont recherché, recruté, formé, entretenu, ponctionné, taxé, exploité, maltraité, violenté, harcelé qui que ce soit. Et les déclarations, confrontations à venir le démontreront.
Dès lors, nous vous demandons, à défaut d’ôter l’article si vous ne pouvez pas, au moins ne pas mentionner les noms de l’hôtel et de la ville, dans la reprise de l’article écrit par la provence. Je vous remercie grandement de votre patience, de votre écoute, et espère sincèrement que votre compréhension ira dans notre sens.
novembre 29th, 2007 at 4:31 pm
[…] F.: Voici notre version des faits. L’ hôtel loue des chambres, studios et appartements pour de courts, moyens… […]