Twist Plus de 30 policiers espagnols arrêtés pour corruption sur des prostituées
mai 24

LA STRATEGIE DU DEGOUT.

Ce petit récit explique pourquoi j’en suis venu à croire sincèrement que le système promeut les aspects les plus glauques de la prostitution et comment a été mis en place en France une stratégie du dégoût visant à combattre la prostitution, aux dépend du bien être physique et psychologique des prostituées et des hommes qui les fréquentent. Je suis intiment persuadé que le sort des prostituées n’ intéresse que bien peu la société en général (les gens, le régime, les militants féministes, les forces de l’ordre, etc.), ce qui dérange la société, c’est la prostitution en elle même. Ce qui est insupportable, c’est l’idée que des femmes fassent l’amour pour de l’argent, que des hommes s’émancipent des principes de séductions pour avoir du sexe. Du point de vu du marché, c’ est insupportable que l’argent qui circule sur le marché du plaisir aille du producteur au consommateur, sans passer par l’industrie de la vidéo, des sex-shop, des psychotropes, des établissements de nuit, des l’industrie du loisir, etc. Du point de vu de l’ État, insupportable est la difficulté de contrôler le flux financier inter-humains. Pour l’entreprise, ce qui est insupportable c’est l’idée qu’une prostituée ai une meilleur qualité de vie que certaine de leurs employées, qu’elles soient propriétaires de l’outil de production, c’est que les hommes n’aient pas ce taux de frustration nécessaire à une bonne productivité (ce taux de frustration qui leur donne envie d’avoir la voiture pour avoir la femme, et non pas 50 euros pour aller tirer son coup). Je vois des dizaines d’autres raisons qui expliquent en quoi la prostitution n’est pas un avantage pour le système français actuel, mais peu importe ces raisons, ce texte s’intitule : « comment j’ai observé la stratégie du dégoût qui s’est mis en place dans mon beau pays. »

Avant d’expliquer l’ épisode de ma vie à l’origine de ce constat, je dois faire une petite mise au point d’ordre biographique et définir ce qu’ont été mes relations avec les prostituées jusqu’alors. J’ai la trentaine et j’ai dû aller aux putes cinq ou six fois. La première fois je m’en souvient, c’était au début des années 90, j’étais étudiant, lors d’un voyage en train j’étais en attente d’une correspondance gare de l’Est à Paris, j’avais deux heures à tuer, j’ai vu sur un plan que la célèbre rue Saint Denis n’était pas loin, j’y suis allé, il y avait plein de femmes pour tous les goûts et plein d’hommes qui observaient, je suis monté avec une des femmes, puis j’ai repris le train le coeur léger. C’était pas mal, j’étais content. Un an ou deux plus tard j’ai remis ça un soir où j’étais saoul, dans la même rue alors que j’étais en stage à Paris, je ne me souviens plus trop. Une autre fois, on doit être en 1995, alors que je travaillais dans les Hauts de Seine, je me suis fait sucer dans ma voiture pour 200 francs par une fille de mon age rencontrée sur les Maréchaux. Une fois aussi à Barcelone j’ai craqué pour une femme noire. Fin de la confession intime.

Intervient alors une ellipse de dix ans qui nous amène jusqu’à 2006. Dix ans en couple jusqu’au moment où je me fait plaquer. De nouveau célibataire, je fait quelques rencontre sentimentale mais bien vite l’évidence est là ; D’abord, cette relation de dix ans et cette séparation ne m’ont pas laissé indemne, je dois me reconstruire, réfléchir, réapprendre à séduire. Ensuite, je ne rencontre pas ma future femme. Avant même le premier baisé, je sais que les femmes que je fréquente ne seront que des passades. Très vite, je me rend compte qu’ il y a une part de trahison là dedans. Je ne suis pas un dragueur apte à persuader qu’une séance de sexe sans conséquence avec moi est une bonne décision. Je suis plutôt du genre à les faire pleurer quand vient le moment de leur dire que rien n’est possible sur le long terme. C’est un défaut. Un jour il y a cette chic fille en larme qui m’explique avec ses mots que je suis un salaud et je suis bien obliger d’admettre qu’elle a raison. J’en ai marre. En plus, tout ça me coûte cher en temps et en argent, puis je me sent devenir cynique, j’ai aussi le sentiment que ces passades m’empêchent de vivre une histoire sérieuse. J’envisage alors la solution prostitution…

