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Le livre blanc Tags | opinion, témoignage

La stratégie du dégoût.

Posté le 24 May 2007 par President

LA STRATEGIE DU DEGOUT.

Ce petit récit explique pourquoi j’en suis venu à croire sincèrement que le système promeut les aspects les plus glauques de la prostitution et comment a été mis en place en France une stratégie du dégoût visant à combattre la prostitution, aux dépend du bien être physique et psychologique des prostituées et des hommes qui les fréquentent. Je suis intiment persuadé que le sort des prostituées n’ intéresse que bien peu la société en général (les gens, le régime, les militants féministes, les forces de l’ordre, etc.), ce qui dérange la société, c’est la prostitution en elle même. Ce qui est insupportable, c’est l’idée que des femmes fassent l’amour pour de l’argent, que des hommes s’émancipent des principes de séductions pour avoir du sexe. Du point de vu du marché, c’ est insupportable que l’argent qui circule sur le marché du plaisir aille du producteur au consommateur, sans passer par l’industrie de la vidéo, des sex-shop, des psychotropes, des établissements de nuit, des l’industrie du loisir, etc. Du point de vu de l’ État, insupportable est la difficulté de contrôler le flux financier inter-humains. Pour l’entreprise, ce qui est insupportable c’est l’idée qu’une prostituée ai une meilleur qualité de vie que certaine de leurs employées, qu’elles soient propriétaires de l’outil de production, c’est que les hommes n’aient pas ce taux de frustration nécessaire à une bonne productivité (ce taux de frustration qui leur donne envie d’avoir la voiture pour avoir la femme, et non pas 50 euros pour aller tirer son coup). Je vois des dizaines d’autres raisons qui expliquent en quoi la prostitution n’est pas un avantage pour le système français actuel, mais peu importe ces raisons, ce texte s’intitule : « comment j’ai observé la stratégie du dégoût qui s’est mis en place dans mon beau pays. »

Avant d’expliquer l’ épisode de ma vie à l’origine de ce constat, je dois faire une petite mise au point d’ordre biographique et définir ce qu’ont été mes relations avec les prostituées jusqu’alors. J’ai la trentaine et j’ai dû aller aux putes cinq ou six fois. La première fois je m’en souvient, c’était au début des années 90, j’étais étudiant, lors d’un voyage en train j’étais en attente d’une correspondance gare de l’Est à Paris, j’avais deux heures à tuer, j’ai vu sur un plan que la célèbre rue Saint Denis n’était pas loin, j’y suis allé, il y avait plein de femmes pour tous les goûts et plein d’hommes qui observaient, je suis monté avec une des femmes, puis j’ai repris le train le coeur léger. C’était pas mal, j’étais content. Un an ou deux plus tard j’ai remis ça un soir où j’étais saoul, dans la même rue alors que j’étais en stage à Paris, je ne me souviens plus trop. Une autre fois, on doit être en 1995, alors que je travaillais dans les Hauts de Seine, je me suis fait sucer dans ma voiture pour 200 francs par une fille de mon age rencontrée sur les Maréchaux. Une fois aussi à Barcelone j’ai craqué pour une femme noire. Fin de la confession intime.

Intervient alors une ellipse de dix ans qui nous amène jusqu’à 2006. Dix ans en couple jusqu’au moment où je me fait plaquer. De nouveau célibataire, je fait quelques rencontre sentimentale mais bien vite l’évidence est là ; D’abord, cette relation de dix ans et cette séparation ne m’ont pas laissé indemne, je dois me reconstruire, réfléchir, réapprendre à séduire. Ensuite, je ne rencontre pas ma future femme. Avant même le premier baisé, je sais que les femmes que je fréquente ne seront que des passades. Très vite, je me rend compte qu’ il y a une part de trahison là dedans. Je ne suis pas un dragueur apte à persuader qu’une séance de sexe sans conséquence avec moi est une bonne décision. Je suis plutôt du genre à les faire pleurer quand vient le moment de leur dire que rien n’est possible sur le long terme. C’est un défaut. Un jour il y a cette chic fille en larme qui m’explique avec ses mots que je suis un salaud et je suis bien obliger d’admettre qu’elle a raison. J’en ai marre. En plus, tout ça me coûte cher en temps et en argent, puis je me sent devenir cynique, j’ai aussi le sentiment que ces passades m’empêchent de vivre une histoire sérieuse. J’envisage alors la solution prostitution…

