
Anti-conformiste à l’esthétique décalée, Seijun Suzuki est un cinéaste culte, explorateur des bas fond nippons, de la prostitution et du monde des yakuzas, admiré par les plus grands (Quentin Tarantino, Jim Jarmusch ou Takeshi Kitano).
Du 31 mai au samedi 30 juin, la Maison de la culture du Japon (Paris) consacre une très complète rétrospective à ce « maître de la couleur et de l’action ».
Au programme une trentaine de films, dont une dizaine d’inédits, depuis son tout premier. On notera particulièrement ses œuvres des années 60. Une période très productive et créative pendant laquelle il développa ses expérimentations plastiques, entre Pop-art et surréalisme, et son approche controversée.
Nous vous conseillons :
La barrière de chair
Nikutai no mon
1964 – 90′ – 35mm – Nikkatsu – Couleurs scope - VOSTA
Dans le Tôkyô chaotique de l’après-guerre, cinq prostituées tentent de vivre vaille que vaille dans le monde impitoyable de la pègre.
Histoire d’une prostituée
Shunpuden
1965 – 96′ – 35mm – Nikkatsu - N&B scope - VOSTF
En Chine, pendant la guerre : Harumi, une fille à soldats, tombe amoureuse d’un de ses clients.
Carmen de Kawachi
Kawachi karumen
1966 – 89′ – 16mm – Nikkatsu - N&B scope - VOSTA
Après avoir été victime d’un viol, une jeune fille fugue et commence une nouvelle vie dans le monde interlope d’Osaka.
Mélodie tzigane
Tsuigoineruwaizen / Zigeunerweisen
1980 – 145′ – 35mm – Shinema purasetto – Couleurs - VOSTA
Un homme présente sa femme à son ami professeur d’allemand. Elle est le sosie d’une geisha que les deux hommes ont rencontrée un an auparavant.
Voir les horaires et le programme complet du cycle Seijun Suzuki sur le site de la maison de la culture du Japon.
Et si vous ne pouvez pas vous y rendre, alors vous pouvez vous procurer ces coffrets DVD :
Tags: film, japon, Seijun Suzuki
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