Un gang de policiers véreux tombe près de Madrid A la télévision : “PROSTITUTION : LA FILIERE THAï” sur Planète
mai 14

INP & iprostitution.org 1. La légalisation /dépénalisation de la prostitution est un cadeau fait aux proxénètes, aux trafiquants et à l’industrie du sexe.

Faux. Quel avantage tirerait un trafiquant ou un proxénète dans un environnement où la prostituée est légale ? Le proxénète employeur serait obligé d’appliquer le code du travail ou serait un prestataire de service révocable, la prostituée choisirait son employeur et démissionnerait quand bon lui semble, la prostitution non éthique et au noir serait dénoncée par les autres prostituées, la profession aurait des conventions collectives, des normes de qualité (notamment pour interdire les « maisons d’abattage ») et des syndicats, les revenus seraient déclarés, la prostituée aurait les même droits que n’importe quel citoyen, employé ou client d’un prestataire, etc. Que viendrait faire un gangster là dedans ?

Est ce que cela favoriserait l’”industrie du sexe” ? Cela entraînerait sans doute une mutation, et l’”industrie” évoluerait certainement vers un artisanat composé d’une multitude de prostituées offrant des prestations du “producteur au consommateur”, la prostituée pourrait aussi développer le marché de la sécurité privée et de l’hôtellerie spécialisée, inversant ainsi le rôle du rapport proxénète-prostituée, le proxénète devenant un prestataire de service révocable, soumis à la concurrence.

2. La légalisation/dépénalisation de la prostitution et de l’industrie du sexe encourage la traite pour exploitation sexuelle.

Faux : La “traite pour l’exploitation sexuelle” est un esclavage ou un travail forcé que la loi réprouve. Par définition, dans un système légaliste, la “traite pour l’exploitation sexuelle” n’est pas tolérée. La police, la justice, les prud’homme, les inspecteurs du travail, les syndicats, les organismes professionnels, etc, sont là pour garantir le respect des règles.

3. La légalisation /dépénalisation de la prostitution ne permet pas de contrôler l’industrie du sexe, cela l’étend.

Faux : Justement, la loi est faite pour que les gens ne fassent pas n’importe quoi, et donc permettre un contrôle pour que toutes activités humaines respectent le droit de la personne. La loi n’est plus censée régir les moeurs des individus, mais les protéger. Est-ce que la légalisation de la prostitution va étendre l’ “industrie du sexe” ? Possible. Nous parions plus sur une mutation des comportements en général, les clients consommeront peut être moins de video porno et passeront peut être moins de temps dans les boites ou sur les sites de rencontre pour trouver des partenaires sexuelles.

4. La légalisation /dépénalisation de la prostitution augmente la prostitution clandestine, souterraine, illégale et celle sur la voie publique.

Faux. Aujourd’hui, 100% des prostituées sont dans l’illégalité. Elles n’ont pas le droit de “racoler” même passivement, elles ne peuvent pas louer (le loueur serait accusé de proxénétisme ou pourrait la virer pour le motif de prostitution), elles n’ont pas de statut professionnel leur permettant d’avoir des droits sociaux (ce qui les oblige d’une certaine manière à frauder en permanence le fisc, la sécurité sociale, etc.), elles ne peuvent justifier leurs revenus, ne peuvent acheter légalement des services externes (société de sécurité, création de site web), etc. Actuellement, la prostituée, même la plus honnête et sociable, est obligée de tremper dans la délinquance et la marginalité.

5. La légalisation de la prostitution et la dépénalisation de l’industrie du sexe accroît la prostitution des mineurs.

Faux. La prostitution est un chose, la pédophilie une autre chose, ça n’a aucun rapport. Ce n’est en tout cas pas en poussant les prostituées vers la clandestinité qu’on luttera contre la prostitution des mineurs et l’exploitation sexuelle en générale, bien au contraire.

6. La légalisation /dépénalisation de la prostitution ne protège pas les femmes qui sont dans ce milieu.

Faux. Une prostituée aura le soutien de la police et gendarmerie, de la justice, des syndicats, des prud’homme, des associations professionnelles, etc. De plus en offrant un cadre légale et une reconnaissance des prostituées, en tant que citoyennes à part entière, on peut aussi attendre un soutien général de la population.

7. La légalisation /dépénalisation de la prostitution accroît la demande de prostitution. Cela motive les hommes à acheter des femmes en vue de rapports sexuels dans un cadre social acceptable large et permissif.

Vrai, et alors ? Les hommes regarderont moins de porno, la frustration sexuelle masculine baissera, la drague lourde des hommes ne pensant qu’à coucher ne sera plus à la mode, la satisfaction sexuelles des timides, des moches et des handicapés sera réglée, l’éducation sexuelle des jeunes hommes sera assurée par des pro (et non par une femme-cobaye), la tentation pour le marivaudage des hommes sera contenue, etc. et les premières bénéficiaires de cette mutation des moeurs seront des femmes : les prostituées qui gagneront des sous, les femmes non prostituées qui n’auront plus affaire à des hommes frustrés sexuelement, les femmes vivants avec  un homme qui auront la garantie de ne pas se faire larguer pour une histoire de sexe, etc. D’un point de vu social, ethique, moral, etc., c’est tout benef’. 

8. La légalisation /dépénalisation de la prostitution ne favorise pas le bon état de santé des femmes.

Faux. Ce qui mine la santé des prostituées, c’est de rester dans la rue la nuit par tout temps dans des endroits souvent dangereux et se retrouver avec un client dans des lieux sans hygiène et isolées, comme cela est le cas actuellement. Les prostituées de plus sont exclues souvent des système d’assurance maladie.

9. La légalisation /dépénalisation de la prostitution n’augmente pas les possibilités de choix des femmes.

Faux. Aujourd’hui les prostituées n’ont d’autres choix que la clandestinité et la marginalité. Grace à la légalisation elles peuvent changer d’employeur et de prestataires comme elles le veulent. Elles acquièrent en plus une certaine stabilité sociale et sortent de la marginalité, ce qui favorise leur reconversion et leur intégration sociale. Et celles qui font le choix de la marginalité (favorables au système actuel) pouront toujours choisir cette voie là.

10. Les femmes qui sont dans le milieu de la prostitution ne souhaitent pas la légalisation ou la dépénalisation de l’industrie du sexe.

Faux. La très grande majorité des prostituées se plaignent du système français actuel.

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