Un pas de plus dans la voie de la repression moraliste a été franchit à Nice, lisez plutôt :
Prostitution. Les clients dans le collimateur de la justice
Pour contrer le développement de la prostitution dans les rues de Nice, le parquet a décidé de poursuivre des clients pour « racolage » , une démarche rare en France où la répression du client fait débat.
« J ’ ai demandé que désormais les clients soient placés en garde à vue et se voient proposer une composition pénale, à savoir une convocation devant un délégué du procureur qui leur proposera une sanction, vraisemblablement une amende » , a indiqué le procureur de la République de Nice, Eric de Montgolfier. Sept personnes ont fait l ’ objet de ce type de procédure en juin et juillet et devraient être convoquées après l ’ été devant un représentant du parquet. Les poursuites de clients de prostituées sont très rares en France : en 2002, à Bordeaux, le tribunal de police avait relaxé le premier client jamais poursuivi pour « racolage actif » . Il avait estimé que le fait d ’ interpeller une prostituée sur la voie publique pour lui demander ses tarifs ne suffisait pas à caractériser le délit. « Dans l ’ inconscient collectif, le client serait le plus malheureux, le plus à plaindre. Mais on ne peut pas lutter contre la prostitution sans s ’ en prendre à ceux qui la favorisent et la permettent » , estime Eric de Montgolfier. Les directives qu ’ il a données s ’ appuient sur la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003 instituant le délit de racolage passif.
La loi prévoit que « le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder au racolage d ’ autrui en vue de l ’ inciter à des relations sexuelles en échange d ’ une rémunération ou d ’ une promesse de rémunération est puni de deux mois d ’ emprisonnement et de 3.750 euros d ’ amende » .
Tags: anti-client, France, Nice
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