Pour moi, en ce début d’année 2007, l’équation est simple ; Je ne veux plus fréquenter des femmes qui ne me plaisent qu’à moitié, je ne veux fréquenter que des femmes avec qui une vie à deux sur le long terme est possible, point barre. J’ observe que cette quête peut prendre du temps. Je ne sais pas d’où ça vient, peut être est-ce moi, peut être est-ce les hommes de ma génération, peut être est-ce l’époque, peut être est-ce Paris, en tout cas voilà ; je ne rencontre pas assez de femmes qui me plaisent et celles qui me plaisent ne veulent pas de moi pour diverses raisons. Voilà où j’en suis lorsque je parle de tout ça à mon collègue du bureau du dessus, Max, libertin notoire, à qui je demande conseils pour satisfaire mes besoins sexuels sans conséquence dans l’attente d’une rencontre serieuse. Max décide alors de me coacher.

« Pour tirer ton coup, le moyen le plus simple et le plus économique est le backroom gay. Es-tu Bi ? » me demande t’ il. Je lui avoue que non, et il n’arrive pas à me persuader que même une fellation à l’aveugle à travers un glory hole puisse me donner de la joie.

Max a une autre solution : les boites échangistes. J’admets que la partouze est un vieux fantasme. Pourquoi pas, me dis-je ? Je m’offre une parenthèse partouzeur en attendant de rencontrer LA femme… C’est jouable. Dans la semaine, Max me présente une de ses amies échangiste et nous nous rendons dans un club spécialisé. C’est alors je me rend compte que je ne suis pas exhibitionniste, que je n’aime pas voir d’autres hommes nus non plus. J’avais oublié ces défauts. Mon fantasme d’orgie s’arrêtait à l’idée de faire l’amour à une multitude de femmes en même temps, je n’avais pas envisagé que d’autres hommes me regardent faire et même qu’on en viennent à se frôler. Je suis d’une affligeante banalité. J’envie les partouzeurs et les homos, pour eux, avoir du sexe sans conséquence n’est pas un problème.

Max ne voit que la prostitution pour moi. Je suis assez d’accord. « Bien, on va faire la tournée des putes de Paris », me dit il. « Mais avant cela, planifions un peu. ». On en vient alors à évoquer les fréquences et le budget. Je prévois pour ma thérapie d’aller rendre visite à une prostituée une fois par semaine. Faire l’amour une fois par semaine avec une prostituée, ça me va. Ça devrait me permettre de tenir le temps de mon célibat. « OK, voyons le budget. » poursuit il. J’évoque d’abord 200 euros par mois. Je me souviens qu’au début des années 90 j’avais eu affaire à de sympathiques femmes pour environ 300 francs, chambre comprise. Max fit un peu la grimace. « hum, pour ce prix là, 50 euros la passe, tu vas avoir affaire à comment dire… enfin bon, tu verras ». Max m’explique que si on veut faire l’amour normalement, c’est à dire dans un lit, il n’y à rien à moins de 70 euros. Je dois faire un choix, augmenter mon budget ou m’imposer deux semaines sans sexe par mois… C’est Cornélien. OK, je fixe le budget à 300 euros. On évoque la possibilité de panacher, de s’offrir un plan à 30 euros rapide à la sauvette de temps en temps pour s’offrir un plan à 100 euros la fois d’après. A voir… J’espère que ma période de célibat ne va pas s’éterniser, parce que pendant ce temps là je ne pourrai pas épargner pour ma retraite.