Pour moi, en ce début d’année 2007, l’équation est simple ; Je ne veux plus fréquenter des femmes qui ne me plaisent qu’à moitié, je ne veux fréquenter que des femmes avec qui une vie à deux sur le long terme est possible, point barre. J’ observe que cette quête peut prendre du temps. Je ne sais pas d’où ça vient, peut être est-ce moi, peut être est-ce les hommes de ma génération, peut être est-ce l’époque, peut être est-ce Paris, en tout cas voilà ; je ne rencontre pas assez de femmes qui me plaisent et celles qui me plaisent ne veulent pas de moi pour diverses raisons. Voilà où j’en suis lorsque je parle de tout ça à mon collègue du bureau du dessus, Max, libertin notoire, à qui je demande conseils pour satisfaire mes besoins sexuels sans conséquence dans l’attente d’une rencontre serieuse. Max décide alors de me coacher.

« Pour tirer ton coup, le moyen le plus simple et le plus économique est le backroom gay. Es-tu Bi ? » me demande t’ il. Je lui avoue que non, et il n’arrive pas à me persuader que même une fellation à l’aveugle à travers un glory hole puisse me donner de la joie.

Max a une autre solution : les boites échangistes. J’admets que la partouze est un vieux fantasme. Pourquoi pas, me dis-je ? Je m’offre une parenthèse partouzeur en attendant de rencontrer LA femme… C’est jouable. Dans la semaine, Max me présente une de ses amies échangiste et nous nous rendons dans un club spécialisé. C’est alors je me rend compte que je ne suis pas exhibitionniste, que je n’aime pas voir d’autres hommes nus non plus. J’avais oublié ces défauts. Mon fantasme d’orgie s’arrêtait à l’idée de faire l’amour à une multitude de femmes en même temps, je n’avais pas envisagé que d’autres hommes me regardent faire et même qu’on en viennent à se frôler. Je suis d’une affligeante banalité. J’envie les partouzeurs et les homos, pour eux, avoir du sexe sans conséquence n’est pas un problème.

Max ne voit que la prostitution pour moi. Je suis assez d’accord. « Bien, on va faire la tournée des putes de Paris », me dit il. « Mais avant cela, planifions un peu. ». On en vient alors à évoquer les fréquences et le budget. Je prévois pour ma thérapie d’aller rendre visite à une prostituée une fois par semaine. Faire l’amour une fois par semaine avec une prostituée, ça me va. Ça devrait me permettre de tenir le temps de mon célibat. « OK, voyons le budget. » poursuit il. J’évoque d’abord 200 euros par mois. Je me souviens qu’au début des années 90 j’avais eu affaire à de sympathiques femmes pour environ 300 francs, chambre comprise. Max fit un peu la grimace. « hum, pour ce prix là, 50 euros la passe, tu vas avoir affaire à comment dire… enfin bon, tu verras ». Max m’explique que si on veut faire l’amour normalement, c’est à dire dans un lit, il n’y à rien à moins de 70 euros. Je dois faire un choix, augmenter mon budget ou m’imposer deux semaines sans sexe par mois… C’est Cornélien. OK, je fixe le budget à 300 euros. On évoque la possibilité de panacher, de s’offrir un plan à 30 euros rapide à la sauvette de temps en temps pour s’offrir un plan à 100 euros la fois d’après. A voir… J’espère que ma période de célibat ne va pas s’éterniser, parce que pendant ce temps là je ne pourrai pas épargner pour ma retraite.

