Lille : La prostituée cherchait un « protecteur » Les ripoux de la DST étaient proxénètes…
sep 24

Quand je passe par là , « j’oublie tous mes problèmes », confie un habitué. Nombreuses sont les rues aux mille couleurs où tout bruxellois, je veux dire habitué peut se distraire à une certaine heure de la journée ou même dans la nuit.

A la rue d’Aarschot (Gare du Nord), les prostituées travaillent en vitrine, A l’Avenue Louise on rencontre la prostitution dite de rue; Les filles font littéralement le trottoir, lieu de prédilection des prostituées originaires des pays de l’Europe de l’Est . Du côté du Parlement flamand, c’est aussi la prostitution de rue. Au Boulevard du Roi Albert II, le décors ici est différent. On y rencontre des travestis et transsexuels qui tiennent le pavé. Un autre repère : comme son nom l’indique, c’est la rue des Commerçants : les prostituées d’origines africaines font le commerce du sexe.

Il est vrai qu’une fois ayant fait le tour de toutes ces rues, du moins les plus connues de Bruxelles, le décor étonne le non-initié : Chandeliers, murs noirs, peintures érotiques, instruments en cuir et surtout, dans le fond des couloirs noyés dans une ambiance luminaire secrète.

Aucune plaque de signalisation routière ne fait allusion à l’interdiction de visite aux moins de 18 ans et aux âmes sensibles. Ce sont les lieux de prédilection des bouchons et des embouteillages. Tout se « négocie » et se monnaye ici à travers les gestes du doigt. Un autre lieu pour apprendre le langage des signes du bas de la ceinture.

La clientèle est nationale, internationale et très hétéroclite: des simples curieux aux habitués vêtus de cuir ou latex, en passant par les célibataires venus enterrer leur solitude.

Pour payer leur loyer ou ” gagner ” leur argent de poche, les étudiantes seraient de plus en plus nombreuses à vendre leurs charmes dans ces milieux durant l’été et quelques fois même au courant de l’année scolaire. Certaines ” travaillent ” dans les bars à hôtesses ou les agences d’escortes girls. D’autres utilisent Internet pour louer leurs services de masseuses ou de femmes de ménage en petite tenue. Attendre le client en petite tenue derrière une vitrine : l’exemple d’Anaïs est une exception. La très grande majorité des prostituées étudiantes font tout pour éviter la rue, où sévissent leurs camarades de classes.

Autre forme de prostitution, on l’a retrouve chez les femmes de ménage. Elles sont nombreuses qui, très tôt le matin vaquent à leur occupation professionnelle et n’hésitent pas à soulever leurs jupes aux bons soins de leurs clients. Qu’importe l’âge du client et le statut de la ménagère ( Mariée ou célibataire) C’est le piège dans lequel tombent la plus part d’entre- elles. ( Ces dernières sont nombreuses à exercer cette profession à cause de la précarité du monde de l’emploi en Belgique).

Autre lieux, autre décors….La prostitution dite douce. Elles sont nombreuses qui passent les annonces dans les journaux appropriés et n’obtiennent les rendez-vous de leur « proie » que par téléphone. Selon les dires de Madame T (prostituée), c’est « la tactique » qui paye plus car tout se négocie au téléphone en l’absence de son époux ,avant le déplacement du client ajoute t-elle.

Plusieurs hommes mariés se laissent tomber également dans le piège de ces dernières. Nombreux d’entre eux abandonnent enfants et épouse chaque soir pour aller vivre l’aventure du septième ciel chez une « dépanneuse » qui lui facilite la dilapidation de son revenu familial.
Que faire, c’est la vie. Vivement Bruxelles by night.

Source : http://www.camer.be/index1.php?art=116

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Une seule réponse à “Panorama de la prostitution Bruxelloise”

  1. alraunne Dit:

    Mon dieu, mon dieu!…ai-je envie de m’exclamer!
    Après une cartographie, bien détaillée, au passage, du terrain prostitutionnel bruxellois, voilà que ces pauvres clients deviennent les “proies” (innocentes?) de ces professionnelles, les voici éconduits du droit chemin (enfin celui que l’on s’imagine comme droit et dont personne n’a encore pu définir avec beaucoup de précision)pour dilapider le revenu familial.
    Pas de souci, les dames (pour la plupart) de ces messieurs gagnent leur vie depuis longtemps!
    Je m’étonne de cette terminologie très XIXe.
    Et pour ce qui est d’abandonner “enfants et épouse”, quelle image d’épinal: je ne doute pas que l’on préfèrerait que le mythe des princes charmants reste intact et leurs chevaux - blancs de préférence - à l’écurie!
    Mais c’est un mythe, et comme tous les mythes il n’a de réalité que dans la force qu’on y projette.
    Mais peut-être, qu’après tout ce sont les chevaux (des princes charmants” qui ont la bougeotte.
    Enfin, comme dirait ce couplet de repas de chasseurs(époque XIXe):
    “A nos femmes, à nos chevaux, et à tous ceux qui les montent…” lorsque abandonnant otut autant enfants et épouse, les hommes trinquaient entre eux.
    Que faire, en effet! Où va le monde si maintenant ce sont les femmes qui se mettent à chanter ce couplet: “A nos hommes, à nos chevaux, à toutes celles qui les montent”
    Vivement le vie, avec toute sa richesse, de jour comme de nuit.

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