Avec Max on part en voiture et nous voilà au bois de Boulogne. Je constate qu’il n’y a pratiquement que des travestis. Max m’explique que les gens font l’amour dans les bois au milieu des capotes et des voyeurs. Je dis que c’est hors de question pour moi. Je suis d’une effroyable banalité. On entre dans Paris. Pendant le trajet, Max soupire « Le bois de Boulogne est LE quartier des putes de Paris, le plus grand de France… Tu te rend compte pour l’image du pays ? Baiser des transes dans les bois ! Voilà ce que la France offre à son peuple ! Tu sais quoi ; J’ai honte ! »

Nous voilà sur les maréchaux vers Dauphine. Quelques filles tapines. Max semble désolé. « Depuis quelques temps il y a moins de filles ici. La police n’en veut plus. Même les clients se tapent des amendes. De toute façon, c’est pas ce que tu cherches, ici les filles officient dans des parkings ou dans les voitures. Mais bon, faut faire avec ce qu’on a… ». On décide de filer vers la rue Saint Denis.

Arrivé aux Hall, Max gare la voiture et nous continuons à pied. La rue Saint Denis est quasiment vide. Je me souvent de l’ambiance de cette rue dans les années 90. Il y avait un monde fou. Plein de femmes et plein d’hommes. C’était glauque mais c’était marrant. Là c’est glauque mais c’est pas marrant. Les femmes ne sont vraiment pas terrible. La plupart ont dans les quarante ans et le choix n’est pas très grand. Max me prévient « Je ne fréquente plus cette rue. Trop chère pour ce que c’est. Les passes sont à 70 euros et si tu restes plus de dix minutes, lavabo compris, c’est que la femme a décidé d’être très sympa avec toi. Mais c’est pas le genre ici. 70 euros/10 minutes avec une quarantenaire, c’est la norme. En général, les femmes sont assez désagréables, méprisantes. T’es souvent dérangé pendant l’acte, une collègue qui tape à la porte pour dire de se presser. C’est un truc qu’elles font pour se rendre service. Les dernières fois que je suis venu, je me suis systématiquement senti rabaissé en sortant. Tu sais, cette impression d’avoir été spolié, humilié. Les femmes d’ici sont du genre à te faire ramollir volontairement histoire que tu te finisses à la main. Rien que les voir me dégoutte. Viens, je t’emmène dans un bar à putes ».

On arrive porte de Strasbourg. Là il y a un petit bar pourri, on va au comptoir et on commande deux bières. Dans la salle il y a des types peu reluisants, un peu clochard, un peu drogués, et quelques hommes comme nous, normaux. Aux tables, quelques filles attendent devant un soda. On dirait des gitanes. Max maintenant affiche vraiment air de découragement. Il dit, sans essayer de baisser la voix « C’est ici un des derniers bars à pute ouvert. Les filles viennent boire un coup, les gens savent, ça se fait comme ça. A côté il y a un hôtel de passe, dans un des passages du quartier. C’est un passage où les toxicos attendent leur dealer aussi. Bienvenue dans le monde interlope ». Il boit une longue gorgée de bière et poursuit. « Tu sais ce qui sauve ce bar ? C’est qu’il est vraiment pourri. Un bar à pute vraiment pourri, c’est la meilleur vitrine anti-prostitution qui existe. J’en connaît un autre vers la Chapelle, encore pire que celui là. Tu peux être sur que le jour où il y aura une bonne ambiance ici, une bonne clientèle, de bonnes nanas, etc., alors il sera temps pour la PJ de faire une descente. J’ignore qui décide ça, mais je l’ai constaté cent fois à Paris. Plus un bar à fille est pourri, plus un quartier à tapin est pourri, plus il a de chances de perdurer. ». Max ne s’arrête plus ; « Tu vois, c’est comme à Pigalle. Là bas il y a des bars à hôtesses. Ceux qui tiennent encore sont ceux qui arnaquent les clients. Tu claques des fortune rien que pour faire causette avec des nanas. Le bar qui s’amuse à laisser les filles partir avec le client, ce qui est la moindre des choses me semble t’il, c’est la sanction. ». Pour appuyer sa démonstration, Max évoque la rue ; « Regarde la rue Saint Denis. C’est la rue chaude la plus célèbre de Paris. C’est même bien souvent la seule rue chaude que les parisiens connaissent. C’est en plein centre de Paris. Si on voulait virer la prostitution de cet endroit, ça serait très facile. Mais non. Ce que les autorités veulent, c’est que la rue Saint Denis reste LA rue chaude de Paris, bien centrale, bien proche des transports et des grandes artères, un lieu de passage entre les Grands Boulevards et les Halles, bien voyante, et que cette rue chaude donne l’image la plus pitoyable possible de la prostitution, avec des femmes laides, outrageusement lookées, mauvaises baiseuses et arnaqueuses. Parfois, miracle, une fille jolie, honnête et compétente s’installe. Elle ne reste jamais très longtemps. Il ne faut surtout pas que la rue Saint Denis propose une prostitution de qualité. SURTOUT PAS ! »