Avec Max on part en voiture et nous voilà au bois de Boulogne. Je constate qu’il n’y a pratiquement que des travestis. Max m’explique que les gens font l’amour dans les bois au milieu des capotes et des voyeurs. Je dis que c’est hors de question pour moi. Je suis d’une effroyable banalité. On entre dans Paris. Pendant le trajet, Max soupire « Le bois de Boulogne est LE quartier des putes de Paris, le plus grand de France… Tu te rend compte pour l’image du pays ? Baiser des transes dans les bois ! Voilà ce que la France offre à son peuple ! Tu sais quoi ; J’ai honte ! »

Nous voilà sur les maréchaux vers Dauphine. Quelques filles tapines. Max semble désolé. « Depuis quelques temps il y a moins de filles ici. La police n’en veut plus. Même les clients se tapent des amendes. De toute façon, c’est pas ce que tu cherches, ici les filles officient dans des parkings ou dans les voitures. Mais bon, faut faire avec ce qu’on a… ». On décide de filer vers la rue Saint Denis.

Arrivé aux Hall, Max gare la voiture et nous continuons à pied. La rue Saint Denis est quasiment vide. Je me souvent de l’ambiance de cette rue dans les années 90. Il y avait un monde fou. Plein de femmes et plein d’hommes. C’était glauque mais c’était marrant. Là c’est glauque mais c’est pas marrant. Les femmes ne sont vraiment pas terrible. La plupart ont dans les quarante ans et le choix n’est pas très grand. Max me prévient « Je ne fréquente plus cette rue. Trop chère pour ce que c’est. Les passes sont à 70 euros et si tu restes plus de dix minutes, lavabo compris, c’est que la femme a décidé d’être très sympa avec toi. Mais c’est pas le genre ici. 70 euros/10 minutes avec une quarantenaire, c’est la norme. En général, les femmes sont assez désagréables, méprisantes. T’es souvent dérangé pendant l’acte, une collègue qui tape à la porte pour dire de se presser. C’est un truc qu’elles font pour se rendre service. Les dernières fois que je suis venu, je me suis systématiquement senti rabaissé en sortant. Tu sais, cette impression d’avoir été spolié, humilié. Les femmes d’ici sont du genre à te faire ramollir volontairement histoire que tu te finisses à la main. Rien que les voir me dégoutte. Viens, je t’emmène dans un bar à putes ».

On arrive porte de Strasbourg. Là il y a un petit bar pourri, on va au comptoir et on commande deux bières. Dans la salle il y a des types peu reluisants, un peu clochard, un peu drogués, et quelques hommes comme nous, normaux. Aux tables, quelques filles attendent devant un soda. On dirait des gitanes. Max maintenant affiche vraiment air de découragement. Il dit, sans essayer de baisser la voix « C’est ici un des derniers bars à pute ouvert. Les filles viennent boire un coup, les gens savent, ça se fait comme ça. A côté il y a un hôtel de passe, dans un des passages du quartier. C’est un passage où les toxicos attendent leur dealer aussi. Bienvenue dans le monde interlope ». Il boit une longue gorgée de bière et poursuit. « Tu sais ce qui sauve ce bar ? C’est qu’il est vraiment pourri. Un bar à pute vraiment pourri, c’est la meilleur vitrine anti-prostitution qui existe. J’en connaît un autre vers la Chapelle, encore pire que celui là. Tu peux être sur que le jour où il y aura une bonne ambiance ici, une bonne clientèle, de bonnes nanas, etc., alors il sera temps pour la PJ de faire une descente. J’ignore qui décide ça, mais je l’ai constaté cent fois à Paris. Plus un bar à fille est pourri, plus un quartier à tapin est pourri, plus il a de chances de perdurer. ». Max ne s’arrête plus ; « Tu vois, c’est comme à Pigalle. Là bas il y a des bars à hôtesses. Ceux qui tiennent encore sont ceux qui arnaquent les clients. Tu claques des fortune rien que pour faire causette avec des nanas. Le bar qui s’amuse à laisser les filles partir avec le client, ce qui est la moindre des choses me semble t’il, c’est la sanction. ». Pour appuyer sa démonstration, Max évoque la rue ; « Regarde la rue Saint Denis. C’est la rue chaude la plus célèbre de Paris. C’est même bien souvent la seule rue chaude que les parisiens connaissent. C’est en plein centre de Paris. Si on voulait virer la prostitution de cet endroit, ça serait très facile. Mais non. Ce que les autorités veulent, c’est que la rue Saint Denis reste LA rue chaude de Paris, bien centrale, bien proche des transports et des grandes artères, un lieu de passage entre les Grands Boulevards et les Halles, bien voyante, et que cette rue chaude donne l’image la plus pitoyable possible de la prostitution, avec des femmes laides, outrageusement lookées, mauvaises baiseuses et arnaqueuses. Parfois, miracle, une fille jolie, honnête et compétente s’installe. Elle ne reste jamais très longtemps. Il ne faut surtout pas que la rue Saint Denis propose une prostitution de qualité. SURTOUT PAS ! »

