Scène de la vie quotidienne en France. Un quartier où travaillent des prostituées, des riverains qui se plaignent, les médias qui s’indignent sur le sort de tout le monde, les autorités locales qui n’ont pas de solution… Bienvenue dans le pays que le monde entier nous envie.
A l’ INP on suit l’actualité de la prostitution dans tous les pays d’ Europe et d’ Amérique du Nord, et c’est toujours en France qu’on trouve ce genre de recit. Et oui, ces choses là n’arrivent plus beaucoup en Belgique, ni en Allemagne, ni en Autriche, ni en Suisse, ni en Espagne, etc. Mais comment ce fait-ce ?
- Elementaire mon cher Watson, les hommes préfèrent batifoler dans un lieu intime.
- Mais pourquoi ces satanés Français font ça dans la rue, Sherlock ?
- Et bien mon cher Watson, ils doivent être un peu sauvage je présume.
- Serait il possible que les Français n’aient pas d’ hotels d’amour ou de maisons de plaisir ?
- Par la Reine, je n’ose l’imaginer !
SOCIÉTÉ. LES HABITANTS DES AMIDONNIERS, À TOULOUSE, SONT EXASPÉRÉS. DEPUIS SIX ANS, LEUR QUARTIER EST DEVENU LE LIEU DE CONVERGENCE DES PROSTITUÉES D’EUROPE DE L’EST. ILS ACCUSENT LES POUVOIRS PUBLICS D’IMMOBILISME. REPORTAGE.
Prostitution : le ras-le-bol Des voitures qui s’arrêtent. Des portières qui claquent. Des cris, des éclats de voix, des soupirs, des pantalons que l’on remonte à la va-vite, des passes toutes les 5-10 minutes. Et au petit matin des préservatifs usagés, des mouchoirs en papier qui jonchent les trottoirs, les caniveaux, les descentes de parkings, les porches, quelques jardins privés. Aux Amidonniers, d’un bout à l’autre des allées de Brienne, de Barcelone, boulevard de la Marquette et dans les rues adjacentes, la PROSTITUTION a pris ses quartiers depuis 2001. Et depuis six ans, les riverains sont les témoins impuissants de ce supermarché du sexe qui se trame, toutes les nuits, sous leurs fenêtres.Exaspérés, les habitants sont également ulcérés par l’immobilisme des pouvoirs publics. Les mains courantes, les pétitions, les interventions pleuvent. Que ce soit auprès de leur maire de quartier (*), sur le bureau du maire de Toulouse, auprès de la police et de la préfecture. Les riverains s’organisent collectivement, avec le soutien de leur association de quartier Brienne-Bazacle-Amidonniers. « On est trop concernés. Ce n’est pas un mouvement xénophobe. Mais on ne peut pas laisser aux riverains la responsabilité de vivre ce que nous subissons. C’est devenu un territoire de non-droit », explique Sylvie Mégevand, présidente du comité de quartier.« Mardi soir, devant chez moi entre minuit et une heure du mat, j’ai assisté à sept passes. Elles font leurs prestations n’importe où, dans les voitures le long de chez nous, sous les réverbères. Parfois, on ne peut pas sortir de chez nous, ça se passe sous nos yeux. On est tellement gêné qu’on ne sait pas où se mettre », raconte Caroline.
suite :
La Dépêche du Midi
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Tags: France, Toulouse
mai 23rd, 2007 at 12:55 am
Suite de cet épisode ; Les élus organisent une réunion public avec les riverains : http://www.ladepeche.com/aff_art.asp?ref=200705220890
A quand les vrais solutions ?