Max m’a un peu fait passé l’envie de fréquenter les prostituées. Ce que j’ai vu jusqu’alors est effectivement peu reluisant. J’étais déjà passé dans des quartiers chauds en Espagne et en Belgique, les filles était bien plus jolie, et l’ambiance bien meilleure. La prostitution à Paris est bien présente, même omniprésente, ce jour là j’ai pu voir peut être une centaine de prostituées, mais tout semble fait pour nous en dégoutter. Comme si une volonté supérieur dictait que si prostitution il y avait, il fallait qu’elle soit la plus indigne, la plus sale, la plus laide possible.

Max se fait rassurant. « Je vais te présenter une fille bien dans tes prix. Elle bosse bien, mais chut ! Il ne faut surtout pas que ça se sache, elle serait la première à en pâtir » Nous retournons à la voiture et direction Vincennes. Là dans une allée du parc, isolée de tous, il y a une camionnette et une femme qui attend côté conducteur, éclairée par une bougie. Les yeux de Max luisent. « Voilà, va y de ma part, je la connais, c’est une fille très bien. ». L’ idée de faire l’amour dans une camionnette, dans un bois, isolé de tout, ne m’emballe pas trop. Mais je n’étais pas en position de faire le difficile. La fille était effectivement très bien.

Sur le chemin du retour, mes sentiments sont assez partagés. Je suis content, comme je le suis toujours après avoir fait l’amour (Post coïtum animal triste ne s’applique pas à moi), mais je suis aussi un peu amère. Cette fille a vraiment du courage pour exercer dans ces conditions là. Elle mérite mieux que cette niche dans les bois. Je fait part de ma réflexion à Max. Il me répond avec rage ; «NOUS méritons tous mieux ! » puis dévie sur des généralités, comme quoi les individus sont traité comme des chiens en France, que les pouvoirs publics n’ont pas de respects pour les gens, que la dignité humaine est le cadet des soucis des puissants, etc.

Pour mettre fin à ce pénible monologue, je demande à Max comment il fait, lui, le libertin notoire. « Oh tu sais, me répond il avec un air blasé, je ne vais plus tellement voir les prostituées. J’ai la chance d’aimer aussi les mecs, je vais souvent dans les boites homo. C’est très facile. C’est la solution la plus simple. Sinon, je fréquente les clubs échangistes, c’est aussi très pratique mais souvent pathétique. Tu rentres vraiment dans l’intimité d’autres couples, c’est très spécial. Sinon, de temps en temps je vais aux Bois de Boulogne et de Vincennes, j’aime les situations scabreuses, et j’avoue qu’en la matière, je suis gâté. Sinon, je vais sur Meetic. Je rencontre des filles un peu paumées ou vraiment libérées, souvent pas terrible, pas mal de tarées aussi. Enfin bref, je me débrouille… »

En me ramenant chez moi, Max me propose de faire un petit détour vers une rue du quartier de la Chapelle pour me montrer un petit coin. Dans cette rue, il y a essentiellement des femmes noires. Quelques une sont jolies. Max commente : « Voila, je te montre cet endroit pour le cas où… Ici il y a essentiellement des Africaines. Certaines sont gentilles mais dans l’ensemble, tout ce qu’elles veulent c’est que ça se termine vite. Fait gaffe il y a beaucoup d’ arnaqueuses, et le quartier est assez dangereux la nuit, je te préviens. Si t’en prend une, vous irez faire ça dans une cage d’escalier ou un squat du coin… »