Max m’a un peu fait passé l’envie de fréquenter les prostituées. Ce que j’ai vu jusqu’alors est effectivement peu reluisant. J’étais déjà passé dans des quartiers chauds en Espagne et en Belgique, les filles était bien plus jolie, et l’ambiance bien meilleure. La prostitution à Paris est bien présente, même omniprésente, ce jour là j’ai pu voir peut être une centaine de prostituées, mais tout semble fait pour nous en dégoutter. Comme si une volonté supérieur dictait que si prostitution il y avait, il fallait qu’elle soit la plus indigne, la plus sale, la plus laide possible.

Max se fait rassurant. « Je vais te présenter une fille bien dans tes prix. Elle bosse bien, mais chut ! Il ne faut surtout pas que ça se sache, elle serait la première à en pâtir » Nous retournons à la voiture et direction Vincennes. Là dans une allée du parc, isolée de tous, il y a une camionnette et une femme qui attend côté conducteur, éclairée par une bougie. Les yeux de Max luisent. « Voilà, va y de ma part, je la connais, c’est une fille très bien. ». L’ idée de faire l’amour dans une camionnette, dans un bois, isolé de tout, ne m’emballe pas trop. Mais je n’étais pas en position de faire le difficile. La fille était effectivement très bien.

Sur le chemin du retour, mes sentiments sont assez partagés. Je suis content, comme je le suis toujours après avoir fait l’amour (Post coïtum animal triste ne s’applique pas à moi), mais je suis aussi un peu amère. Cette fille a vraiment du courage pour exercer dans ces conditions là. Elle mérite mieux que cette niche dans les bois. Je fait part de ma réflexion à Max. Il me répond avec rage ; «NOUS méritons tous mieux ! » puis dévie sur des généralités, comme quoi les individus sont traité comme des chiens en France, que les pouvoirs publics n’ont pas de respects pour les gens, que la dignité humaine est le cadet des soucis des puissants, etc.

Pour mettre fin à ce pénible monologue, je demande à Max comment il fait, lui, le libertin notoire. « Oh tu sais, me répond il avec un air blasé, je ne vais plus tellement voir les prostituées. J’ai la chance d’aimer aussi les mecs, je vais souvent dans les boites homo. C’est très facile. C’est la solution la plus simple. Sinon, je fréquente les clubs échangistes, c’est aussi très pratique mais souvent pathétique. Tu rentres vraiment dans l’intimité d’autres couples, c’est très spécial. Sinon, de temps en temps je vais aux Bois de Boulogne et de Vincennes, j’aime les situations scabreuses, et j’avoue qu’en la matière, je suis gâté. Sinon, je vais sur Meetic. Je rencontre des filles un peu paumées ou vraiment libérées, souvent pas terrible, pas mal de tarées aussi. Enfin bref, je me débrouille… »

En me ramenant chez moi, Max me propose de faire un petit détour vers une rue du quartier de la Chapelle pour me montrer un petit coin. Dans cette rue, il y a essentiellement des femmes noires. Quelques une sont jolies. Max commente : « Voila, je te montre cet endroit pour le cas où… Ici il y a essentiellement des Africaines. Certaines sont gentilles mais dans l’ensemble, tout ce qu’elles veulent c’est que ça se termine vite. Fait gaffe il y a beaucoup d’ arnaqueuses, et le quartier est assez dangereux la nuit, je te préviens. Si t’en prend une, vous irez faire ça dans une cage d’escalier ou un squat du coin… »

