Avec sa crinière de feu, ses longues chaînes et ses bracelets de cuir sertis de piquants d’acier, Clarisse Dadié a tout d’une actrice de fiction. Mais c’est plutôt dans un rôle de prostituée que cette chanteuse-chorégraphe est apparue sur les scènes de théâtre.
Théatre prostitution 07/09/2007 - Bois de Boulogne. 16ème Arrondissement de Paris. Ici et là, les gens déambulent dans la rue à la faveur du crépuscule. Apparemment, ce sont des gens ordinaires qui viennent prendre un bol d’air dans la verdure. Mais en réalité, ce sont des assoiffés de sexe de tous poils qui viennent assouvir leur libido dans le bois. C’est là, que Clarisse Dadié, (chanteuse professionnelle), a commencé à vendre ses charmes.
Nouvelle recrue dans le milieu des prostituées, elle a été déposée à cet endroit par sa patronne. Elle-même une célèbre proxénète connue dans le Tout-Paris. Et ce soir, débute sa première nuit de service dans le plus vieux métier du monde : la prostitution. On a du mal à imaginer Clarisse en quête de mâles pour de l’argent.
Coiffée d’une perruque afro, elle est maquillée outrageusement et sa bouche pulpeuse est mise en valeur par une couche de rouge à lèvres. Tous les soirs, elle doit tapiner dans son carré pour emmener des clients dans son lit. Justement, il y a un qui arrive. Il chercher une belle créature exotique. Il se dirige vers Clarisse et la mate de haut en bas. Il s’attarde sur sa poitrine et ses formes avantageuses avec un vice qui en dit long sur ses intentions. Il l’entraîne ensuite dans une chambre passablement éclairée.
Elle lui tend un préservatif…
Mais le client est tellement excité qu’il ne voit même pas l’instrument qu’elle lui tend. Pourtant, les consignes que lui a laissées sa patronne sont strictes : pas de rapport sans capote. C’est indiscutable. Et l’autre difficulté de la jeune fille, c’est qu’elle ne sait pas encore négocier avec habileté les tarifs de la passe avec ses partenaires. Pour une pipe qui se chiffre à 80 euros, elle bredouille 30.
Pour une séance spéciale comportant plusieurs gâteries, elle négocie 200 euros, alors qu’il en faut plus. En plus, certains clients poussent le vice jusqu’à lui exiger des rapports en live pour éprouver la chaleur de son corps. C’est en fonction de sa recette journalière qu’elle va être rémunérer mensuellement. Le Bois de Boulogne est le lieu de rendez-vous de tous les pervers imaginables.
Il accueille aussi bien des voyeurs que des homos de tous genres, des travestis et surtout des transsexuels. Sans oublier des prostituées de toutes nationalités qui font le commerce du sexe.
Dans ce quartier de Paris, le plus vieux métier du monde revêt tout son caractère industriel.
Mais ne vous scandalisez pas pour autant. Car tout ceci n’est qu’un scénario. Celui d’une pièce théâtrale intitulée, Les mille et une nuits. Et dans laquelle l’artiste- chanteuse, Clarisse Dadié, a joué le rôle d’une pute noire à Paris. Le metteur en scène de la pièce s’appelle Youssef Hamid.
C’est lui qui dirige la structure Youssef Hamid et Cristal Production. Une boîte de production de films, de pièces théâtrales et de sketchs. C’est la dernière production en date qui a mis en scène Clarisse Dadié avec des comédiennes telles que Dounia, Soraya et bien d’autres.
“Tout est parti de mon refus de jouer nue dans l’un des films de Youssef avec qui je travaille depuis plusieurs années. Je ne m’attendais pas à un tel rôle.
Il m’a proposé par la suite, un sketch qui parle de la prostitution dans le Bois de Boulogne. Cela m’a intéressée car je voulais expérimenter les difficultés que rencontrent les femmes qui exercent le plus vieux métier du monde”, explique Clarisse. Cette pièce a été programmée successivement sur les chaînes de télé France2 et Canal+.
Dans les Mille et une nuits, l’artiste sensibilise les jeunes filles sur le phénomène de la prostitution en Europe.
“Le VIH/sida extermine dans ce milieu avec une virulence qui ne dit pas son nom. Le seul geste qui sauve, c’est le port du préservatif”. Conseille-t-elle. En attendant ce sketch qui sort bientôt sur le marché à Paris, Clarisse nous gratifie pendant ces vacances, d’un album baptisé Amélie et un single qui rend hommage à Douk’Saga, le créateur du coupé-décalé.
http://www.topvisages.net/musique/07-09-07-b.php
Tags: théatre
fevrier 19th, 2008 at 7:13 pm
c’est vraima bien une maniere de sensibiliser sur la prostutition qui prend de l’empleur et le sida.beaucoup de courage
avril 25th, 2008 at 4:38 pm
je voudrais avoir des informations sur sa vente et son evolution discographique a la sasem et si-possible avoir son adresse.c’est son fils au numero suvant-22509343977.merci