Arrivé chez moi, je repense à cette soirée en regardant mon plafond. Je vois mon Oncle Bernard qui, un jour un peu éméché lors d’un baptême, (il avait dans les soixante ans et moi dix huit ou dix neuf ans), entrepris de me dire ce qu’était la vie d’un honnête homme. Parmi ses conseils, il y avait celui de ne jamais abandonner sa femme et ses enfants. Il disait avoir tenu si longtemps avec la même femme en allant voir les prostituées, que ça avait sauvé son couple à au moins deux reprises, que depuis dix ans il allait voir les filles de joies une fois par mois, que c’est ça qui l’avait sauvé de la lassitude et qui a préservé son amour pour sa femme. Il m’avait dit ce jour là : « Retiens bien ça mon neveu ; Ce qui panique la femme, c’est pas que tu couches avec une autre femme (elle n’est d’ailleurs pas censée le savoir), ce qui la panique, c’est l’éventualité que tu l’abandonne. ». Je repense à mon brave oncle Bernard sans pouvoir imaginer que lui, si droit dans la vie, ai pu fréquenter des lieux comme ceux que j’ai vu ce soir. Qu’aurait fait mon Oncle Bernard si comme les hommes de ma génération, il n’avait eu que ces camionnettes, ces bois peuplés de travestis, ces boite homo ou échangistes, ces prostituées hors de prix ou Meetic ? Je pense simplement qu’il aurait été plus malheureux, se serait frustré de lui même, peut être aurait il eu à perdre un peu de sa dignité, ou finir par prendre une maîtresse. Mon oncle Bernard allait voir les dames pour se sentir exister, mais au vingt et unième siècle, la prostitution semble s’être organisée d’ une manière telle qu’on se sent diminué, moins vivant, presque mort.

Tous les indices récoltés ce soir là ne laissent plus la place au doute ; La prostitution en France en 2007 est faite pour susciter le dégoût. Je ne parle pas bien sûr de la prostitution haut de gamme, avec les escorts à 300 euros de l’heure destinées aux élites sociales, ne connait pas ces problèmes. Je parle de la prostitution destinée à la classe moyenne, à ces hommes qui s’offrent un peu d’évasion de temps en temps pour 50 ou 100 euros et à ces femmes dont c’est le métier de faire cela, qui se retrouvent à pratiquer l’acte sexuel dans des conditions indignes. D’autres discussion avec Max m’ont persuadé que ce phénomène est en quelque sorte planifié. Les prostituées traditionnelles sont de plus en plus rare me dit il. La prostitution dans les salons de massage est aussi de plus en plus réprimée (alors que selon Max, ce cadre offre un rapport qualité prix et une sécurité très acceptable). D’une manière général, toutes les pratiques sexuelle différentes, telle qu’elles se pratiquent dans les backrooms homo, les boites échangiste, les club SM ou via la vidéo porno semblent totalement libres. La prostitution bizarre dans des bois, des cages d’escaliers, des voitures, des camionnettes, etc sont aussi faciles accès. La prostitution homosexuelle semble aussi relativement tolérée. Par contre, la prostitution classique, à l’ancienne, normale oserai-je dire (avec une femme attirante, dans un lit, avec eau pour se laver, pendant 30 minutes-1 heure) est devenue pratiquement inaccessible à la classe moyenne (cette classe d’hommes qui ne peuvent pas se permettre de dépenser 200 euros sans gravement grever le budget du foyer et qui ne trempe pas dans le sexe underground).

Comme s’il y avait une volonté de présenter la prostitution uniquement comme une déviance particulièrement malsaine, voir perverse. Comme si pour combattre la prostitution, la solution consistait à ne préserver que ses aspects les plus glauques en pariant sur le dégoût qu’elle génère. Dégoutter les femmes d’exercer ce métier, dégoutter les hommes à la sexualité classique d’aller vers elles, décourager les femmes saines d’esprit et responsables d’exercer ce métier, encourager les freacks à s’y lancer. Et pervertir un peut tout le monde.

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8 Réponses à “La stratégie du dégoût.”