Arrivé chez moi, je repense à cette soirée en regardant mon plafond. Je vois mon Oncle Bernard qui, un jour un peu éméché lors d’un baptême, (il avait dans les soixante ans et moi dix huit ou dix neuf ans), entrepris de me dire ce qu’était la vie d’un honnête homme. Parmi ses conseils, il y avait celui de ne jamais abandonner sa femme et ses enfants. Il disait avoir tenu si longtemps avec la même femme en allant voir les prostituées, que ça avait sauvé son couple à au moins deux reprises, que depuis dix ans il allait voir les filles de joies une fois par mois, que c’est ça qui l’avait sauvé de la lassitude et qui a préservé son amour pour sa femme. Il m’avait dit ce jour là : « Retiens bien ça mon neveu ; Ce qui panique la femme, c’est pas que tu couches avec une autre femme (elle n’est d’ailleurs pas censée le savoir), ce qui la panique, c’est l’éventualité que tu l’abandonne. ». Je repense à mon brave oncle Bernard sans pouvoir imaginer que lui, si droit dans la vie, ai pu fréquenter des lieux comme ceux que j’ai vu ce soir. Qu’aurait fait mon Oncle Bernard si comme les hommes de ma génération, il n’avait eu que ces camionnettes, ces bois peuplés de travestis, ces boite homo ou échangistes, ces prostituées hors de prix ou Meetic ? Je pense simplement qu’il aurait été plus malheureux, se serait frustré de lui même, peut être aurait il eu à perdre un peu de sa dignité, ou finir par prendre une maîtresse. Mon oncle Bernard allait voir les dames pour se sentir exister, mais au vingt et unième siècle, la prostitution semble s’être organisée d’ une manière telle qu’on se sent diminué, moins vivant, presque mort.

Tous les indices récoltés ce soir là ne laissent plus la place au doute ; La prostitution en France en 2007 est faite pour susciter le dégoût. Je ne parle pas bien sûr de la prostitution haut de gamme, avec les escorts à 300 euros de l’heure destinées aux élites sociales, ne connait pas ces problèmes. Je parle de la prostitution destinée à la classe moyenne, à ces hommes qui s’offrent un peu d’évasion de temps en temps pour 50 ou 100 euros et à ces femmes dont c’est le métier de faire cela, qui se retrouvent à pratiquer l’acte sexuel dans des conditions indignes. D’autres discussion avec Max m’ont persuadé que ce phénomène est en quelque sorte planifié. Les prostituées traditionnelles sont de plus en plus rare me dit il. La prostitution dans les salons de massage est aussi de plus en plus réprimée (alors que selon Max, ce cadre offre un rapport qualité prix et une sécurité très acceptable). D’une manière général, toutes les pratiques sexuelle différentes, telle qu’elles se pratiquent dans les backrooms homo, les boites échangiste, les club SM ou via la vidéo porno semblent totalement libres. La prostitution bizarre dans des bois, des cages d’escaliers, des voitures, des camionnettes, etc sont aussi faciles accès. La prostitution homosexuelle semble aussi relativement tolérée. Par contre, la prostitution classique, à l’ancienne, normale oserai-je dire (avec une femme attirante, dans un lit, avec eau pour se laver, pendant 30 minutes-1 heure) est devenue pratiquement inaccessible à la classe moyenne (cette classe d’hommes qui ne peuvent pas se permettre de dépenser 200 euros sans gravement grever le budget du foyer et qui ne trempe pas dans le sexe underground).

Comme s’il y avait une volonté de présenter la prostitution uniquement comme une déviance particulièrement malsaine, voir perverse. Comme si pour combattre la prostitution, la solution consistait à ne préserver que ses aspects les plus glauques en pariant sur le dégoût qu’elle génère. Dégoutter les femmes d’exercer ce métier, dégoutter les hommes à la sexualité classique d’aller vers elles, décourager les femmes saines d’esprit et responsables d’exercer ce métier, encourager les freacks à s’y lancer. Et pervertir un peut tout le monde.

