Le journal Courrier International, toujours à la pointe pour dénoncer la prostitution en essayant de faire croire à ses lecteurs que la posture prohibitioniste est universelle, la seule qui vaille, la seule qui mérite d’être évoquée, la seule dont on discute sur cette planète (pour un magazine qui se dit “ouvert” sur le monde et les idées c’est un comble) répercute cet article du Time :
“Selon les estimations du ministère de l’Intérieur, 4000 femmes sont victimes d’un trafic au Royaume-Uni chaque année. Le chiffre réel est certainement plus élevé, mais même parmi celles qui se sont échappées du bordel, seule une petite minorité accepte de témoigner contre les proxénètes. En conséquence, il n’y a eu que 30 condamnations ces 3 dernières années au nom de la loi sur les délits sexuels. Le trafic des femmes entretient l’esclavage moderne qui prospère derrière des rideaux de tulle et près de voisins qui détournent leur regard. Pour mettre fin à ces souffrances terribles, mais aussi pour augmenter le nombre de condamnations, il est impératif d’étendre des initiatives comme le Projet Poppy à Londres, qui offre aux anciennes prostituées un refuge et une chance d’avoir le courage de parler. Avec leur aide, nous serons plus aptes à mettre fin à cette cruelle industrie
Tags: Angleterre, exploitation
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