  1. pseudo novicre Dit:

    28 ans, etant dans une situation qui s’apparente a celle de l’auteur de ce texte dans ma situation de seduction aupres des femmes, cela fait qques annees que je pense que le recours au services des travailleuses du sexe serait un bien pour ma personne.Helas je n’ai jamais osez franchir le pas, car je pense inconsciamment avoir fait le meme bilan que l’ecrivain ce qui m’as toujours freiner dans ma quete, mon desir me semble t-il est trop banal et pourtant si commun j’imagine a plein d’autre hommes dans la meme situation que moi que je n’ose pas m’aventurer dans ce labyrinthe du monde de la prostitution que je respecte par morale personnelle mais qui en effet m’effraie par cette sensation que “je ne sais qui” a fait des travaux de gros oeuvres et de decoration avec l’intention d’en repousser tout simple badaud non adepte de “transformisme”.

    Je me dois de dire avec regret bravo a la personne qui a redige cette ecrit tant helas, la justesse semble s’en degager.
    Mais je n’abandonne pas mon respct toute fois pour cette profession et le plaisir de savoir qu’elle existe bien que le terrain francais ne m’apparaisse pas tres sain. Je pense passer un jour par la belgique et la hollande qui semble plus en accord avec une certaine idee d’humanite et des services dont elle a besoin.

    J’espere ne pas avoir ete trop confus.

  2. Jean Bière Dit:

    Un article d’une intelligence remarquable. C’est à la fois une jolie et terrible thèse, mais au combien originale et pertinante. Miser sur le dégoût que génère la prostitution, en l’amplifiant, pour arriver à une sorte d’apogée du glauque qui coupera le peuple de des pulsions malsaines. Je dis bravo et merci.

  3. s2 Dit:

    Ton amai Max en connaît un rayon, j’ai lu ton article jusqu’au bout, il laisse un sensation de froid dans le dos que je connais bien, tu dénonces habilement uen sorte d’hyppocrisie moderne…

    J’ai 31 ans, je ne connais pas l’amour, je ne sais pas ce que c’est si ce n’est l’amour des miens, et l’amour des bêtes pour lesquels j’ai un grand respect, les animaux ne te font jamais de mal…

    Je vais chez les prostituées depuis l’âge de 15 ou 16 ans, au départ par complexe, ado mal dans sa peau, mauavise image de soi, triste à l’intérieur, marginalisé et redoubleur à souhait, tout les ingréidents pour se sentir mal…

    On m’a jamais réellement fait de cadeau dans ma vie, aujourd’hui je me sens toujours marginal, je me demande même si un jour j’arrverai à m’intégrer dans une la dite société bien pensante, j’ai le sentiment de ne trouver ma place nulle part…

    Je n’ai eu qu’une relation sentimentale, assez cruel, me laissant plus bas que terre…

    Depuis ce jour, 1998, j’ai refréquenté les prostituées de façon régulières, j’ai tout fait, la prostitution est si facile d’accès dans mon pays, depuis les années 90, j’entends parler de la prostitution de l’Est, je suis à la fois témoin et acteur de misère, voilà comment je me définis, j’éprouve plus de cupabilité, que de fierté, comment pourrais-t-il en être autrement..

    Pour autant que je me souvienne, le systhème scolaire, la vie socio professionnels (descente), l’amour, la séduction me laisse davantage de frustration que de bien être, celle qui vous laisse de glace et triste à la fois…

    Alle voir, les prostituées, c’était et c’est une façon de vivre une vie différente, de réaliser des fantamses rien d’extraordinaire, juste faire l’amour, d’avoir accès aux filles qui ne me regarderaient même pas dans mon pays, pourlesquels je ne suis rien,…

    J’ai du allé une bonne centaine de fois, peutêtre deux cents, au début je e me rappelle pra naîveté, je comptais, au fil du temps, je suis devenu de plus en plus blasé, à force d’être un acteur actif de cette mysère, pq avoir continué alors si cela gêne ma conscience, je bne sais pas, l’attirance, le plaisir, puis à part ça, j en’ai rien de bien transcendant dans ma vie…