Commentaire (s)

  1. kubilaikahn 14 April, 2009 à 2:40 pm

    salut !
    après avoir lu ton article, je ne sais quoi dire… sinon que je partage tout à fait ce point de vue !
    lassé de me faire arnaquer par des filles à 50 €, j’ai tenté l’expérience des escorts à 150 € : bien mieux, plus sympa, plus propres et surtout cadre acceptable (à défaut d’être agréable).
    le problème réside aussi dans le fait que si nous les hommes assumons pleinement nos pulsions et nos coups d’un soir, les filles elles se cachent encore derrière une volonté affichée de rencontrer qq’un, de discuter,… alors que beaucoup veulent la même chose que nous… difficile de trouver son compte et de se rencontrer…

  2. une nana 14 April, 2009 à 8:30 pm

    tsssssss tous des sales enfoirés de miséreux sexuels , comme si la prostitution était exercé avec passion
    payer pour se faire astiquer le chibre , tu dois être un beau salopard kubilaikahn , je parie un gros lard sans sex appeal obligé de faire l’aumône pour un peu d’amour physique

  3. une nana 14 April, 2009 à 8:49 pm

    pervertir le monde? le paraphile c’est toi mon vieux , t’es tellement un malade que tu payes pour te faire vider tes pauvres burnes
    pfffff
    t’es pas le seul après tout , les bonhommes comme toi mérite rien d’autres que se choper une MST

  4. kaila 13 May, 2009 à 10:01 pm

    Assumer pleinement vos pulsions ? Et en quoi ????

    Les filles sont plus douces que les garçons, on ne cherche pas souvent un coup d’un soir, on n’est pas des bêtes mr mais l’amie des bêtes.

  5. Fluxine 14 December, 2009 à 3:37 am

    Je trouve ces trois dernières interventions particulièrement agressives et lapidaires. Ostensible signature féminine, appuyée et suspecte.

  6. tonio 26 January, 2010 à 10:36 pm

    coucou
    moi je suis celibataire et j ai fais pigale et un escort via internet et les filles renconter ne m’ont pas eu l’air deprimé oui il y a du sexe mais aussi du rire et de la complicité les 3 comentaire feminin sont insultant je leur conseil de voir le film la cliente et oui 2010 les femme font la demarche inverse c’est cool

  7. tayo 6 March, 2010 à 2:16 pm

    Ca sent la féministe mal baisée (une nana, kaila)

  8. un petit post 6 March, 2010 à 4:26 pm

    sans aller jusqu’à dire que la prostitution est un plan de carrière qui s’envisage très jeune chez une femme, les prostituées ne sont pourtant pas toujours nécessiteuses, droguées ou otages d’un proxénète violent…

    Certaines le font par nécessité, d’autres par choix…hé oui, par choix…

    Niveau d’études très moyen, situation sociale très moyenne, quand on est même un peu jolie, un peu fêtarde et rigolote, la prostitution peut-être une bonne alternative aux 3/8 dans une usine de voitures…ça peut-être également passager et ne pas forcément s’inscrire dans du long terme…

    Mesdames, mesdemoiselles, cessez les jugements trop hâtifs…la France, contrairement à ses voisins où la chose est quasi-culturelle, n’offre plus de quoi s’amuser à son peuple…il n’y a pas que la prostitution qui est glauque…qu’est-ce que ce pays où les interdits condamnent irrémédiablement tous rapports humains quels que soient leur nature, quels que soient leurs choix…

    Notre société va sérieusement souffrir de ses renoncements et je crains fort le jour où l’exaspération sera atteinte…

  9. scha 8 March, 2010 à 3:55 am

    bonsoir, apparament vous ne connaissez pas la rue vignon,quatier de la madeleine, et ni la rue joubert, et la rue de la victoire qui sont situées à deux pas du thêatre Mogadord ce- ci pour vous dire qu’il y à quelques filles trés sympas et trés charmantes il suffit de bien choisir et d’avoir une bonne hygiéne.certaines choisissent leurs clientèles les tarifs varies entre 50 et 100euros certains studios sont agréables je me souviens deux jeunes femmes, ravissantes à quij’avais rendu visites à quelques mois d’intervalles une avait unjolie décor ou la couleur rouge primait et l’autre qui avait un decor avec un fond sonore rappelant l’ambiance à la marine Je ne sais pas si elles exercent toujours il y a encore dans la rue quelques filles de qualités bon courage dans votre requête

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