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sep 14

Bars à hôtesses nantais : « Tout ça pour ça… »
Le procès des bars de nuit s’est achevé hier, après une semaine d’audience. La plupart des avocats plaident la relaxe. Délibérés le 15 novembre.
Avec une lancinante insistance, Maître Fabrice Petit s’est employé, hier matin, à dégonfler ce qu’il restait du dossier des bars à hôtesses nantais examiné depuis une semaine à Nantes. Entêté, il s’est employé à démontrer que son client, Bertrand Menay, poursuivi pour proxénétisme et blanchiment, était un simple « ouvrier reconverti dans les bars de nuit ». L’avocat a apporté des retouches au costume trop grand taillé pour son client. « À l’époque, un ministre de l’Intérieur qui s’agitait beaucoup venait de créer les GIR (groupe d’intervention régional). Il fallait des résultats, dans une société qui vit sur un mode du spectacle, de la communication. » Voilà, pour lui, la génèse d’un dossier dans lequel, à son commencement, on n’hésitait pas à parler d’argent sale tiré de braquage, ce dont il n’a pas du tout été question pendant l’instruction.

Pour lui, ce grand chambardement au début de l’affaire n’était pas innocent. « C’était pour obtenir, sur le mode dérogatoire de la bande organisée, des garde à vue de quatre jours, des écoutes nombreuses, des moyens supplémentaires. » L’avocat prend son temps. Souffle. « Tout ça pour ça… » « On a utilisé un bazooka pour tuer une mouche. » Et il embraye pour plaider la relaxe : pas de proxénétisme dans les bars de Bertrand Menay, « car le proxénétisme est une infraction intentionnelle, la simple tolérance ne suffisant pas. » Et, arguant que de nombreux bars à hôtesses sont ouverts depuis des décennies à Nantes, il ajoute : « Ou alors, il faudrait dire que la simple ouverture d’un bar de nuit est un acte de proxénétisme. Ce que vous ne pouvez bien sûr pas faire. »

Dans un autre registre, Maître Trébern n’a pas dit autre chose pour défendre Didier Chevalier. « La plupart des bars ont rouvert. Ces ventes ont été avalisées par le tribunal de commerce à des gens qui vont faire la même chose. […] On est tenté de parler d’hypocrisie. Comme si on découvrait aujourd’hui une réalité qui existe depuis des années. » Il enfonce le clou : « Les hôtesses, les a-t-on obligées à se prostituer ? Non. Elles ont gagné entre 2 000 et 3 000 €. Il n’y a pas d’exploitation. » Et Didier Chevalier, était-il le patron de la nuit ? « Toutes les filles se battaient pour bosser chez lui. Il n’est pas un voyou, pas un bandit. Et il ne se considère pas comme un proxénète. » L’avocat tente d’éviter la prison à son client. « La répression demandée est excessive. Il a déjà fait six mois de détention provisoire. Est-il utile qu’il retourne en détention ? » Décision, pour lui comme pour les autres prévenus, le 15 novembre.

Ouest-France

Lire aussi l’article sur l’ouverture du procès : http://www.iprostitution.org/2007/09/05/proces-pour-proxenetisme-a-nantes-premiere-journee/

Source : Ouest-France

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Une seule réponse à “Affaire des bars à hotesse de Nantes : Tout ça pour ça ?”

  1. Nantes : Prison ferme dans le procès des bars à hôtesses - Institut National de la Prostitution ™ - Paris Dit:

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