    Depuis 1995, 98, la prostitution a changé, je l’ai vu changé progressivement, il y’a vait avant plus de filles du pays, souvent très commerciales, limite méprisantes, les filles de l’est était déjà présente, j’avoue avoir été attiré, par faiblesse, par lacheté, par complexe de la langue, par honte d’aller voir els prosttuées, c’était plus facile avec des filles parlant mal ma langue, un contact, un échange et voilà c’était fini,…

    mais de toutes les filles, les filles de l’est sont les plus gentilles, le splus douces, elles vous apportent quelque chose que becuaouo d’autres travailleuses du sexe ne vous apporte pas, la gentillesse, beaucoup d’entre elles ne conniassent ni mépris ni jugement, mais ce n’est pas une génarlité, juste un constat personnel…

    j’ai rarement aimé les passes méprisantes, les passes froides, parfois je sentais une attirance mutuelle, quand on pas bcp d’estime, quand on pas l’impression de plaire qux filles de son propre prays qui vous plaisent, ça fait du bien de se sentir plaire, même en donnant 40 €..

    moi ce que je regrette, ce sont les conditions, certaines villes ont fait des efforts, et c’est vrai c’est mieux, ne fusque que pour l’intimité, souvent, j’ai senti, le côté commerce trop contrôlé, pourtant les choses restent les mêmes, pas d’évolutions flagrante aux niveaux des mentalités, ni des legislations, juste un sentiment général de tolérance lucrative pour que monsieur tout le monde puisse tirer sa crampe…

    Etonnement, je n’ai pas bcp d’estime pour les hommes se baladant dans la tue comme moi, je ne suis ni meixu, ni moins bien, je suis moi, un homme parmi tant d’autres, à la fois décalé, mais restant un homme comme ces hommes…

    J’y vais par besoin compensatoire, je me sens à la fois coupable et prisonnier,parfois j’arrive un peu à dédramtisé, je parle peu de ma vie parrallèle autour de moi, j’en parle parfois mais asseez rarement, quand j’en parle c’est souvent triste, car oiur moi la prostitituion telles que nous la connaissons es triste…

    Pas seulement en therme de commerce ou d’exploitation, mais parceque la prostitution est très inégalitaire et très hyppocrite l’image de notre mode de vie…

    Là ou je vais, les filles sont jolies, mais quelque part c’est la prostituition du pauvre, la prostitution vénale du riche c’est pas pour moi et ça ne le sera jamais…

    Aujour’dhui, je ne sais pas, je ne suis pas forcément bien dans ma peau, ni psychologiquement, j’ai souvent le rêve de prendre du recul par rapport à ça, et d’être mieux dans ma tête, que cette période de ma vie dissoule ne soit plus qu’un mauavis souvenir…

  4. Fulvio Dit:

    Si je comprends bien, les prostituées françaises ne sont pas assez gentilles, trop intéressées, mais celle de l’Est, pas du tout?

  5. mi Dit:

    en quoi est-ce mal pour un homme d’aller voir des prostituées?des “putes” comme on dit?au fait,c’est quoi une pute??

  6. lovebreaker Dit:

    Merci beaucoup pour ce témoignage de l’auteur. Mais je me demande une chose: vue les prix de loyers de Paris, comment on peut s ‘imaginer qu’une fille de rue vous reçoit dans un appartement avec une douche, une fille belle en plus, pour une somme de 40 euros? C est normal que avec ces prix là, on ne peut qu’ etre dans une cave ou escalier de service, et plutot d’ etre accompagné d’une femme de 40-50 ans que d’une nymphette de 22. C’est logique.

  7. sociologue Dit:

    Assan polue ce site en mettant des conneries

  8. sociologue Dit:

    Reponse a Fulvio / D ·apres notre enquete en Espagne les clients francais
    trouvent ici plus de convivialite de chaleur dans leurs rapportsavec les filles de l·Est en general qui ne “travaillent pas dans la rue mais dans des clubs proteges et du point de vue “qualite prix” rien a voir avec les passes semi clandestines en France de plus la plus part de ces filles ne sont pas des professionnelles permanentes agees de 18 a 30 ans maxi y a pas photos avec
    les dames francaises Deplus selon ces declarations ici les filles embrassent et d autres services plus elabores pendant minimum 30 mn enfin a verifier bien sure mais des pros francaises a notre avis ne “feraient pas un Kopek ici
    d”ailleur on n”en voie pas alors qu”elles seraient comme les Roumaines libres de venir en Espagne!

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